Emmanuelle de Boysson

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Emmanuelle de Boysson
Description de cette image, également commentée ci-après

Emmanuelle de Boysson à la foire du livre 2010 de Brive la Gaillarde

Nom de naissance Emmanuelle Monnier
Naissance
Paris
Activité principale
écrivain, critique littéraire
Auteur
Genres
roman, essai

Emmanuelle de Boysson, née Emmanuelle Monnier en 1955 à Paris, est une romancière, critique littéraire et essayiste française.

Biographie[modifier | modifier le code]

Origines et formation[modifier | modifier le code]

Article connexe : famille de Boysson.

Fille de Michelle Izard et de Gilbert Monnier, sœur de la chorégraphe Mathilde Monnier, elle est la petite-fille de l'avocat Georges Izard de l'Académie française et de Catherine Daniélou, la petite-nièce du cardinal Jean Daniélou et de l'hindouïste Alain Daniélou, la nièce du producteur de télévision Christophe Izard.

Elle passe son enfance au Maroc, à Mohammédia, son adolescence à Mulhouse. Après une terminale et hyppokhâgne à Sainte-Marie de Neuilly, collège fondé par son arrière grand-mère, Madeleine Daniélou, elle fait l'AP de Sciences Po et obtient sa licence de lettres modernes à Nanterre.

De son mariage avec Hervé de Boysson, elle a trois enfants : Sophie, Nicolas et Olivier[1].

Carrière professionnelle[modifier | modifier le code]

Emmanuelle de Boysson suit des cours de théâtre chez Véra Greg et à l'Actors Studio, joue dans Courteline en liberté au Tintamare, dans une pièce d'Alfred Sauvy.[réf. nécessaire]

Parallèlement et pendant quinze ans[2], elle est formatrice en relations humaines en free lance au sein de l'association Retravailler d’Évelyne Sullerot[3] auprès de demandeurs d'emploi, de cadres et à l'Aérospatiale des Mureaux.

En novembre 1993, elle adapte pour le théâtre Le Rouge et le noir de Stendhal. La pièce est jouée au Lucernaire, mise en scène par Virgil Tanase[4]. Elle y interprète le rôle de madame de Rénal aux côtés de Julie Debazac[5].

Elle est ensuite journaliste à partir de 2000 : à L'Express, VSD[2], Femmes, Paris Match, Marie Claire[2] (durant douze ans), Service littéraire, BSC news, Le salon littéraire et Fémi9.

Aujourd'hui, en 2016, elle est critique littéraire à Version Fémina.

Membre de jurys[modifier | modifier le code]

Emmanuelle de Boysson est présidente du prix de la Closerie des Lilas[Note 1], prix qui a pour vocation de soutenir la littérature féminine, remis au printemps à une romancière par un jury à la fois tournant et permanent. Elle a fondé le Prix de La Closerie des Lilas avec Carole Chrétiennot, Jessica Neslson, Tatiana de Rosnay et Stéphanie Janicot. Les anciennes invitées du jury font partie de l'Académie de La Closerie des lilas qui se réunit tous les ans pour élire la femme de l'année. Emmanuelle est membre du comité de sélection du festival des créations télévisuelles de Luchon[6], du jury du prix Geneviève Moll de la biographie[7], du jury du prix « L'Île aux livres/La petite cour » remis au salon du livre de l’île de Ré[8], du jury du Prix Simone Veil, du jury du prix du roman de l'été de La Messardière et du jury du Prix "Sofitel Casa" remis à une auteure marocaine lors de la journée de la femme, en mars.

Œuvres[modifier | modifier le code]

Trilogie familiale[modifier | modifier le code]

Biographie[modifier | modifier le code]

Essais et romans[modifier | modifier le code]

Après plusieurs essais, Emmanuelle de Boysson se consacre à l'écriture de romans où elle explore les méandres de la psychologie des femmes, leurs obsessions, leurs secrets, leur quête de liberté. Satire d'un milieu qu'elle connaît bien, Les grandes bourgeoises a été un succès en librairie.

Peinture de mœurs contemporaines

Romans historiques : Le temps des femmes

Essais littéraires

  • Stendhal se démasque, Duetto, éd. Nouvelles Lectures, 2016.
  • Balzac amoureux, éd. Rabelais, mai 2016.

Romans

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. L'idée de créer un prix de femmes est née en 2005 d'une boutade entre Emmanuelle et son amie, Jessica Nelson. Avec Tatiana de Rosnay et Nathalie Rheims, elles proposent à Psychologie Magazine de les soutenir. Mais, très vite, elles reprennent leur indépendance, contactent d'autres romancières journalistes, se retrouvent au Canton, rue Gozlin. Leur petite bande s'appelle alors le Virginia's club, en hommage au groupe de Bloomsbury. La rencontre avec Carole Chrétiennot, fille des propriétaires du La Closerie des Lilas et du Café de Flore, est un véritable coup de cœur. Le prix de La Closerie des Lilas est fondé et remis pour la première fois en 2007. Le jury (formé d'invitées et d'un noyau permanent d'organisatrices) couronne un roman écrit par une femme, en langue française et publié à la rentrée de janvier. Il a pour vocation de promouvoir la littérature des femmes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Who's Who in France, édition 2008, p. 393.
  2. a, b et c « Emmanuelle de Boysson », sur le site Babelio (consulté le 18 janvier 2014).
  3. « Historique et identité », sur le site de l'association « Retravailler » (consulté le 18 janvier 2014).
  4. « Le Rouge et le noir », sur le site du Centre national du théâtre (consulté le 18 janvier 2014).
  5. « Julie Debazac - Fiche artiste », sur la plateforme des agences artistiques (consulté le 18 janvier 2014).
  6. « Jury & Comité de sélection », sur le site du festival des créations télévisuelles de Luchon (consulté le 18 janvier 2014).
  7. « Le jury a délibéré », sur le site du quotidien Paris Normandie,‎ (consulté le 18 janvier 2014).
  8. « Prix Île aux Livres/La petite cour », sur le site du salon du livre de l’île de Ré (consulté le 18 janvier 2014).