Daniel Dugléry

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Daniel Dugléry
Illustration.
Fonctions
Président de Montluçon Communauté
En fonction depuis le
(1 an, 11 mois et 5 jours)
Conseiller régional d'Auvergne puis d'Auvergne-Rhône-Alpes
En fonction depuis le
(8 ans, 8 mois et 25 jours)
Élection 21 mars 2010
Réélection 13 décembre 2015
Président René Souchon (2010-2015)
Laurent Wauquiez (2015-)
Président du Pôle d'équilibre territorial et rural du pays de la vallée de Montluçon et du Cher
En fonction depuis le
(17 ans et 9 mois)
Maire de Montluçon

(16 ans, 8 mois et 25 jours)
Élection
Prédécesseur Jean-Claude Micouraud
Successeur Bernadette Vergne (intérim)
Frédéric Laporte
Président de la Communauté d'agglomération montluçonnaise

(15 ans, 9 mois et 14 jours)
Élection
Prédécesseur Jean-Claude Micouraud
Successeur Lui-même (Fusion avec la Communauté de communes du Pays de Marcillat-en-Combraille, créant Montluçon Communauté)
Conseiller général de l'Allier
Élu dans le canton de Montluçon-Est

(8 ans, 11 mois et 27 jours)
Prédécesseur Roger Giraud
Successeur Françoise Czekaj
Biographie
Date de naissance (72 ans)
Lieu de naissance Montluçon (Allier)
Nationalité Française
Parti politique Les Républicains
Conjoint Jeannine Turcat
Profession Directeur de société
Religion Catholique
Résidence Montluçon (Allier)

Daniel Dugléry, né le à Montluçon (Allier), est un homme politique français, membre de l'ex-Union pour un mouvement populaire devenue Les Républicains. Il est maire de Montluçon du au , président de la Communauté d'agglomération montluçonnaise puis de Montluçon Communauté depuis le et président du Pôle d'équilibre territorial et rural du pays de la vallée de Montluçon et du Cher depuis le . Depuis le , il est Conseiller régional d'Auvergne-Rhône-Alpes.

Formation[modifier | modifier le code]

Fils de boulanger, il rentre d'abord dans la Police nationale en tant que gardien de la paix. Titulaire d'un bac philo, il passera par la suite le concours d'officier de paix, avant de réussir le concours de Commissaire de police. Il effectue ses études à l'Institution Saint-Joseph. Il est diplômé de l'École nationale supérieure de la police (ENSP) et de l'Institut des hautes études de la sécurité intérieure (IHESI).

Il épouse, en 1969, Jeannine Turcat, avec qui il a deux enfants.

Activités professionnelles[modifier | modifier le code]

Commissaire stagiaire à Clermont-Ferrand, il est ensuite affecté à Beaumont-sur-Oise (1977-1979), à Creil (1979-1982), puis au département de protection du secret au Commissariat à l'énergie atomique (CEA) (1982-1983).

De 1986 à 1988, il est membre du Bureau exécutif du Conseil national de prévention de la délinquance, et de 1989 à 1994, il est sous-directeur de l'action préventive et de la protection au ministère de l'Intérieur. Contrôleur général, puis Inspecteur général de la Police nationale, il occupe le poste de Directeur central de la sécurité publique entre 1995 et 1997.

En 1997, il quitte l'administration pour le secteur privé et devient directeur général dans un groupe parisien.

Activités syndicales[modifier | modifier le code]

De 1983 à 1986, il est secrétaire général adjoint, puis de 1986 à 1989 secrétaire général du Syndicat des commissaires et hauts fonctionnaires de la Police nationale (SCHFPN).

Activités politiques[modifier | modifier le code]

Fin 2000, Daniel Dugléry regagne Montluçon. Se proclamant « apolitique », il dirige une liste divers droite lors des élections municipales de 2001 : il bat la liste d'union de la gauche avec plus de 57 % des suffrages (9 775 voix). La semaine suivante, il est élu conseiller général de l'Allier, et devient vice-président du conseil général.

Lors de son premier mandat Daniel Dugléry procède à la réhabilitation de l'avenue Marx Dormoy et de l'installation de ses fontaines, la construction du centre aqualudique, la réhabilitation de l'ensemble des infrastructures sportives de la ville ainsi que le raménagement complet de l'avenue de la République et la rénovation de l'église Saint Paul. Si son action a profondément modifié Montluçon, son bilan économique et social est plus contrasté. La Confédération Nationale du Logement entretient avec lui des relations tendues.[réf. nécessaire]

Il est réélu maire de Montluçon dès le premier tour, le 9 mars 2008, avec 50,18 % (8 921 voix) des suffrages[1].

Daniel Dugléry échoue de justesse aux élections législatives de 2002 face à Pierre Goldberg (50,08 %)[2], et plus largement en 2007 face à Bernard Lesterlin (53,59 %)[3].

En 2008, il est pressenti pour être candidat aux élections sénatoriales, mais se retire.

Il est le tête de liste de la majorité présidentielle dans le département de l'Allier lors des élections régionales de 2010. Après ce scrutin, il devient président du groupe UMP au conseil régional d'Auvergne. Il réussit à préserver dans sa ville le tribunal de grande instance, dans le réaménagement de la carte judiciaire[4].

En 2012, il se présente comme candidat UMP aux élections législatives dans la deuxième circonscription de l'Allier face au député socialiste sortant Bernard Lesterlin, mais il échoue à nouveau. Le 10 septembre 2013, dans sa publication "Les "cumulards" de la République", le magazine l'Express le classe 29e sur 1573 élus avec 9 mandats et fonctions différents[5].

Il soutient la candidature de François Fillon pour la présidence de l'UMP lors du congrès d'automne 2012.[réf. nécessaire]

Le 23 mars 2014, maire sortant de Montluçon, il remporte les élections municipales de cette ville dès le premier tour et obtient ainsi un troisième mandat. Avec 53,67% des voix, sa liste se trouve loin devant celle du candidat socialiste Frédéric Kott (20,00%).

En décembre 2015, il s'engage aux côtés de Laurent Wauquiez lors des élections régionales pour la nouvelle région Auvergne-Rhône-Alpes et devient Conseiller régional d'Auvergne-Rhône-Alpes.

Daniel Dugléry échoue aux élections législatives de juin 2017 face à la candidate En Marche Laurence Vanceunebrock-Mialon (52,05 %).

Il annonce le 1er décembre 2017, qu'il démissionne de sa fonction de maire de Montluçon. Il demeure cependant conseiller municipal, président de Montluçon Communauté et Conseiller régional d'Auvergne-Rhône-Alpes.

Fin décembre 2017, il est mis en examen pour prise illégale d'intêrét dans l'affaire des terrains de Saint Agathe, au coeur du conflit de la famille Sistou. Sa démission provoque l'explosion de la majorité municipale et l'explosion d'affaires qui ternissent l'image de sa majorité et de sa gestion[réf. nécessaire].

Synthèse des mandats[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Élections municipales de 2008 - résultats à Montluçon sur le site du Figaro
  2. Élections législatives de 2002 - résultats dans la 2e circonscription de l'Allier sur le site du ministère de l'Intérieur
  3. Élections législatives de 2007 - résultats dans la 2e circonscription de l'Allier sur le site du ministère de l'Intérieur
  4. Manuel Armand, « A Moulins, dans l'Allier, magistrats et élus fêtent comme un succès politique le maintien de leur tribunal », Le Monde,‎ (lire en ligne)
  5. « Le palmarès des "cumulards" de la République », L'Express,‎ (lire en ligne)
  6. Élections régionales 2015 (Allier) - https://www.francetvinfo.fr/elections/resultats/allier_03/

Liens externes[modifier | modifier le code]