Fosse n° 15 - 15 bis des mines de Lens

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche

Fosse no 15 - 15 bis des mines de Lens dite Saint-Maurice ou Maurice Tilloy
La fosse no 15 - 15 bis reconstruite après la guerre.
La fosse no 15 - 15 bis reconstruite après la guerre.
Puits n° 15
Coordonnées 50,456647, 2,796381[BRGM 1]
Début du fonçage
Mise en service
Profondeur 297 mètres
Arrêt (extraction)
1962 (service et aérage)
Remblaiement ou serrement 1962
Puits n° 15 bis
Coordonnées 50,456508, 2,796097[BRGM 2]
Début du fonçage 1905 ou le
Profondeur 527 mètres
Arrêt 1er octobre 1937 (extraction)
1972 (aérage)
Remblaiement ou serrement 1972
Administration
Pays France
Région Hauts-de-France
Département Pas-de-Calais
Commune Loos-en-Gohelle
Caractéristiques
Compagnie Compagnie des mines de Lens
Groupe Groupe de Lens
Groupe de Lens-Liévin
Groupe de Lens-Liévin-Béthune
Unité de production UP de Lens
Ressources Houille
Concession Lens

Géolocalisation sur la carte : France

(Voir situation sur carte : France)
Fosse no 15 - 15 bis des mines de Lens dite Saint-Maurice ou Maurice Tilloy

Géolocalisation sur la carte : Pas-de-Calais

(Voir situation sur carte : Pas-de-Calais)
Fosse no 15 - 15 bis des mines de Lens dite Saint-Maurice ou Maurice Tilloy

La fosse no 15 - 15 bis dite Saint-Maurice ou Maurice Tilloy de la Compagnie des mines de Lens est un ancien charbonnage du Bassin minier du Nord-Pas-de-Calais, situé à Loos-en-Gohelle. Les travaux commencent le pour le premier puits, et en 1905 ou le pour le puits no 15 bis, destiné à l'aérage. La fosse commence à extraire en fin d'année 1907. Ses deux chevalements jumeaux, hauts de 75 mètres, sont uniques dans le bassin minier. Des cités sont bâties près de la fosse. Les terrils nos 78 et 78A sont édifiés au sud du carreau de fosse, le second est un cavalier minier situé au nord de la fosse no 12. La fosse no 15 - 15 bis est détruite durant la Première Guerre mondiale. Elle est reconstruite dans le style architectural des mines de Lens d'après-guerre. Elle est rattachée le à la fosse no 12, et cesse d'extraire, mais continue d'assurer le service et l'aérage.

La Compagnie des mines de Lens est nationalisée en 1946, et intègre le Groupe de Lens. En 1952, ce dernier fusionne avec le Groupe de Liévin pour former le Groupe de Lens-Liévin. Le puits no 15 est comblé en 1962, le puits no 15 bis ne l'est que dix ans plus tard, il a entretemps servi à l'entrée d'air pour la fosse no 12 puis pour la fosse no 11 - 19. Les installations de surface, dont les chevalements, sont détruits en 1976. Le terril plat no 78 est exploité.

Toutes les cités sont détruites. Au début du XXIe siècle, Charbonnages de France matérialise les têtes des puits nos 15 et 15 bis. Les terrils sont des espaces verts.

La fosse[modifier | modifier le code]

La fosse no 15 - 15 bis et son chevalement haut de 75 mètres avant la Première Guerre mondiale.

Fonçage[modifier | modifier le code]

La fosse no 15 est commencée en 1907 à une centaine de mètres de la mairie de Loos-en-Gohelle, en plein cœur de la commune[A 1]. Le fonçage du puits d'extraction no 15 est commencé le 27 novembre[A 1]. Le fonçage du puits no 15 bis, destiné à l'aérage, commence en 1905[1] ou le 23 octobre 1907, à 25 mètres au sud-ouest[note 1].

Les deux puits sont foncés par le procédé de congélation, au diamètre utile de 4,80 mètres. Ils sont cuvelés de leur orifice jusqu'à 82 mètres[BRGM 1],[BRGM 2].

La fosse est baptisée Saint-Maurice en l'honneur de Maurice Tilloy[A 1].

Exploitation[modifier | modifier le code]

La fosse no 15 commence à extraire le , alors qu'est commencé le puits d'aérage. Elle est équipée de deux chevalements jumeaux, hauts de 75 mètres, et uniques dans le bassin minier[A 1].

La fosse est détruite durant la Première Guerre mondiale[2],[A 2]. Elle est reconstruite dans le style architectural des mines de Lens d'après-guerre[3]. Les deux chevalements jumeaux n'auront existé qu'une dizaine d'années, la fosse est désormais d'une architecture similaire aux autres. La fosse no 15 - 15 bis cesse d'extraire le , date à laquelle elle est rattachée à la fosse no 12[A 1], sise dans la même commune[A 3], à 1 305 mètres au sud-sud-est[note 1]. Les fosses nos 14 et 14 bis le sont l'année suivante[A 1].

La Compagnie des mines de Lens est nationalisée en 1946, et intègre le Groupe de Lens. En 1952, ce dernier fusionne avec le Groupe de Liévin pour former le Groupe de Lens-Liévin[B 1]. Le puits no 15, profond de 297 mètres, est comblé en 1962. Le puits no 15 bis quant à lui assure l'entrée d'air de la fosse no 15, puis de la fosse no 11 - 19 jusqu'en 1972[B 1]. Cette dernière est également sise à Loos-en-Gohelle[A 3], à 1 589 mètres au sud-sud-ouest[note 1]. Le puits no 15 bis, profond de 527 mètres, est alors remblayé. Les installations de surface sont détruites en 1976[B 1].

Reconversion[modifier | modifier le code]

Au début du XXIe siècle, Charbonnages de France matérialise les têtes des puits nos 15 et 15 bis. Le BRGM y effectue des inspections chaque année[4]. Il ne reste rien de la fosse[5].

Les terrils[modifier | modifier le code]

Deux terrils résultent de l'exploitation de la fosse[6].

Terril no 78, 15 de Lens[modifier | modifier le code]

Le terril 15 de Lens.
Le terril cavalier du 15 de Lens.
50° 27′ 11″ N, 2° 48′ 03″ E

Le terril no 78, situé à Loos-en-Gohelle, est le terril plat de la fosse no 15 - 15 bis des mines de Lens. Initialement haut de quatorze mètres, il a été exploité, il n'en subsiste que la base[7].

Terril no 78A, Cavalier du 15 de Lens[modifier | modifier le code]

50° 26′ 56″ N, 2° 48′ 18″ E

Le terril no 78A, situé à Loos-en-Gohelle, est le terril cavalier à partir duquel naît l'embranchement vers la fosse no 15 - 15 bis des mines de Lens. Dans les faits, il est situé juste au nord de la fosse no 12. Il est entièrement boisé[8].

Les cités[modifier | modifier le code]

Des cités ont été bâties à proximité de la fosse, mais elles ont toutes été détruites.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes
  1. a b et c Les distances sont mesurées grâce à Google Earth. Dans le cas de puits, la distance est mesurée d'axe en axe, et arrondie à la dizaine de mètres la plus proche. Les têtes de puits matérialisées permettent de retrouver l'emplacement du puits sur une vue aérienne.
Références
Références aux fiches du BRGM
Références à Guy Dubois et Jean Marie Minot, Histoire des Mines du Nord et du Pas-de-Calais. Tome I,
  1. a b c d e et f Dubois et Minot 1991, p. 118
  2. Dubois et Minot 1991, p. 121
  3. a et b Dubois et Minot 1991, p. 114
Références à Guy Dubois et Jean Marie Minot, Histoire des Mines du Nord et du Pas-de-Calais. Tome II,

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Document utilisé pour la rédaction de l’article : document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.

  • Guy Dubois et Jean-Marie Minot, Histoire des Mines du Nord et du Pas-de-Calais : Des origines à 1939-45, t. I, , 176 p., p. 114, 118, 121. 
  • Guy Dubois et Jean-Marie Minot, Histoire des Mines du Nord et du Pas-de-Calais : De 1946 à 1992, t. II, .