Claude Darget

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Claude Darget
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Biographie
Naissance
Décès
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AntonyVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activités
Enfant

Christian Savarit, dit Claude Darget, né le dans le 5e arrondissement de Paris et mort le à Antony[1], est un journaliste et présentateur de télévision française.

Biographie[modifier | modifier le code]

Ses parents sont le journaliste Célestin-Maurice Savarit et France Darget, créatrice de la troupe de théâtre Le Coryphée, tous deux poètes, et dont les œuvres ont été couronnées par l'Académie française.[réf. nécessaire]

Claude Darget a débuté avant la guerre au Poste Parisien. Il assure les commentaires d'actualités cinématographiques, par exemple le 22 mai 1942[2] et en 1943 le court-métrage pour la fête des mères Maternité du Secrétariat à la Famille et à la Jeunesse avec Gilberte Géniat dont il assure le commentaire (court métrage diffusé sur Arte).

Il est réputé pour ses commentaires personnels souriants ou acides selon les journaux télévisés qu'il présentait de 1954 jusqu'en 1968. Philippe Bouvard le décrit comme « un défenseur du consommateur en matière d'informations »[3].

Le rôle de Claude Darget ainsi que des autres présentateurs du journal télévisé s'estompe lorsqu'Alain Peyrefitte est nommé ministre de l'Information en 1962, déclarant à Leon Zitrone que dorénavant, « le journaliste devrait s'effacer devant l'information ». Darget est alors cantonné à deux émissions : l'une de philatélie, dont il est amateur averti, l'autre qu'il anime de 1952 a 1968 avec Frédéric Rossif nommée La Vie des animaux dont ses commentaires sont tout aussi acerbes, mais également très poétiques.

En mai 1968, les journalistes de l'ORTF se mettent en grève, protestant ainsi contre la pression de l'État sur leur liberté d'expression. Le président Charles de Gaulle considère le geste comme une trahison au moment où le pays traverse une grave crise et ils sont tous licenciés le 31 juillet 1968. Claude Darget n'a jamais été indemnisé pour ce licenciement tant abusif que politique. Il s'occupe alors uniquement de ses activités philatéliques notamment au Figaro[réf. nécessaire].

Philippe Bouvard retrouve plus tard Claude Darget pour l'interviewer à la télévision. Lorsqu'il demande à celui-ci : « Qu'avez-vous fait en quittant la télévision ? », Darget lui répond, philosophe et avec son impertinence coutumière qui est voisine de celle de Bouvard : « Ma foi, j'ai fait ce que vous feriez si demain on vous mettait à la porte ». Bouvard apprécie visiblement ce trait d'esprit digne des plus grandes années de son ami[réf. nécessaire].

Claude Darget a également participé à l'animation de l'émission de mi-journée sur Europe 1, 32 millions pour une réponse de plus, dans les années 1970, avant d'être remplacé par Pierre Bellemare.

Léon Zitrone, dont Darget brocarde le côté parfois obséquieux[4] et qui s'en désole, dresse cependant un portrait élogieux de son collègue dans son autobiographie Big Léon.

Famille[modifier | modifier le code]

Claude Darget et son épouse Simone Papin ont eu deux enfants : un fils, Claude Savarit, producteur à la télévision, présentateur d'Intervilles et de Jeux sans frontières, et une fille, Danielle Mérian, avocate, militante des droits de l'Homme, qui acquiert une notoriété nationale lors d'une interview dans la rue par BFM TV après les attentats du 13 novembre 2015 où, tenant des propos en faveur de la fraternité, elle se réfère au livre d'Ernest Hemingway, Paris est une fête et auteur, à la suite de cette notoriété subite, du livre, coécrit avec Tania de Montaigne : Nous n'avons pas fini de nous aimer, sorti en 2016.

Filmographie[modifier | modifier le code]

Par ailleurs, sur disque, Claude Darget est le récitant dans un enregistrement de Pierre et le loup de Serge Prokofiev par le Philarmonia Orchestra (direction Efrem Kurtz)[réf. nécessaire].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Les Gens du cinéma
  2. http://www.ina.fr/video/AFE85000869/arrivee-du-general-des-ss-heydrich-video.html
  3. Philippe Bouvard, Portraits pour la galerie, page 99. Il ajoute : « Je suis tenté de comparer [face à lui] ses successeurs à de simples lecteurs de téléprompteurs. »
  4. « Zitrone parle trois langues : le français, le russe et le serve ». Cité dans Léon Zitrone, Big Léon.

Liens externes[modifier | modifier le code]