Fosse n° 5 des mines de Meurchin

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Fosse no 5 des mines de Meurchin
La fosse no 5 après sa reconstruction par la Compagnie des mines de Lens.
La fosse no 5 après sa reconstruction par la Compagnie des mines de Lens.
Puits n° 5
Coordonnées 50,50955, 2,850553[BRGM 1]
Début du fonçage
Profondeur 398,50 mètres
Étages des accrochages 149, 214 et 376,50 mètres
Arrêt 1937 (extraction)
1963 (service et aérage)
Remblaiement ou serrement 1965
Administration
Pays France
Région Hauts-de-France
Département Pas-de-Calais
Commune Billy-Berclau
Caractéristiques
Compagnie Compagnie des mines de Meurchin
Compagnie des mines de Lens
Groupe Groupe de Lens
Groupe de Lens-Liévin-Béthune
Groupe de Lens-Liévin-Béthune
Ressources Houille
Concession Meurchin
Protection  Inscrit MH (2011)
Patrimoine mondial Patrimoine mondial (2012)[note 1]

Géolocalisation sur la carte : France

(Voir situation sur carte : France)
Fosse no 5 des mines de Meurchin

Géolocalisation sur la carte : Pas-de-Calais

(Voir situation sur carte : Pas-de-Calais)
Fosse no 5 des mines de Meurchin

La fosse no 5 de la Compagnie des mines de Meurchin est un ancien charbonnage du Bassin minier du Nord-Pas-de-Calais, situé à Billy-Berclau. Cette fosse est destinée à exploiter le nord-ouest de la concession de Meurchin, il s'agit en conséquence de la fosse la plus occidentale et la plus septentrionale de la Compagnie.

La Compagnie de Meurchin est rachetée par celle de Lens en 1920. Cette dernière assure la reconstruction de la fosse dans son propre style architectural. La fosse cesse d'extraire en 1937, mais assure encore le service et l'aérage pour la fosse no 3 - 4. La Compagnie des mines de Lens est nationalisée en 1946, et intègre le Groupe de Lens. La fosse cesse toute fonction en 1963, son puits est remblayé deux ans plus tard. Les installations sont conservées, et modifiée en conséquence pour y accueillir une entreprise de fabrication de plombs de chasse. La modification la plus visible réside dans le chevalement, qui est devenu une tour de fabrication de plombs de chasse.

Au début du XXIe siècle, Charbonnages de France matérialise la tête de puits no 5. Le site est occupé par un particulier qui en a fait son logement. Le chevalement et le bâtiment d'extraction sont inscrits aux monuments historiques depuis le 8 novembre 2011. La fosse no 5 a été inscrite le 30 juin 2012 sur la liste du patrimoine mondial de l'Unesco.

La fosse[modifier | modifier le code]

Alors que la Compagnie des mines de Meurchin n'a pas mis en chantier de nouvelles fosses depuis 1869, elle décide d'en ouvrir deux en 1904[A 1],[note 2], aux extrémités occidentales et orientales de sa concession[1]. La fosse no 6 est ouverte à Carvin[A 1].

Fonçage[modifier | modifier le code]

Le fonçage du puits no 5 débute le à Billy-Berclau, à 1 400 mètres au nord-ouest de la fosse no 3 - 4[note 3], et à 1 560 mètres au nord-nord-est de la fosse no 7 - 7 bis des mines de Lens[note 3]. Le puits no 5 est situé à l'altitude de 27,60 mètres[BRGM 1].

Exploitation[modifier | modifier le code]

Les accrochages sont établis à 149, 214 et 376,50 mètres[BRGM 1].

La Compagnie de Meurchin est rachetée par celle de Lens en 1920[A 1]. Cette dernière reconstruit la fosse dans son propre style architectural. La fosse no 5 cesse d'extraire en 1937, mais elle continue d'assurer le service et l'aérage pour la fosse no 3 - 4[2]. La Compagnie des mines de Lens est nationalisée en 1946, et intègre le Groupe de Lens.

Le puits, profond de 398,50 mètres[BRGM 1], est remblayé en 1965[B 1]. Les installations sont conservées, et les bâtiments ainsi que le chevalement son adaptés pour la fabrication de plombs de chasse entre 1966 et 1992[3].

Reconversion[modifier | modifier le code]

Au début du XXIe siècle, Charbonnages de France matérialise la tête de puits. Le BRGM y effectue des inspections chaque année[4]. Le site est la propriété d'un particulier qui en a fait son habitation. Le chevalement et le bâtiment d'extraction, en totalité, sont inscrits aux monuments historiques par arrêté du [5]. La fosse no 5 fait partie des 353 éléments répartis sur 109 sites qui ont été inscrits le 30 juin 2012 sur la liste patrimoine mondial de l'Unesco. Elle constitue le site no 58[6].

Plusieurs promoteurs étudies une requalification du site en logements au cours des années 2010. En mars 2018, aucun n'a abouti, principalement pour des raisons financières[3].

Les cités[modifier | modifier le code]

Des cités ont été bâties à proximité de la fosse par la Compagnie de Meurchin. Il s'agit de quelques habitations le long de la route d'accès à la fosse, sur le territoire de Billy-Berclau, et, d'autre part, de deux corons et de six maisons de quatre habitations à Douvrin, plus à l'ouest de la fosse.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes
  1. L'inscription aux monuments historiques concerne le chevalement et son bâtiment d'extraction tandis que l'inscription sur la liste du patrimoine mondial de l'Unesco concerne la fosse no 5.
  2. Selon les sources, la fosse no 6 des mines de Carvin aurait été commencée en 1904 ou en 1905.
  3. a et b Les distances sont mesurées grâce à Google Earth. Dans le cas de puits, la distance est mesurée d'axe en axe, et arrondie à la dizaine de mètres la plus proche. Les têtes de puits matérialisées permettent de retrouver l'emplacement du puits sur une vue aérienne.
Références
Références aux fiches du BRGM
Références à Guy Dubois et Jean Marie Minot, Histoire des Mines du Nord et du Pas-de-Calais. Tome I,
  1. a b et c Dubois et Minot 1991, p. 107
Références à Guy Dubois et Jean Marie Minot, Histoire des Mines du Nord et du Pas-de-Calais. Tome II,

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Document utilisé pour la rédaction de l’article : document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.

  • Guy Dubois et Jean-Marie Minot, Histoire des Mines du Nord et du Pas-de-Calais : Des origines à 1939-45, t. I, , 176 p., p. 107. 
  • Guy Dubois et Jean-Marie Minot, Histoire des Mines du Nord et du Pas-de-Calais : De 1946 à 1992, t. II, .