Franz Jägerstätter

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Franz Jägerstätter
Plakat Jaegerstaetter.JPG
Biographie
Naissance
Décès
Sépulture
St. Radegund (depuis le )Voir et modifier les données sur Wikidata
Nom de naissance
Franz HuberVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Domicile
St. Radegund (jusqu'au XXe siècle)Voir et modifier les données sur Wikidata
Activités
Autres informations
Religion
Ordre religieux
Vénéré par
Étape de canonisation
Membre de
Tiers-Ordre franciscain (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
Condamné pour
Désorganisation de l'armée (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
Gedenktafel Franz Jaegerstaetter.jpg
plaque commémorative

Franz Jägerstätter (parfois orthographié Jaegerstaetter), né le à St. Radegund, près de Salzbourg, et exécuté le à Berlin, est un objecteur de conscience autrichien. Victime du régime nazi, il est vénéré comme bienheureux et martyr par l'Église catholique.

Biographie[modifier | modifier le code]

En 1938, après que les troupes d'Hitler ont pénétré en Autriche, il est le seul de son village à voter contre l'Anschluss[1]. Il se rend à une brève période de formation militaire, mais n'adhère à aucune organisation politique et manifeste ouvertement son opposition au nazisme.

Jägerstätter, alors père de trois filles dont la plus âgée a six ans, est appelé au service actif en février 1943. Il refuse de combattre pour le Troisième Reich et, en conséquence, est emprisonné à Linz, puis à Berlin. Condamné à mort par un tribunal militaire, il est guillotiné le 9 août 1943 à la prison de Brandenbourg[2].

Béatification[modifier | modifier le code]

Après la Seconde Guerre mondiale, Franz Jägerstätter est largement oublié. Ce n'est qu'en 1964 que le sociologue américain Gordon Zahn (en) publie une biographie qui le fait connaître[3].

En juin 2007, le pape Benoît XVI a autorisé la Congrégation pour la cause des saints à publier un décret reconnaissant Jägerstätter comme martyr. Celui-ci a été béatifié à la cathédrale de Linz le , jour de la fête nationale autrichienne[4].

« Au fond, tous les chrétiens auraient dû refuser de servir. Ainsi, le régime serait devenu impuissant », affirme Mgr Walter Mixa, évêque allemand aux armées[1].

Filmographie[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Madeleine Banvillet, « Franz Jägerstätter, le courage d’un martyr autrichien face au nazisme », La Croix,‎ (lire en ligne)
  2. André Larané, « Une Vie cachée de Terrence Malick Un film de foi et d'amour », sur herodote.net, (consulté le 11 décembre 2019).
  3. Guillaume Desvignes, « Face au nazisme, les martyrs de l’ombre », sur fr.aleteia.org, (consulté le 11 décembre 2019).
  4. Le résistant autrichien Franz Jägerstätter béatifié, AFP, 26/10/2007, cité par Romandie news