Fosse n° 14 bis des mines de Lens

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Fosse no 14 bis des mines de Lens dite Saint-Ernest ou Ernest Cuvelette
La fosse no 14 bis vers 1960.
La fosse no 14 bis vers 1960.
Puits n° 14 bis
Coordonnées 50,462732, 2,81366[BRGM 1]
Début du fonçage 1906
Profondeur 218 mètres
Arrêt 1962 (aérage)
Remblaiement ou serrement 1962
Administration
Pays France
Région Hauts-de-France
Département Pas-de-Calais
Commune Loos-en-Gohelle
Caractéristiques
Compagnie Compagnie des mines de Lens
Groupe Groupe de Lens
Groupe de Lens-Liévin
Ressources Houille
Concession Lens

Géolocalisation sur la carte : France

(Voir situation sur carte : France)
Fosse no 14 bis des mines de Lens dite Saint-Ernest ou Ernest Cuvelette

Géolocalisation sur la carte : Pas-de-Calais

(Voir situation sur carte : Pas-de-Calais)
Fosse no 14 bis des mines de Lens dite Saint-Ernest ou Ernest Cuvelette

La fosse no 14 bis dite Saint-Ernest ou Ernest Cuvelette de la Compagnie des mines de Lens est un ancien charbonnage du Bassin minier du Nord-Pas-de-Calais, situé à Loos-en-Gohelle. Les travaux du puits d'aérage no 14 bis commencent en 1906, et sont menés de pair avec ceux de la fosse no 14. La fosse est détruite pendant la Première Guerre mondiale. Elle est reconstruite suivant le style architectural d'après guerre des mines de Lens. Lorsque la fosse no 14 cesse d'extraire et est rattachée à la fosse no 12, la fosse no 14 bis l'est également.

La Compagnie des mines de Lens est nationalisée en 1946, et intègre le Groupe de Lens. En 1952, ce dernier fusionne avec le Groupe de Liévin pour former le Groupe de Lens-Liévin. La fosse no 14 cesse d'aérer en 1962, date à laquelle le puits est remblayé. Les installations sont conservées.

Au début du XXIe siècle, Charbonnages de France matérialise la tête de puits no 14 bis. Le chevalement est démonté en 2002. Un sondage de décompression est entrepris en 2005. À l'exception du chevalement, la fosse est intacte, et occupée par une entreprise.

La fosse[modifier | modifier le code]

Fonçage[modifier | modifier le code]

La fosse d'aérage no 14 bis est entreprise par la Compagnie des mines de Lens à Loos-en-Gohelle à partir de 1906[A 1]. Ses travaux sont menés de pair avec ceux de la fosse no 14[A 1], sise à Lens[A 2], à 1 785 mètres au sud-sud-est[note 1], le long de la même route. La fosse no 14 bis est également située à 1 863 mètres au sud-sud-est[note 1] de la fosse d'aérage no 13 bis, sise à Bénifontaine[A 2], et à 1 400 mètres au nord-est[note 1] de la fosse no 15 - 15 bis, sise à Loos-en-Gohelle[A 1].

La fosse no 14 bis vers 1910.

La fosse est baptisée Saint-Ernest en l'honneur d'Ernest Cuvelette[A 1].

Exploitation[modifier | modifier le code]

La fosse no 14 bis assure l'aérage de la fosse no 14[A 1]. Elle est détruite pendant la Première Guerre mondiale[A 3], et reconstruite dans le style architectural des mines de Lens de l'après-guerre. La fosse no 14 cesse d'extraire en 1938, date à laquelle il est rattaché sur la fosse no 12 avec son puits d'aérage[A 1].

La Compagnie des mines de Lens est nationalisée en 1946, et intègre le Groupe de Lens. En 1952, ce dernier fusionne avec le Groupe de Liévin pour former le Groupe de Lens-Liévin[B 1]. Le puits no 14 bis cesse d'aérer en 1962, date à laquelle son puits, profond de 218 mètres, est remblayé. Les installations sont conservées[B 1].

Reconversion[modifier | modifier le code]

Au début du XXIe siècle, Charbonnages de France matérialise la tête de puits. Le BRGM y effectue des inspections chaque année[1]. Un sondage de décompression est entrepris, à 62 mètres au sud-est[note 1] du puits no 14 bis, du 8 mars au 27 avril 2005. Son diamètre est de neuf centimètres, et il a atteint la profondeur de 250 mètres[BRGM 2],[note 2]. Hormis le chevalement qui a été démonté en 2002, il subsiste toutes les installations de la fosse no 14 bis[2], dont les locaux sont occupés par une entreprise.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes
  1. a b c et d Les distances sont mesurées grâce à Google Earth. Dans le cas de puits, la distance est mesurée d'axe en axe, et arrondie à la dizaine de mètres la plus proche. Les têtes de puits matérialisées permettent de retrouver l'emplacement du puits sur une vue aérienne.
  2. Le sondage de décompression S54 est géolocalisé 50° 27′ 45″ N, 2° 48′ 52″ E.
Références
Références aux fiches du BRGM
Références à Guy Dubois et Jean Marie Minot, Histoire des Mines du Nord et du Pas-de-Calais. Tome I,
  1. a b c d e et f Dubois et Minot 1991, p. 118
  2. a et b Dubois et Minot 1991, p. 117
  3. Dubois et Minot 1991, p. 121
Références à Guy Dubois et Jean Marie Minot, Histoire des Mines du Nord et du Pas-de-Calais. Tome II,

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Document utilisé pour la rédaction de l’article : document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.

  • Guy Dubois et Jean-Marie Minot, Histoire des Mines du Nord et du Pas-de-Calais : Des origines à 1939-45, t. I, , 176 p., p. 117-118, 121. 
  • Guy Dubois et Jean-Marie Minot, Histoire des Mines du Nord et du Pas-de-Calais : De 1946 à 1992, t. II, .