Francis Leenhardt

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Francis Leenhardt
Fonctions
Député de Vaucluse
Président du groupe socialiste
à l'Assemblée nationale

(3 ans et 10 mois)
Législature Ire
Prédécesseur Fonction créée
Successeur Gaston Defferre
Député des Bouches-du-Rhône
Biographie
Date de naissance
Lieu de naissance Marseille (Bouches-du-Rhône)
Date de décès (à 75 ans)
Lieu de décès Marseille (Bouches-du-Rhône)
Nationalité Drapeau de France Français
Profession Militaire

Francis Leenhardt, alias Lionel dans la Résistance, né le à Marseille où il est mort le (à 75 ans) , est un résistant et un homme politique français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Francis Leenhardt, qui est issu d'une famille industrielle et commerçante protestante, réussit à obtenir une licence de lettres, puis une licence de droit. Admis à l’École militaire de Saint-Maixent, il en sort avec le grade de lieutenant.

Après l'armistice de 1940, Francis Leenhardt, qui n'a aucune confiance dans le gouvernement de Vichy, décide de collaborer à un réseau de renseignements (Phalynx). Il entre dans la clandestinité en 1942 et c'est alors qu'il prend le nom de Lionel. Il fait d'abord partie du mouvement Libération-Sud, puis du Mouvement de libération nationale dont il devient délégué national. En 1943 il est chargé de créer des comités de libération clandestins d'abord en Zone Sud, puis pour l'ensemble du pays.

À la Libération, il préside le comité de libération des Bouches-du-Rhône. Avec Gaston Defferre, qu'il avait connu à l'Université de Montpellier et avec qui il a renoué en mai 1944, il fonde Le Provençal qui procède de la fusion de deux journaux clandestins, L'Espoir édité par Gaston Defferre et Le Marseillais, organe du MLN. En 1954, Francis Leenhardt reprend La République, un modeste quotidien de Toulon dont il fera « Var-Matin » en 1961 et dont il restera le président-directeur général jusqu'à sa mort. Il demeure cependant codirecteur du Provençal tandis que Jacques Defferre, le frère de Gaston, devient directeur de « Var-Matin ».

Carrière politique[modifier | modifier le code]

Politiquement, Francis Leenhardt se revendique centre-gauche et modéré. Il le démontrera d'ailleurs plus tard lorsqu'il sera avec la démocrate chrétienne Germaine Poinso-Chapuis à l'initiative de la loi d'août 1947 qui ordonne la restitution à leur propriétaire des usines réquisitionnés par les ouvriers à la Libération. Il fonde en juin 1945 avec Eugène Claudius-Petit, François Mitterrand et René Pleven l'Union démocratique et socialiste de la Résistance (UDSR), ultime avatar politique du MLN et de la volonté de maintenir unies les forces issues de la Résistance. Mais cette formation est trop faible pour faire cavalier seul et Francis Leenhardt doit s'allier avec Gaston Defferre et la SFIO pour être élu à l'Assemblée constituante du 21 octobre 1945. Aux élections du 2 juin 1946, Francis Leenhardt, qui a rejoint entre-temps la SFIO, est réélu et il l'est encore aux législatives de novembre 1946, de juin 1951, de janvier 1956 et de novembre 1958. En 1962 et en 1967, il refuse de s'allier au candidat communiste et se trouve battu par celui-ci. Il est élu en 1973 dans le Vaucluse, mais refuse de se représenter en 1978 à cause de sa mauvaise santé, préférant désormais se consacrer entièrement à son journal.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Académie de Marseille, Dictionnaire des Marseillais, Edisud, Marseille, 2003, (ISBN 2-7449-0254-3).
  • Madeleine Baudouin, Histoire des Groupes Francs (M.U.R.) des Bouches-du-Rhône (de septembre 1943 à la Libération), Coll. Esprit de la Résistance, PUF, Paris, 1962. Présentation en ligne

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]