Edmond Leenhardt

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Edmond Leenhardt
Biographie
Naissance
Décès
(à 79 ans)
MontpellierVoir et modifier les données sur Wikidata
Sépulture
Nationalité
Française
Formation
Activité
Architecte
Fratrie
Étienne Leenhardt (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Parentèle
Autres informations
Membre de
Société d'histoire et d'archéologie de Nîmes et du Gard (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Distinction
Grab Edmond Leenhardt.jpg
Vue de la sépulture.

Edmond Leenhardt, né le à Montpellier et mort le dans la même ville, est un architecte français, qui œuvra significativement à Montpellier.

Biographie[modifier | modifier le code]

Vie privée[modifier | modifier le code]

D'une famille de négociants et banquiers, fils de René Leenhardt (1835-1915), médecin, et de Florence Doxat, il est issu d'une famille de notables protestants de Montpellier, d'origine allemande.

En 1899, il épouse Pauline Tissié, fille du banquier banquier Alphonse Tissié et d'Hélène Nairac de Ferrières. Il est le beau-père de Charles Westphal.

Tombe au cimetière protestant

Il meurt à Montpellier le et est inhumé au cimetière protestant de Montpellier[1].

Formation[modifier | modifier le code]

Il suit des études d'architecture à l’École des beaux-arts de Paris, dont il sort en 1898 titulaire du diplôme d'architecte du gouvernement (ADG)[2].

Il revient alors à Montpellier où il enseigne pendant trois ans à l'École des beaux-arts.

Réalisations[modifier | modifier le code]

Institut Bouisson-Bertrand à Montpellier

Reconnu par la bourgeoisie protestante montpelliéraine dont il fait partie, il réalise de nombreuses villas et hôtels particuliers, notamment avenue de Lodève[3] et avenue d'Assas. Il est également l'auteur à Montpellier de bâtiments à usage public, comme la clinique Beau Soleil (plus ancienne clinique mutualiste de France, créée par Charles Warnery), le Collège des Écossais, l'hôtel des Postes et Télégraphes, l'institut de recherche Bouisson-Bertrand rue de l'Ecole de Médecine[4], de nombreuses caves coopératives[5] de l'Hérault, ainsi que des HBM, ancêtres des HLM.

En 1900, il cosigne la façade du Petit Palais à Paris.

Edmond Leenhardt a construit au moins une quarantaine de villas, ainsi que des immeubles à Montpellier[6]. Parmi ses réalisations, peuvent être cités :

  • Le domaine de Fontfroide, route de Ganges.
  • Le domaine de Piedmarche, route de Ganges.
  • Les habitations à bon marché de la rue Yvan et du boulevard Renouvier.
  • Villa des Chardons, avenue de Lodève, pour l'ingénieur Édouard de Labouchère, apparentée au style Art nouveau. Elle appartient aujourd'hui à l'Académie de Montpellier.
  • Villa Dôme Marguerite, 31 avenue de Castelnau, pour l'industriel Jean Chevallier.
  • Villa Harmonie, 72 avenue de Lodève, pour la cantatrice Emma Calvé.
  • Villa Kuger, avenue de Lodève.
  • Villa de l'Octroi, avenue de Lodève.
  • Villa Gros, avenue de Lodève.

En 1907, il construit un hôtel près du mont Aigoual, sur la commune de Valleraugue, à 1 370 m d'altitude, qui fonctionnera jusqu'en 1914. Il est aujourd'hui détruit.

En 1910, à la demande la Caisse d'épargne, ce sont les bains-douches du Vigan.

Devenu architecte des Postes et Télégraphes en 1923, il construit et entretient plusieurs hôtels, dont ceux de Montpellier et de Rodez en 1936[7].

Il est membre à la Société d'histoire et d'archéologie de Nîmes et du Gard[8].

Références[modifier | modifier le code]

  1. Brigitte Exchaquet-Monnier, « Edmond Leenhardt », dans Patrick Cabanel et André Encrevé, Dictionnaire biographique des protestants français de 1787 à nos jours, t. 3 H-L, Paris, Les Éditions de Paris / Max Chaleil, (ISBN 9782846213332), p. 708-709.
  2. CAUE Languedoc-Roussillon, Edmond Leenhardt, architecte montpelliérain, , 21 p. (lire en ligne)
  3. « L’esprit des Leenhardt plane encore sur la ville », sur www.midilibre.fr (consulté le )
  4. « Architecte : Edmond Leenhardt », sur www.pss-archi.eu (consulté le )
  5. « AGROPOLIS-MUSEUM - Savoirs partagés - Les caves coopératives de l'Harault - Un patrimoine exemplaire par Thierry Lochard (Inv. général Languedoc-Roussillon) », sur www.museum.agropolis.fr (consulté le )
  6. « La griffe de l'architecte », Montpellier Notre Ville, numéro 314, juin 2007 (consulté le )
  7. « Détail article: patrimoine.midipyrenees.fr », sur patrimoines.midipyrenees.fr (consulté le )
  8. https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k96457433/f18.item

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Brigitte Exchaquet-Monnier, « Edmond Leenhardt », dans Patrick Cabanel et André Encrevé, Dictionnaire biographique des protestants français de 1787 à nos jours, t. 3 H-L, Paris, Les Éditions de Paris / Max Chaleil, (ISBN 9782846213332), p. 708-709.

Liens externes[modifier | modifier le code]

  • Ressource relative aux beaux-artsVoir et modifier les données sur Wikidata :