Daniel Schweizer

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Daniel Schweizer est un antropologue, auteur et réalisateur suisse, né à Genève. Il a installé son atelier et sa salle de montage à Sion dans les montagnes en Suisse. Il travaille régulièrement entre Genève, Zurich et Paris.

Biographie[modifier | modifier le code]

Il réalise en 1993 son premier film documentaire, Vivre avec, qui sera présenté dans de nombreux festivals internationaux. Son deuxième film Sylvie recevra une mention spéciale du jury au Prix Europa. Auteur engagé, il n'hésite pas avec White Terror[1] à entrer dans le monde des skinheads pour réaliser une trilogie sur ce sujet délicat. Avec ces films documentaires sur l'extrême droite, les skinheads et le White Power, il a été nominé pour le Deutscher Fernsehpreis en Allemagne et le Prix du cinéma suisse 2004.

Il a suivi les cours de l'École supérieure des beaux-arts de Genève, puis a étudié le cinéma à l'École supérieure d'études cinématographiques de Paris d'où il sort diplômé en 1985. Pendant plusieurs années, il sera assistant au cinéma avec des réalisateurs tels que Andrej Zulawski, Robert Hossein et Pierre Koralnik. Il abandonne l'assistanat pour le cinéma du réel et réalise des documentaires de longs métrages pour le cinéma coproduits essentiellement entre la Suisse, la France et l'Allemagne.

Ses documentaires sont régulièrement sélectionnés dans des festivals importants tels que Locarno, Amsterdam, Londres, Vancouver, Rio de Janeiro, Montréal, Nyon... Skinhead Attitude a reçu le Prix du public au Festival de Leeds et White Terror le Prix de la Ville de Zurich. Durant dix ans il a filmé les différentes communautés Skinheads en Europe et aux États-Unis, réalisant une trilogie cinématographique sur cette subculture radicale, diffusées à de nombreuses reprises sur les principales chaînes de télévisions en Europe.

Depuis 2005 il enseigne au département Cinéma/cinéma du réel à la Haute École d'art et de design Genève (HEAD) et continue son travail de cinéaste indépendant.

Son long métrage documentaire Dirty Paradise sur des Indiens de Guyane menacés, a reçu le Grand prix 2010 du Festival du film et forum international sur les droits humains de Genève (FIFDH) à Genève ainsi que le Prix de la meilleure image au Festival international du film interculturel (C&CIIFF) 2010. Il travaille régulièrement en Amérique du Sud et prépare la suite de sa trilogie amazonienne entre le Pérou, la Colombie et le Brésil.

En 2012, il collabore avec le cacique Kayapo Megaron et s'oppose publiquement au Barrage de Belo Monte qui va décimer un grand nombre d'Amérindiens du Brésil ainsi que la faune et la flore présente.

Depuis plus de quinze ans il se rend régulièrement en Amazonie pour collaborer avec des tribus autochtones préservées ou isolées tels que les indiens Wayana, Kayapo, Xikrin et Yanomami. Proche du chef Amérindien Raoni et de Davi Kopenawa, il a enregistré de longues conversations avec eux et les a accompagnés lors de certains de leurs voyages en Europe.

Il collabore avec l'ethnologue René Fuerst et les photographes Aurélien Fontanet à un projet intitulé Amazonian Memory sur la mémoire de ces populations autochtones : www.amazonianmemory.org

Son long métrage documentaire Dirty Gold War coproduit par la RTS et ARTE a été nominé pour le Prix du cinéma suisse 2016 et a reçu une mention spécial de jury au Festival du film Vert. Son dernier long métrage Trading Paradise primé par le Pour-cent culturel Migros-SSR a été présenté en avant première au festival documentaire Visions du réel à Nyon

Actuellement il travaille sur un projet avec des communautés Macuxi, Yanomami et Surui, et prépare un nouveau long métrage avec le cacique Davi Kopenawa pour le cinéma intitulé : Amazonian Cosmos qui propose une critique chamanique de la société de consommation. De plus il prépare un film en réalité virtuelle avec les Indiens Xikrin: Cosmic Birds.

Il collabore avec le Musée d'ethnographie de Genève (MEG) pour son exposition sur l'Amazonie : Le chamane et la forêt.

Filmographie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Skin or die, Skinhead attitude au sein des réseaux d'extrême droite, dont les ramifications internationales font apparaître un véritable réseau dévoué à la haine raciale.

Liens externes[modifier | modifier le code]