Georges Rivollet (homme politique)

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Georges Rivollet
Biographie
Naissance
Décès
Nationalité
Activité

Georges Rivollet est un homme politique français, ancien ministre, né à Paris 10e le [1], mort en décembre 1974.

Biographie[modifier | modifier le code]

Durant la Première Guerre mondiale, il est engagé au 47e régiment d'infanterie. Simple soldat à l'origine, il est promu caporal puis sergent. Trois fois blessé, il est 3 fois cité et reçoit la médaille militaire. Ancien combattant de la Première Guerre mondiale, mutilé de guerre, Georges Rivollet entre à l'Union nationale des réformes et mutilés ( UNMR ) en 1918 - il devient le trésorier de cette association[2] - , à l'Office national des combattants en 1919, jusqu'en août 1940[3]. Président de la commission des revendications matérielles de la Confédération nationale des anciens combattants et victimes de guerre, il en devient le secrétaire général en 1929[4].

Il est nommé ministre des Pensions (c'est-à-dire ministre des Anciens combattants), dans les gouvernements de Gaston Doumergue et Pierre-Étienne Flandin, de février 1934 à mai 1935.

Le 2 septembre 1934, Georges Rivollet inaugure le monument du col d'Anozel (à Taintrux, Vosges) dédié à la mémoire d'Abraham Bloch[5], aumônier militaire et Grand Rabbin tué le 29 août 1914.

Sous l'Occupation, Georges Rivollet préside l'UNMR[6]. Partisan de la collaboration[7], il collabore à L'Œuvre et est l'un des 15 membres de la direction du Rassemblement national populaire, parti collaborationniste de gauche créé par l'ancien cadre de la SFIO Marcel Déat.

A la fin du mois d'octobre 1948, il se constitue prisonnier alors que la justice s'apprête à le juger par contumace. Il est libéré quelques semaines plus tard. Jugé en juillet 1950 par la Cour de justice de Paris, il plaide le double jeu: il se serait engagé pour rendre service à ses amis anciens combattants. Il est condamné à 5 ans de dégradation nationale[8].

Il est ensuite membre de l'Union des intellectuels indépendants, qui rassemble les épurés, et de l'Association pour défendre la mémoire du maréchal Pétain, dont il est le vice-président au début des années 1970.

Membre de la société historique la Sabretache, il a laissé une œuvre historique consacrée à la Révolution et l'Empire qui a obtenu le prix de l'Académie française : Les maréchaux d’Empire (1959), La Corse militaire (1961), Charles-Antoine Louis Morand, comte d’Empire (1964).

Œuvres[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]