Fosse n° 2 - 2 bis des mines de Lens

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Fosse no 2 - 2 bis des mines de Lens dite Grand Condé
Cette vue présente en arrière plan les deux puits de la fosse no 2 - 2 bis, avec à gauche le chevalement en béton armé du puits no 2, et à droite, le chevalement métallique du puits no 2 bis.
Cette vue présente en arrière plan les deux puits de la fosse no 2 - 2 bis, avec à gauche le chevalement en béton armé du puits no 2, et à droite, le chevalement métallique du puits no 2 bis.
Puits n° 2
Coordonnées 50,438164, 2,839164[BRGM 1]
Début du fonçage 1857 ou 1858
Mise en service 1859
Profondeur 226 mètres
Étages des accrochages 220 mètres
Arrêt années 1910 extraction
1972 (service et aérage)
Remblaiement ou serrement 1972
Puits n° 2 bis
Coordonnées 50,439564, 2,841756[BRGM 2]
Début du fonçage 1901 ou le
Mise en service
Profondeur 533 mètres
Arrêt 1960 extraction
1972 (service et aérage)
Remblaiement ou serrement 1973
Administration
Pays France
Région Hauts-de-France
Département Pas-de-Calais
Commune Lens
Caractéristiques
Compagnie Compagnie des mines de Lens
Groupe Groupe de Lens
Groupe de Lens-Liévin
Groupe de Lens-Liévin-Béthune
Unité de production UP de Lens
Ressources Houille
Concession Lens

Géolocalisation sur la carte : France

(Voir situation sur carte : France)
Fosse no 2 - 2 bis des mines de Lens dite Grand Condé

Géolocalisation sur la carte : Pas-de-Calais

(Voir situation sur carte : Pas-de-Calais)
Fosse no 2 - 2 bis des mines de Lens dite Grand Condé

La fosse no 2 - 2 bis dite Grand Condé de la Compagnie des mines de Lens est un ancien charbonnage du Bassin minier du Nord-Pas-de-Calais, situé à Lens. La fosse no 2 est commencée en 1857 ou 1858 et entre en exploitation en 1859. Des corons sont construits pour loger les mineurs. La fosse no 2 bis est commencée sur le carreau de la fosse no 2 en 1901 ou le , et entre en exploitation en . On parle ensuite de fosse no 2 - 2 bis. Une fosse d'aérage no 2 ter est entreprise sur un autre carreau situé à l'est-nord-est à Loison-sous-Lens. La fosse est détruite durant la Première Guerre mondiale. Elle est reconstruite suivant le style architectural des mines de Lens d'après-guerre. De nouvelles cités surtout constituées de corons sont construites.

La Compagnie des mines de Lens est nationalisée en 1946, et intègre le Groupe de Lens. En 1952, ce dernier fusionne avec le Groupe de Liévin pour former le Groupe de Lens-Liévin. De nouvelles cités sont bâties au nord de la fosse. La fosse no 8 - 8 bis est concentrée en 1958 sur la fosse no 2 - 2 bis. Cette dernière cesse d'extraire en 1960, lorsqu'elle est à son tour concentrée sur la fosse no 11 - 19. Elle assure ensuite le service et l'aérage. Le puits d'aérage no 2 ter est comblé en 1976, la fosse no 2 - 2 bis ferme en 1972, date à laquelle le puits no 2 est comblé, l'autre l'étant l'année suivante. Les chevalements sont détruits en 1976.

Au début du XXIe siècle, Charbonnages de France matérialise les têtes des puits nos 2 et 2 bis. Le carreau de fosse est une zone industrielle dont seul le logement du concierge subsiste comme vestige de la fosse. Les cités ont été rénovées.

La fosse[modifier | modifier le code]

Fonçage[modifier | modifier le code]

La fosse no 2, également nommée fosse du Grand Condé[C 1], est commencée en 1857[C 2],[SB 1] ou 1858[A 1] par la Compagnie des mines de Lens à Lens, à 1 040 mètres au nord-est du clocher de Lens et à 200 mètres au nord de la route de Lille[SB 1].

Un groupe de mineurs devant le puits no 2.

L'orifice du puits est situé à l'altitude de 42,47 mètres[JA 1],[SB 1]. Le niveau est passé sans difficultés au moyen de deux pompes de 41 centimètres de diamètre, marchant à raison de quatre à cinq coups par minute. La venue d'eau maximale a été de 2 000 hectolitres à l'heure. Le cuvelage en bois va de 11,40 à 104 mètres de profondeur. Le diamètre utile du puits est de 4,08 mètres[SB 1]. Le terrain houiller est atteint à la profondeur de 143[C 2] ou 144 mètres[JA 1].

Exploitation[modifier | modifier le code]

La fosse commence à extraire en 1859[SB 1],[C 2]. La houille tient de 25 à 30 % de matières volatiles[C 2].

Dans les années 1890, le puits no 2 est profond de 226,10 mètres. L'accrochage est situé à la profondeur de 220 mètres[SB 1].

La fosse no 2 bis est commencée en 1901[1] ou le [A 2] à 241 mètres au nord-est[note 1] du puits no 2. La fosse no 2 bis commence à extraire en [A 2]. La fosse d'aérage no 2 ter est entreprise sur un autre carreau situé à l'est-nord-est à Loison-sous-Lens[A 2], à 1 286 mètres du puits no 2 et 1 058 mètres du puits no 2 bis[note 1].

La fosse est détruite durant la Première Guerre mondiale[A 3]. Elle est reconstruite suivant le style architectural des mines de Lens d'après-guerre, le puits no 2 est équipé d'un chevalement en béton armé, le puits no 2 bis d'un chevalement métallique. Ainsi, le puits no 2 assure le service et l'aérage, tandis que le puits no 2 bis remonte la production.

La Compagnie des mines de Lens est nationalisée en 1946, et intègre le Groupe de Lens. En 1952, ce dernier fusionne avec le Groupe de Liévin pour former le Groupe de Lens-Liévin[B 1]. Le premier soutènement marchant du groupe est installé au fond de cette fosse en 1954. La fosse no 8 - 8 bis, sise à Vendin-le-Vieil[A 4] à 1 842 mètres au nord-nord-est[note 1], est concentrée en 1958 sur la fosse no 2 - 2 bis. Cette dernière cesse d'extraire en 1960, lorsqu'elle est à son tour concentrée sur la fosse no 11 - 19[B 1], sise à Loos-en-Gohelle[A 5] à 3 648 mètres à l'ouest[note 1]. Les puits nos 2 et 2 bis continuent d'assurer le service et l'aérage. Le puits d'aérage no 2 ter, ouvert sur un autre carreau, est remblayé en 1967, et son chevalement est détruit neuf ans plus tard[B 1].

La fosse no 2 - 2 bis cesse le service et l'aérage en 1972. Le puits no 2, profond de 226 mètres[A 1], est remblayé cette année-là, quant au puits no 2 bis, profond de 533 mètres[A 2], il est remblayé en 1973. Les chevalements sont détruits en 1976[B 1].

Reconversion[modifier | modifier le code]

Au début du XXIe siècle, Charbonnages de France matérialise les têtes des puits nos 2 et 2 bis. Le BRGM y effectue des inspections chaque année[2]. Le carreau de fosse est reconverti en zone industrielle. Il ne subsiste que la maison du garde[3].

Les cités[modifier | modifier le code]

De vastes cités ont été bâties à proximité de la fosse.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes
  1. a b c et d Les distances sont mesurées grâce à Google Earth. Dans le cas de puits, la distance est mesurée d'axe en axe, et arrondie à la dizaine de mètres la plus proche. Les têtes de puits matérialisées permettent de retrouver l'emplacement du puits sur une vue aérienne.
Références
Références aux fiches du BRGM
Références à Guy Dubois et Jean Marie Minot, Histoire des Mines du Nord et du Pas-de-Calais. Tome I,
Références à Guy Dubois et Jean Marie Minot, Histoire des Mines du Nord et du Pas-de-Calais. Tome II,
Références à Émile Vuillemin, Le Bassin Houiller du Pas-de-Calais. Tome I, Imprimerie L. Danel,
  1. Vuillemin 1880, p. 78
  2. a b c et d Vuillemin 1880, p. 104
Références à Jules Gosselet, Les assises crétaciques et tertiaires dans les fosses et les sondages du Nord de la France : Région de Douai, vol. I, Imprimerie nationale, Paris,
  1. a et b Gosselet 1904, p. 112
Références à Alfred Soubeiran, Études des gîtes minéraux de la France : Bassin houiller du Pas-de-Calais, sous-arrondissement minéralogique d'Arras, Imprimerie nationale, Paris,
  1. a b c d e et f Soubeiran 1895, p. 325

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Document utilisé pour la rédaction de l’article : document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.

  • Guy Dubois et Jean-Marie Minot, Histoire des Mines du Nord et du Pas-de-Calais : Des origines à 1939-45, t. I, , 176 p., p. 109, 112, 114-115, 121. 
  • Guy Dubois et Jean-Marie Minot, Histoire des Mines du Nord et du Pas-de-Calais : De 1946 à 1992, t. II, . 
  • Émile Vuillemin, Le Bassin Houiller du Pas-de-Calais. Tome I : Histoire de la recherche, de la découverte et de l'exploitation de la houille dans ce nouveau bassin, Imprimerie L. Danel, Lille, , 348 p. (lire en ligne), p. 78, 104. 
  • Jules Gosselet, Les assises crétaciques et tertiaires dans les fosses et les sondages du Nord de la France : Région de Douai, vol. I, Imprimerie nationale, Paris, , p. 112. 
  • Alfred Soubeiran, Études des gîtes minéraux de la France : Bassin houiller du Pas-de-Calais, sous-arrondissement minéralogique d'Arras, Imprimerie nationale, Paris, , p. 325.