Betty Friedan

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Betty Friedan
Betty Friedan 1960.jpg
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Œuvres principales
La Femme mystifiée, The Second Stage (d), The Fountain of Age (d)Voir et modifier les données sur Wikidata

Betty Naomi Goldstein Friedan, née le à Peoria (Illinois) et morte le à Washington D.C., est une féministe, journaliste[1] et écrivaine américaine.

Biographie[modifier | modifier le code]

Betty Naomi Friedan est la fille de Miriam Horwitz Goldstein et d'Harry Goldstein, un immigré russe juif. Elle a épousé en 1947 le producteur de théâtre Carl Friedan et a élevé leurs trois enfants, avant de divorcer en 1969[2].

Elle obtient un diplôme de psychologie en 1948 à l'université Smith College. Elle enseigne pendant un an à l'université de Berkeley. En 1943, elle s'installe a New York où elle occupe différents postes jusqu'en 1947. Après son mariage en 1947, elle devient femme au foyer en même temps elle écrit des articles jusqu'en 1957. De 1943 à 1946 elle écrit pour Federated Press, ensuite jusqu'en 1952 elle écrit pour United Electrical Worker's UE News[3]. Elle tombe enceinte en 1952 et est renvoyée. Elle devient alors indépendante en tant que rédactrice pour différents magazines. En 1957, lors de la quinzième réunion de son université Smith College, elle décide de faire circuler des questionnaires concernant la vie et la satisfaction de leur quotidien de ses ex-camarades féminines. C'est à partir de ce moment qu'elle commence à réellement s'intéresser à la souffrance des femmes au foyer. Elle publie alors des articles sur les femmes aux foyer qu'elle appelle « The Problem that has no name » (en français « Le problème qui n'a pas de nom »). De nombreuses femmes lui répondent et sont en accord avec elle, ce qui lui permet de voir qu'elle n'est pas la seule à subir ce problème[4].

Elle est l'une des fondatrices du mouvement féministe moderne aux États-Unis qui, à partir des années 1960, succéda au premier mouvement féministe américain (1850-1920). Ce mouvement s'inscrivait notamment en réaction à une période de retour aux valeurs familiales de la femme au foyer et de l'épouse modèle consécutive à la Seconde Guerre mondiale malgré les conquêtes féministes des années 1920 et 1930[5].

La Femme mystifiée (The Feminine Mystique)[modifier | modifier le code]

Au vu du petit succès que ses articles reçoivent, elle décide d'en faire un livre, The Feminine Mystique, qu'elle publie en 1963, sur la frustration des femmes modernes. Cet essai marque le lancement d'un mouvement visant à réévaluer le rôle des femmes dans la société américaine[6]. Il a été traduit en français par l'ancienne ministre des droits de la Femme (1981-1986) Yvette Roudy.

National Organization for Women[modifier | modifier le code]

À la suite du succès de ce livre, Betty Friedan a été incitée à fonder un mouvement féministe inspiré du modèle de la National Association for the Advancement of Colored People (NAACP), une association de lutte contre la ségrégation et les discriminations raciales, dont l'action était principalement politique et juridique. Ce sera la National Organization for Women (NOW, ce qui signifie aussi « Maintenant »), l'Organisation nationale pour les femmes, qui jouera un rôle primordial sur la scène politique et culturelle américaine durant les années 1960 et 1970[2].

Tout au long de son action, Betty Friedan a prôné un féminisme modéré, visant une plus grande égalité des sexes et des droits accrus pour les femmes, sans pour autant se positionner en opposition aux hommes[1]; c'est pourquoi NOW est la National Organization for Women (Organisation pour les femmes, et non pas des femmes). Cette modération dans ses choix n'enlevait pas pour autant à Betty Friedan un caractère déterminé et un goût pour les formules provocantes, source de conflits réguliers au sein de NOW ou avec d'autres associations féministes plus radicales[2].

Elle démissionne de la NOW, divorce et cofonde en 1969 l'association NARAL Pro-Choice America[7].

Betty Friedan faisait partie de la classe moyenne américaine et avait reçu une éducation universitaire. On a pu parfois lui reprocher de ne pas avoir assez pris en compte les femmes des classes ouvrières, et de promouvoir un modèle féminin en décalage avec les attentes de ces dernières[8].

Betty Friedan est décédée d'une crise cardiaque le , jour de son 85e anniversaire.

Hommage[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b https://www.nwhm.org/education-resources/biography/biographies/betty-friedan/
  2. a b et c http://jwa.org/encyclopedia/article/friedan-betty
  3. Margaret Henderson, « Betty Friedan (1921–2006) », Australian Feminist Studies, vol. 22, no 53,‎ , p. 163–166 (ISSN 0816-4649, DOI 10.1080/08164640701361725, lire en ligne, consulté le 4 décembre 2019)
  4. « Betty Friedan », sur Biography.com, (consulté le 6 décembre 2019)
  5. Mona Chollet, Beauté fatale. Les nouveaux visages de l'aliénation féminine, La Découverte, 2012, p. 17.
  6. Laetitia Biscarrat, « L’analyse des médias au prisme du genre : formation d’une épistémè », Revue française des sciences de l'information et de la communication, no 3, 2013, mis en ligne le 30 juillet 2013, consulté le 12 janvier 2016. lire en ligne
  7. (en) History com Editors, « Betty Friedan », sur HISTORY (consulté le 4 décembre 2019)
  8. http://www.babelio.com/auteur/Betty-Friedan/64198

Liens externes[modifier | modifier le code]