Claude Dallemagne

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Claude d'Allemagne
(alias Dallemagne)
Claude Dallemagne

Naissance
Peyrieu en Bugey
Décès (à 58 ans)
Nemours (Seine-et-Marne)
Origine Drapeau de la France France
Allégeance Drapeau du royaume de France Royaume de France
Drapeau du Royaume de France Royaume de France
Drapeau de la France République française
Drapeau de l'Empire français Empire français
Arme Infanterie
Grade Général de division
Années de service 1773-1813
Conflits Guerre d'indépendance américaine
Guerres de la Révolution française
Guerres napoléoniennes
Faits d'armes Siège de Savannah
Bataille du pont de Lodi
Siège de Mantoue (1796-1797)
Bataille de Lonato
Bataille de Castiglione
Siège de la forteresse d'Ehrenbreitstein
Distinctions Commandeur de la Légion d'honneur
Commandeur de l'ordre de la Couronne de Fer
Chevalier de Saint-Louis.
Hommages Noms gravés sous l'arc de triomphe de l'Étoile, 26e colonne.
Autres fonctions Député du département de l'Ain au Corps législatif (Consulat et Premier Empire)
vice-président du Corps législatif
Famille d'Allemagne, alias Dallemagne
Le général Dallemagne à la tête de l'armée française, lors de la campagne d'Italie en 1796, par Claude-François Fortier.

Claude d'Allemagne, alias Dallemagne[1], né le à Peyrieu (Ain) et mort le à Nemours (Seine-et-Marne), est un général français de la Révolution et de l’Empire, et un député au Corps législatif[2] de l'an X à 1813.

Famille[modifier | modifier le code]

Né le à Peyrieu, il est le fils de Balthazar d'Allemagne et de Marie Lasalle[3].

« La famille d'Allemagne, alias Dallemagne, originaire du Bugey[4],[5],[6],[7], a une filiation suivie qui remonte à Pierre d'Allemagne, régisseur de la commanderie d'Acoyeux et propriétaire de terres sur les paroisses de Peyrieu, Brens et Saint Blaise. Son nom est mentionné dès 1540 dans les reconnaissances de la commanderie »[8].

Claude d'Allemagne se marie à Belley le avec Jeanne Christine Gaudet (née le à Belley, morte le à Belley), ils auront deux enfants : Clément (né le et mort le à Belley) et Claudius (né en 1801 à Belley et mort le à Belley), tige des d'Allemagne subsistants.

Carrière[modifier | modifier le code]

Il s'engagea, à 19 ans, dans le régiment de Hainaut[1], il prend part à la guerre d’indépendance américaine et gagna à la bataille de Savannah les galons de sergent[2].

Officier en 1790, général de brigade le , il suit la campagne d'Italie de 1796, est blessé au passage du , décide par une charge brillante , la victoire à la bataille de Lodi, et mérite par sa conduite au siège de Mantoue, un sabre d'honneur et cette mention de Napoléon Bonaparte : « Le succès fut quelque temps incertain, mais j'étais tranquille; la brave 32e demi-brigade, commandée par Dallemagne, était là. » Il contribue encore aux victoires de Castiglione et de Roveredo, est nommé général de division en 1796, chargé en 1798 du commandement de l'armée de Naples, et après avoir installé au capitole le Sénat de la nouvelle République romaine, revient en France pour raisons de santé[2].

Envoyé à l'armée du Rhin après la rupture du traité de Campo-Formio, il s'empare d’Ehrenbreitstein (Coblence), reçoit, à l'occasion de ce succès, des pistolets d'honneur, mais doit encore quitter l'armée pour cause de maladie[2].

Le 6 germinal an X, le Sénat conservateur le choisit comme député de l'Ain au Corps législatif dont il devient vice-président en 1805, puis questeur en l'an XI. Candidat au Sénat conservateur en 1806. il n'est point appelé à y siéger. L'empereur le met en mars 1809, à la tête de la 25e division militaire, puis en août suivant, à la tête de la 1re division de l'armée de Hollande, qu'il ne commande que peu de temps. Il venait de voir renouveler son mandat de député au Corps législatif le , et d’être créé baron de l'Empire le suivant, lorsqu'il meurt le à Nemours où il est enterré[2].

Chevalier de Saint-Louis en 1791, il reçoit en 1807 la croix de commandeur de l'ordre de la Couronne de fer et est nommé en l'an XII commandeur de la Légion d'honneur[2].

Son nom figure sur l’arc de triomphe de l'Étoile à Paris.

État de service[modifier | modifier le code]

  • Engagé[1] dans le régiment de Hainaut, incorporé dans la compagnie d'Escorbiac (1773) ;
  • Sergent-major () ;
  • Sous-lieutenant de grenadiers () ;
  • Lieutenant () ;
  • Capitaine (), incorporé à la 99e demi-brigade ;
  • Général de brigade () ;
  • Affecté à l'armée des Pyrénées orientales ( - ) ;
  • Affecté à l'armée d'Italie ( - ) ;
  • Commandant de la 32e demi-brigade (1794) ;
  • Commandant de la 2e brigade de la 3e division de l'armée d'Italie ( - ) ;
  • Commandant du corps de l'avant-garde des grenadiers et carabiniers de l'armée d'Italie ( - ) ;
  • Commandant d'une brigade de la 4e division de l’armée d'Italie ( - ) ;
  • Commandant d'une brigade de la division Sauret de l'armée d'Italie ( - ) ;
  • Général de division () ;
  • Commandant en chef de l’armée d’Italie (1796) ;
  • Commandant d’une division lors du siège de Mantoue ( - ) ;
  • Commandant de la place de Bologne ( - ) ;
  • Commandant de la place d’Ancône ( - ) ;
  • Affecté au quartier général du général Bonaparte ( - ) ;
  • Commandant de la place de Milan (16 novembre 1797 - 12 janvier 1798) ;
  • Affecté à l’armée d'Angleterre ( - ) ;
  • Commandant une division de l’armée de Rome () ;
  • Commandant de la 3e division de l'armée de Mayence ( - ) ;
  • Commandant de la 5e division de l'armée de Mayence ( - ) ;
  • Mis au traitement de réforme sur sa demande le (décret du ) ;
  • Admis en retraite le  ;
  • Réactivé le  ;
  • Affecté à la Grande Armée ( - ) ;
  • Commandant des troupes de la Grande Armée en Allemagne, stationnées en Poméranie et à Berlin () ;
  • Affecté au corps d'observation de la Grande Armée ( - ) ;
  • Commandant de la 23e division militaire à Wesel ( - ) ;
  • Affecté à l’armée du Nord, au corps d’observation de la Hollande ( - ) ;
  • Commandant de la 25e division militaire à Wesel ( - ) ;
  • Commandant de la 14e division militaire à Caen ( - )[9].

Blessures[modifier | modifier le code]

Atteint d’un coup de feu au genou droit à Sainte-Lucie, il est blessé le à la bataille de Savannah, puis à la bataille du Moulinet et plusieurs fois au cours de la campagne d'Italie (1796-1797) notamment au passage du et de l’Adda.

Armes[modifier | modifier le code]

Figure
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Blason Claude Dallemagne (1754-1813).svg
- Mi-parti coupé au 1 d'azur à la tour d'or maçonnée, ajourée et ouverte de sable, surmontée de trois étoiles d'argent rangées en chef d'argent ; au 2 des barons tirés de l'armée (de gueules à l'épée haute d'argent) ; au 3 d'or à un pont de sable de quatre arches soutenu d'une rivière de sinople en champagne.[10],[5],[4],[7].

La tour représente la forteresse d'Erhenbreitstein, près Coblentz, prise par le général d'Allemagne en 1799, et le pont rappelle celui de Lodi, que le général franchit le premier à la tête de ses grenadiers, décidant de la victoire (1796) [11].

Les trois étoiles symbolisent le grade de général de division qui eut dû valoir à Claude d'Allemagne le titre de comte de l'Empire.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a b et c SHAT Contrôle de troupes de Hainault 1YC394 (s'engage avec le surnom de DALLEMAGNE, origine de la variation d'orthographe du patronyme de ses descendants)
  2. a b c d e et f Dictionnaire des parlementaires français... : depuis le 1er mai 1789 jusqu'au 1er mai 1889.... II. Cay-Fes / publ. sous la dir. de MM. Adolphe Robert, Edgar Bourloton et Gaston Cougny, Bourloton, 1889-1891 (lire en ligne)
  3. Archives départementales de l'Ain, État-civil, registre des baptêmes de Peyrieu, 8 novembre 1754.
  4. a et b E. de Séréville, F. de saint-Simon, Dictionnaire de la noblesse française, 1975, page 105.
  5. a et b Gustave Chaix d'Est-Ange, Dictionnaire des familles françaises anciennes ou notables à la fin du XIXe siècle, 1903, tome I, page 138.
  6. Régis Valette, Catalogue de la Noblesse Française, Robert Laffont, Paris, 2007, page 29.
  7. a et b Henri Jougla de Morenas, Grand Armorial de France, tome I, page 156.
  8. A.D. Ain - Série H - Archives du Temple d'Accoyeux
  9. SHAT - Etat des services - dossiers des officiers généraux
  10. Révérend - Armorial du Premier Empire - Tome I
  11. André Steyert - Armorial général de Lyonnais, Forez, Beaujolais, Franc Lyonnais et Dombes (Waltenier-1842), p.110-112

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]