Speed riding

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Speed rider avec une voile de 10 m2
Vidéo de Speed flying.


Le speed riding est un sport de pleine nature associant le parapente et le ski, dont le principe est de rester au sol en allant le plus vite possible équipé d'une voile de faible surface, d'une sellette bien sûr, et d'une paire de skis, en alternant le vol et la glisse. On peut ainsi accéder par gravité à des endroits qui n'étaient pas accessibles par les moyens traditionnels, passer en vol des zones inaccessibles à skis.

Le speed riding se divise en deux, le ski sous voile et les phases acrobatiques avec de nombreuses figures tels des tonneaux comme en avion.

La gestion de ce sport est confiée par le ministère des sports à la Fédération française de vol libre (FFVL), qui en donne la définition suivante : « Le speed riding est une forme de pratique hivernale du parapente. Le décollage et l'atterrissage, se faisant sur des terrains enneigés, imposent d'avoir des skis aux pieds. Les voiles utilisées ont une surface allant de 8 à 16 m2 et permettent d'alterner des phases de vol et, lorsque le terrain le permet, des phases de contact avec le sol. »

Le speed riding ne doit pas être confondu avec le speed flying, un autre anglicisme qui correspond à une forme de pratique du parapente sous une mini-voile décollable à pied, ou encore avec le snowkite, cerf-volant de traction sur neige, avec skis ou snowboard, discipline déléguée elle aussi à la FFVL avec l'ensemble des formes de pratique du kitesurf.

Historique[modifier | modifier le code]

Nécessitant un très bon niveau de ski compte tenu des vitesses d'approche de ces petites voiles, le speedriding est apparu au début des années 2000 en France et concernait au départ quelques pionniers "riders" ou parapentistes. La première école de speed riding au monde voit le jour l'hiver 2004 dans la station de Valfrejus.[réf. nécessaire]

Il s'agit d'une activité accidentogène : d'octobre 2010 à septembre 2011, sur les 2691 pratiquants licenciés auprès de la FFVL, 26 déclarations d'accidents ont été enregistrées soit 0,97% des pratiquants, 6 accidents graves soit 0,22% et 2 décès soit 0,074%[1].

Ce sport est accessible aux skieurs adultes de niveau classe 3 de l'école du ski français dans les écoles de Speed Riding labélisée par la FFVL[2]. Au premier janvier 2016, 37 écoles font partie du réseau EFVL[3].

Matériel[modifier | modifier le code]

Le matériel nécessaire au speedrider est constitué d'une petite aile de parapente, d'une sellette, d'un casque, d'un masque et d'une paire de skis. Ce matériel permet de remonter facilement au sommet des pistes en utilisant les remontées mécaniques. Plus le pilote est expérimenté, plus la tendance est de réduire la surface de l'aile, permettant au speedrider de mieux " plaquer " la neige. La surface des ailes de speed riding va de 14 à 8 m²[2].

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Rapport 2011 sur les chiffres de l’accidentologie du Speed-Riding à la FFVL », Fédération française de vol libre,‎
  2. a et b « Parapente - Les formes de pratique - Le speed riding », Fédération française de vol libre
  3. « Rechercher une structure », Fédération Française de Vol Libre