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Georges Rivollet (homme politique)

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Georges Rivollet
Georges Rivollet dans Le Journal du 10 juillet 1934.
Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 86 ans)
MeudonVoir et modifier les données sur Wikidata
Nom de naissance
Georges Joseph RivolletVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activité
Autres informations
Parti politique
Distinction
Prix Amic ()Voir et modifier les données sur Wikidata

Georges Rivollet, né le à Paris 10e et mort le à Meudon (Hauts-de-Seine)[1], est une personnalité du monde des anciens combattants français et un homme politique français, ministre dans l'entre-deux-guerres.

Mémorial d'Abraham Bloch (Vosges)

Durant la Première Guerre mondiale, Georges Rivollet est engagé au 47e régiment d'infanterie. Mobilisé à l'âge de 26 ans, simple soldat à l'origine, il est promu caporal puis sergent. Trois fois blessé, il est trois fois cité et reçoit la médaille militaire en . Une fracture au crâne due à un éclat d'obus le laisse invalide de guerre à cette date[2],[3].

Il adhère en 1918 à l'Union nationale des réformés et mutilés (UNMR), fondée en [4], appartient dès 1918 à son conseil d'administration, devient le trésorier de cette association[5], ce qui lui permet de recevoir la croix de chevalier de la Légion d'honneur cette année-là[2]. Cet ancien représentant en dentelles est ensuite secrétaire adjoint puis secrétaire général de l'UNMR en 1924[6].

Il est aussi membre de l'Office national des combattants de 1919[3] à [7]. Président de la commission des revendications matérielles de la Confédération nationale des anciens combattants et victimes de guerre, il devient le secrétaire général de cette Confédération à partir de 1929, en remplacement d'Henri Rossignol (UNC), démissionnaire[8].

En , il est nommé ministre des Pensions (c'est-à-dire ministre des Anciens combattants), dans le gouvernement d'union nationale de Gaston Doumergue, constitué au lendemain de l'émeute du 6 février 1934. Il est le premier titulaire extraparlementaire à occuper cette fonction et c'est la première fois qu'une personnalité du monde combattant occupe ce poste[9]. Il le conserve dans le cabinet présidé par Pierre-Étienne Flandin jusqu'en .

Il est promu officier de la Légion d'honneur en 1937, au titre du ministère des Affaires étrangères, puis commandeur en 1940[2],[3].

Sous l'Occupation, Georges Rivollet préside l'UNMR[10]. Partisan de la collaboration franco-allemande[11], il collabore au quotidien de Marcel Déat L'Œuvre et est l'un des 15 membres de la direction du Rassemblement national populaire, parti collaborationniste créé et dirigé par Déat.

A la fin du mois d', il se constitue prisonnier alors que la justice s'apprête à le juger par contumace. Il est libéré quelques semaines plus tard. Jugé en par la Cour de justice de la Seine, il plaide le double jeu : il se serait engagé pour rendre service à ses amis anciens combattants. Il est condamné à 5 ans de dégradation nationale[12].

Il est ensuite membre actif du bureau de l'Union des intellectuels indépendants, qui lutta notamment pour faire voter les lois d'amnistie de 1951 pour les victimes de l'épuration, puis celles de 1968 pour les victimes de la répression contre les partisans de l'Algérie française, et de l'Association pour défendre la mémoire du maréchal Pétain, dont il est le vice-président au début des années 1970.

Membre de la société historique la Sabretache, il a laissé une œuvre historique consacrée à la Révolution et l'Empire qui a obtenu le prix Amic de l'Académie française en 1959 : Les maréchaux d’Empire (1959), La Corse militaire (1961), Charles-Antoine Louis Morand, comte d’Empire (1964).

  • Georges Rivollet, Nouvelle contribution à la défense des victimes de guerre , Paris, impr. R. Seguin, 1942, lire en ligne sur Gallica

Notes et références

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  1. Archives en ligne de Paris, 10e arrondissement, année 1888, acte de naissance no 5009, cote V4E 6307, vue 9/31, avec mention marginale de décès
  2. a b et c « Dossier de la Légion d'honneur de G. Rivollet dans la base Léonore »
  3. a b et c « "La remise de la rosette d'officier de la Légion d'honneur à Georges Rivollet" », Journal des mutilés, réformés et blessés de guerre,‎ (lire en ligne sur Gallica)
  4. Journal des mutilés, réformés et blessés de guerre, 22 décembre 1929, lire en ligne sur Gallica
  5. Journal des mutilés, réformés et blessés de guerre, 25 novembre 1922, lire en ligne sur Gallica
  6. Antoine Prost, Les Anciens Combattants et la société française (1914-1939), Tome I -Histoire, Paris, Presses de la FNSP, p. 103
  7. Le Journal, 20 août 1940, lire en ligne sur Gallica
  8. Journal des mutilés, réformés et blessés de guerre, 29 décembre 1929, lire en ligne sur Gallica,
    « "La remise de la rosette d'officier de la Légion d'honneur à Georges Rivollet" », Ibid.,‎ (lire en ligne sur Gallica)
  9. Le Journal, 10 février 1934,
    Le Jour, 18 février 1934,
    Le Matin, 25 mars 1934
  10. « Les journées d'information de l'UNMR », Le Matin,‎ (lire en ligne sur Gallica),
    Ibid., 12 juin 1944, lire en ligne sur Gallica
  11. « "Les anciens combattants et le problème franco-allemand" (Conférence au Cercle européen, lié au RNP) », Le Matin,‎ (lire en ligne sur Gallica)
  12. Le Monde, 7 juillet 1950, Ibid., 5 juillet 1950, Ibid., 4 juillet 1950

Liens externes

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