Almir Narayamoga

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Almir Narayamoga
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En 2012, recevant l'Ordre du mérite culturel brésilien
Biographie
Naissance
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Chef de tribu, écologisteVoir et modifier les données sur Wikidata
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Distinction
Ordre du Mérite culturel (en) ()Voir et modifier les données sur Wikidata

Almir Narayamoga Surui est le chef de la tribu Paiter-Suruí[1], un peuple indigène du Brésil, vivant dans l'État de Rondônia. Il se bat pour défendre la forêt Amazonienne contre l'abattage illégal.

Biographie[modifier | modifier le code]

Almir Narayamoga Surui est né le à Lapetanha. Élu chef de son village en 1992, il a été le premier Suruí à aller à l'Université, à Goiana.

Il a découvert internet pendant ses études et en est revenu avec un ordinateur, en plus d'un diplôme[2],[3] de biologie.

En 2007, à l'initiative de l'ONG Amazon Conservation Team[4], il se réfugie aux États-Unis, sa tête étant mise à prix pour 200.000 reais au Brésil[5]. Il en profite pour rencontrer des dirigeants de Google et les convaincre de l'aider[6] dans son combat pour la préservation de la forêt.

En 2008, il reçoit le prix Prix IGFM-2008 des droits de l’homme décerné par la section suisse de l'Internationale Gesellschaft für Menschenrechte (Société Internationale des Droits de l'Homme).

Il figure en 53e position dans les « 100 most creative people in business 2011 »[7], liste publiée par Fast Company.

Il aurait mystérieusement disparu le lors d'un voyage en avion entre le Brésil et l'aéroport de Roissy.[8]. Cependant, en février 2020, on le retrouvait en tournée de sensibilisation à sa cause en Europe à l'occasion de laquelle il rencontrait notamment des députés français[5].

Victime de nombreuses menaces de mort depuis 2012[5], le chef Almir est protégé par deux gardes du corps des forces spéciales de la police fédérale brésilienne[9].

Combat[modifier | modifier le code]

Initiée par l'ONG Metareilá, le combat des Suruis contre la destruction de la forêt convoitée pour le bois, les minerais ou la place libérée pour les cultures ou le bétail leur a permis de sauvegarder une grande partie de leur territoire[2],[3],[6].

Le chef Almir est une figure de cette lutte qu'il a révolutionnée, en utilisant la technologie, et médiatisée, plaidant sa cause dans 27 pays[2].

Le partenariat avec Google Earth permet aujourd'hui une surveillance plus efficace du déboisement illégal[10],[11].

Un projet à long terme est mené, bénéficiant du soutien de l'association suisse Aquaverde, visant notamment à replanter un million d'arbres dans le cadre de son programme de soutien aux peuples autochtones dans la protection de la forêt amazonienne.

En 2015, il signe avec Corine Sombrun le livre Sauver la planète : Le message d'un chef indien d'Amazonie[12].

En , Almir Narayamoga est invité au Palais Bourbon par l'ex-secrétaire d’État au numérique Mounir Mahjoubi. Lors de sa rencontre à l'Assemblée nationale, le chef indien Surui alerte alors des députés français sur les dangers de la déforestation « encore plus intenses » depuis l'arrivée au pouvoir au Brésil du président Bolsonaro en . Il affirme que « pour des raisons de culture du soja et d'élevage bovin, (Bolsonaro) menace de réduire les terres indigènes et de retirer toute possibilité de conservation des parcs nationaux et de préservation de la forêt. C'est un grand pas en arrière pour le Brésil. »[13] Selon lui, Jair Bolsonaro « tient un discours de haine envers les peuples autochtones ». Il dénonce également la convoitise des industries, des trafiquants de bois et des exploitants miniers.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Nom donné par les anthropologistes, leur vrai nom est Paiter
  2. a b et c « Le combat de l'Indien geek », Courrier international, no 1081,‎ , p. 30
  3. a et b Nicolás Alonso, Priscila Azevedo Rocha, « La guerra del indio geek », sur http://www.quepasa.cl/, (consulté le )
  4. « ACT In the Media: 2007 » (consulté le )
  5. a b et c François Ruffin, « "Mon crime c'est de défendre la forêt !" (ft. Almir Narayamoga) », sur Youtube, (consulté le )
  6. a et b « Almir's trip » (consulté le )
  7. « 100 most creative people 2011 Chief Almir / Surui Amazon Tribe » (consulté le )
  8. « Faits Divers », Le Dauphiné libéré,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  9. « Almir Narayamoga Surui », sur Les rencontres du G21 (consulté le )
  10. Thomas Pizer, « Le Peuple Paiter Surui » (consulté le )
  11. Anne Pastor et David Rochier, « Voyage en terre indigène », Libération,‎ (lire en ligne)
  12. « Fiche du livre Sauver la planète », sur Éditions Albin Michel
  13. « Amazonie : le chef indien Surui alerte des députés sur les dangers de la déforestation », sur www.linfodurable.fr (consulté le )

Liens externes[modifier | modifier le code]