Droits LGBT au Pérou

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Carte du Pérou LGBT.
Manifestation LGBT en 2013.

L'homosexualité est légale au Pérou mais elle reste toujours taboue. Les individus LGBT (lesbiennes, gays, bisexuels et transsexuels) font donc l'objet de discriminations régulières.

Textes de loi[modifier | modifier le code]

Depuis 2004, la discrimination en fonction de l'orientation sexuelle est passible de poursuite[1]. Cette revendication est portée par le Front pour le droit à la différence (en espagnol : Frente por el Derecho a Ser Diferente, abrégé en FREDIF), réunissant des organisations de défense des droits des personnes LGBT[2].

Homosexualité dans l'armée[modifier | modifier le code]

En 2004, la Cour constitutionnelle du Pérou promulgue une loi interdisant aux homosexuels des forces armées péruviennes d'avoir des relations intimes entre personnes du même sexe. Le ministre de la Défense, Roberto Chiabra, défend cette loi en la présentant comme une preuve de respect vis-à-vis des institutions[2].

Homosexualité dans la police[modifier | modifier le code]

En mai 2009, une loi interdit aux personnes homosexuelles de rentrer dans la police. Le texte considère que leurs « actes sont sujets à scandale et dévalorisent l'image de l'institution »[3],[4].

Violences, intimidations ou discriminations à l'égard des homosexuels[modifier | modifier le code]

En 2003, Beatriz Merino est désignée présidente du Conseil des ministres péruvien. Elle est la première femme à occuper ce poste mais est démise de ses fonctions six mois plus tard, à la suite de rumeurs portant sur son orientation sexuelle[5].

En 2005, des militants LGBT du Pérou se rencontrent officiellement pour la première fois au sein de la Primer Encuentro Nacional de Movimientos y Activistas TLGB, et rédigent un manifeste dans lequel ils dénoncent le « climat de haine » que doivent affronter les personnes LGBT de leur pays.

Une gay pride existe depuis 1997, mais elle rassemble peu de manifestants (500 personnes, en général). De nombreux cas d'agressions, d'intimidations ou d'humiliations — parfois soutenues par la police  — sont régulièrement dénoncés par des organismes internationaux[2],[6].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]