Vilhonneur

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Vilhonneur
Vilhonneur
Le centre du bourg et l'église.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Charente
Arrondissement Angoulême
Canton Val de Tardoire
Intercommunalité Communauté de communes La Rochefoucauld - Porte du Périgord
Statut Commune déléguée
Maire délégué Vivian Varneau
2019-2020
Code postal 16220
Code commune 16406
Démographie
Gentilé Vilhonnorois
Population 402 hab. (2016 en augmentation de 11,36 % par rapport à 2011)
Densité 43 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 40′ 56″ nord, 0° 25′ 15″ est
Altitude Min. 87 m
Max. 138 m
Superficie 9,36 km2
Historique
Date de fusion
Commune(s) d’intégration Moulins-sur-Tardoire
Localisation

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Vilhonneur (Vilonor en occitan) est une ancienne commune du Sud-Ouest de la France, située dans le département de la Charente (région Nouvelle-Aquitaine). Depuis le , elle est une commune déléguée de Moulins-sur-Tardoire.

Ses habitants sont les Vilhonnorois et les Vilhonnoroises[1].

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation et accès[modifier | modifier le code]

Vilhonneur est située à 6 km à l'ouest de Montbron et 21 km à l'est d'Angoulême, dans la vallée de la Tardoire.

Le bourg de Vilhonneur est aussi à 7 km au sud de La Rochefoucauld, chef-lieu de son canton[2].

La route principale de la commune est la D 699, route d'Angoulême à Montbron, qui traverse la commune d'ouest en est et passe à 0,5 km au sud du bourg. Celui-ci est desservi par la D 414 et la D 109, qui traverse la commune du nord au sud et franchit la Tardoire en direction de Saint-Sornin où passe la D 6, route de Montbron à La Rochefoucauld[3].

Hameaux et lieux-dits[modifier | modifier le code]

Le bourg est minuscule et on compte de nombreux hameaux tout autour : chez Labrand, le Panisseau, le Pinier au sud.

Il y a aussi le Châtaignier sur la route d'Angoulême à Montbron, et Rochebertier en limite nord-est[3].

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Vilhonneur[3]
Rancogne
(Moulins-sur-Tardoire)
Saint-Sornin
Pranzac Vilhonneur Vouthon
Chazelles Saint-Germain-de-Montbron

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

Comme les trois quarts ouest du département de la Charente, la commune de Vilhonneur fait géologiquement partie du Bassin aquitain. Le terrain d'une grande partie méridionale est calcaire et date du Jurassique moyen (Bajocien à l'est et Callovien à l'ouest). Il est recouvert par endroits (bourg et limite nord de commune) par des colluvions, sables argileux, et fait partie du karst de La Rochefoucauld.

La vallée de la Tardoire est occupée par des alluvions et, sur la rive droite, par une terrasse de sable et galets datant du Quaternaire (Pléistocène)[4],[5],[6].

Article connexe : Géologie de la Charente.

Le relief de la commune est celui d'un plateau d'une altitude moyenne de 115 m, avec quelques buttes marquées le long de la vallée de la Tardoire, qui passe sur la bordure nord-est de la commune. La vallée est large et très peu creusée, puisque son altitude moyenne est de 95 m. Le point culminant de la commune est à une altitude de 138 m, situé sur une butte près du bourg au nord du Pinier. Le point le plus bas est à 87 m, situé le long de la Tardoire au pied de la grotte de Rochebertier. Le bourg, situé dans la vallée, est à 98 m d'altitude[3].

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La Tardoire, sous-affluent de la Charente, traverse la commune et passe au pied du bourg, construit sur la rive gauche.

En raison de la nature karstique du sol, aucun autre cours d'eau ne traverse la commune[3].

Climat[modifier | modifier le code]

Comme dans les trois quarts sud et ouest du département, le climat est océanique aquitain.

Article connexe : Climat de la Charente.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom est attesté sous la forme ancienne latinisée Villa Honoris vers 1300[7].

L'origine du nom de Vilhonneur remonterait à un nom de personne gallo-romain Honorius avec l'affixe villa signifiant « domaine », ce qui correspond à « domaine d'Honorius »[8],[9].

Dialecte[modifier | modifier le code]

La commune est dans la partie occitane de la Charente qui en occupe le tiers oriental, et le dialecte est limousin[10]. Elle se nomme Vilonor en occitan[11].

Articles connexes : Langues de la Charente et Charente occitane.

Histoire[modifier | modifier le code]

De nombreux ustensiles préhistoriques (en silex, os, bois de renne, et grès) ont été trouvés sur le territoire de la commune. Plusieurs grottes (grotte du Placard, Bois-du-Roc - ou du Roc Plat -, grottes des Fadettes) sont occupées dès l'Âge du bronze et au premier Âge du fer.

Aux alentours de Rochebertier, un possible exploratorium romain serait le Château de Philandre d'après la légende. Des monnaies romaines et des carreaux émaillés du Moyen Âge y ont été retrouvés. De nombreuses sépultures médiévales avec sarcophages en pierre ont aussi été trouvées au bourg[12].

Vilhonneur était située sur la voie antique d'Angoulême à Limoges, appelée chemin des Anglais qui passait par Pranzac et Saint-Sornin, et qui franchissait la Tardoire à cet endroit[13]. Cette voie semble avoir connu une nouvelle fréquentation au Bas-Empire[12].

Au cours du Moyen Âge, Vilhonneur se trouvait, avec Montbron, sur un itinéraire secondaire est-ouest fréquenté par les pèlerins qui allaient au sanctuaire de Saint-Jacques-de-Compostelle et aux reliques de saint Eutrope à Saintes[14].

La tour de La Rochebertier est mentionnée dans un aveu à Philippe le Hardi de 1276. Un château médiéval dont il ne reste que les traces des fondations se trouvait sur un mamelon[15],[Note 1].

Le château de Vilhonneur actuel, dont il reste encore la tour d'entrée, a été remanié par la famille de Chambes ou de Jambes vers la fin du XVIe siècle. C'était le siège d'une seigneurie qui jusqu'à la fin du XVIe siècle a appartenu à cette famille. En 1597, la seigneurie est passée par mariage de Christine de Jambes à Pierre Dussault, écuyer et seigneur de Villars-Marange. Vilhonneur est restée dans la famille Dussault jusqu'au milieu du XVIIIe siècle. Son dernier possesseur était Pierre de Labatud, écuyer, seigneur du Maine Gagnaud.

L'église de Vilhonneur possédait autrefois le mausolée du chevalier Pierre de Jambes, qui vivait au XIIIe siècle. Ce mausolée a été acquis à la fin du XIXe siècle par le musée archéologique d'Angoulême et remplacé par les soins de la SAHC par une plaque en marbre noir posée en 1880. Ce mausolée se compose d'une dalle, sur laquelle le sire de Jambes est figuré couché, le casque en tête et couvert de sa cotte d'armes fleurdelisée.

Pendant la première moitié du XXe siècle, la commune était desservie par la petite ligne ferroviaire d'intérêt local à voie métrique des Chemins de fer économiques des Charentes allant d'Angoulême à Roumazières par Montbron appelée le Petit Mairat.

Les carrières de calcaire oolithique au grain particulièrement fin, dite pierre de Vilhonneur, exploitées dès le début du XXe siècle, avaient une réputation dépassant le département. Elles ont par exemple fourni le socle de la statue du président Thiers à Nancy[16], ainsi que le monument aux morts de la ville d'Étaples.

Le , elle fusionne avec Rancogne pour former la commune nouvelle de Moulins-sur-Tardoire dont la création est actée par un arrêté préfectoral du [17].

Administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1997 2008 Henri de Marcellus    
2008 En cours Vivian Varneau SE Encadrant technique insertion

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[18]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[19].

En 2016, la commune comptait 402 habitants[Note 2], en augmentation de 11,36 % par rapport à 2011 (Charente : +0,17 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1841 1846 1851 1856
340365383436407382426431443
1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
430461432438450496488495420
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
422434363364346339312293294
1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012 2016
286286319318274318324366402
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[20] puis Insee à partir de 2006[21].)
Histogramme de l'évolution démographique

Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

Pyramide des âges à Vilhonneur en 2007 en pourcentage[22].
HommesClasse d’âgeFemmes
0,6 
90  ans ou +
0,0 
5,5 
75 à 89 ans
10,0 
17,7 
60 à 74 ans
16,9 
22,0 
45 à 59 ans
21,9 
21,3 
30 à 44 ans
23,1 
15,9 
15 à 29 ans
13,1 
17,1 
0 à 14 ans
15,0 
Pyramide des âges du département de la 'Charente en 2007 en pourcentage[23].
HommesClasse d’âgeFemmes
0,5 
90  ans ou +
1,6 
8,2 
75 à 89 ans
11,8 
15,2 
60 à 74 ans
15,8 
22,3 
45 à 59 ans
21,5 
20,0 
30 à 44 ans
19,2 
16,7 
15 à 29 ans
14,7 
17,1 
0 à 14 ans
15,4 

Économie[modifier | modifier le code]

Industrie[modifier | modifier le code]

La carrière de pierre de taille calcaire et la scierie, situées à Rochebertier, datent du début du XXe siècle et sont exploitées par la compagnie Rocamat[24].

Équipements, services et vie locale[modifier | modifier le code]

Enseignement[modifier | modifier le code]

L'école publique est un regroupement pédagogique intercommunal (RPI) entre Saint-Sornin, Vilhonneur et Vouthon. Saint-Sornin accueille l'école primaire, et Vilhonneur et Vouthon les écoles élémentaires, avec une classe. Le secteur du collège est La Rochefoucauld[25],[26].

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

L'église paroissiale Saint-Pierre possède une architecture simple avec une nef unique terminée par un clocher massif carré.

Patrimoine civil[modifier | modifier le code]

La grotte du Placard

Grottes[modifier | modifier le code]

La commune compte deux grottes préhistoriques de nature exceptionnelle.

  • La grotte du Placard, située à Rochebertier, découverte en 1853, a permis la datation du Magdalénien et du Solutréen. Vers 1990, ont été mises au jour des peintures dont les caractéristiques sont identiques à celles de la grotte du Pech Merle dans le Lot.
  • La grotte du Visage a été découverte en novembre 2005 lors d'une exploration spéléologique. En février 2006, le Ministère de la Culture a fait part de la découverte de gravures pariétales, d'ossements humains et animaux datant du Paléolithique supérieur (période gravettienne, autour de 25 000 ans BP) . Les expertises continuent[27],[28].
  • L'abri du Bois-du-Roc, un autre gisement préhistorique du site, a été vandalisé et pillé avant le commencement des fouilles et des travaux d'expertise.

Gué[modifier | modifier le code]

À l’emplacement de l'ancien gué romain subsiste un pont de pierre de 50 cm de large, caractéristique des vallées de la Tardoire et du Bandiat.

Château de Vilhonneur[modifier | modifier le code]

Le château de Vilhonneur du XIVe siècle est aujourd'hui en grande partie détruit. Les douves ont été comblées et le pont-levis a disparu. Seuls subsistent: le portail protégé par une ligne de merlons sur mâchicoulis, avec corps de garde au premier étage; un grand donjon carré flanqué d'une tourelle enfermant un escalier à vis. Il est inscrit monument historique depuis 1966[29].

La Maison de la dîme est face au château.

Article détaillé : Château de Vilhonneur.

Logis de Rochebertier[modifier | modifier le code]

Le logis de Rochebertier ou la Rochebertier, au lieu-dit Pré-du-Logis date de la fin du XVIe siècle et a été remanié au XVIIIe siècle. Construit en "L", il compte une tour de défense carrée et trois tours rondes, dont celle située en façade qui comporte un escalier à vis. Il a été inscrit monument historique le 26 mai 1986[30].

Article détaillé : Logis de Rochebertier.

Moulin de Pierre[modifier | modifier le code]

À Rochebertier, juste en-dessous de la grotte du Placard.

Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

Patrimoine environnemental[modifier | modifier le code]

Le GR 4 qui va de Royan à Grasse traverse la commune.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Une roche était, en Angoumois, un monticule où le seigneur construisait son château.
  2. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Site habitants.fr, « Les gentilés de Charente », (consulté le 23 août 2015)
  2. Distances orthodromiques prises sous ACME Mapper
  3. a b c d et e Carte IGN sous Géoportail
  4. Visualisateur Infoterre, site du BRGM
  5. Carte du BRGM sous Géoportail
  6. [PDF] BRGM, « Notice de la feuille de Montbron », sur Infoterre, (consulté le 12 novembre 2011)
  7. Jean Nanglard, Livre des fiefs de Guillaume de Blaye, évêque d'Angoulême [« Liber feodorum »], t. 5, Société archéologique et historique de la Charente, (1re éd. 1273), 404 p. (lire en ligne), p. 189
  8. Jean Talbert, Origine des noms de lieux, 1928
  9. Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieux en France, Paris, Librairie Guénégaud, (1re éd. 1963), 738 p. (ISBN 2-85023-076-6), p. 721.
  10. Jean-Hippolyte Michon, Statistique monumentale de la Charente, Paris, Derache (réimprimé en 1980 par Bruno Sépulchre, Paris), , 334 p. (lire en ligne), p. 55
  11. Gilles Bernard, Charente, C.Bonneton, , 431 p. (ISBN 2-862531251, lire en ligne), p. 214
  12. a et b Christian Vernou, La Charente, Maison des Sciences de l'Homme, Paris, coll. « Carte archéologique de la Gaule », , 253 p. (ISBN 2-87754-025-1), p. 159
  13. Jean-Hippolyte Michon, Statistique monumentale de la Charente, Paris, Derache (réimprimé en 1980 par Bruno Sépulchre, Paris), , 334 p. (lire en ligne), p. 165
  14. Joël Guitton et al., Les chemins de Saint-Jacques en Charente, éditions Sud Ouest, , 254 p. (ISBN 978-2-8177-0053-3, présentation en ligne), p. 9,73
  15. Jean-Paul Gaillard, Châteaux, logis et demeures anciennes de la Charente, Paris, librairie Bruno Sepulchre, (réimpr. 2005), 893 p., p. 814
  16. Jules Martin-Buchey, Géographie historique et communale de la Charente, édité par l'auteur, Châteauneuf, 1914-1917 (réimpr. Bruno Sépulchre, Paris, 1984), 422 p., p. 403
  17. Marie Lajus, « Arrêté portant création de la commune nouvelle de Moulins-sur-Tardoire par fusion des communes de Rancogne et Vilhonneur », Recueil des actes administratifs spécial n°16-2018-055,‎ , p. 3-5 (lire en ligne)
  18. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  19. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  20. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  21. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.
  22. « Evolution et structure de la population à Vilhonneur en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 6 août 2010)
  23. « Résultats du recensement de la population de la Charente en 2007 » [archive du ], sur le site de l'Insee (consulté le 6 août 2010)
  24. « Carrière de pierre de taille », notice no IA00066418, base Mérimée, ministère français de la Culture
  25. Site de l'inspection académique de la Charente, « Annuaire des écoles » (consulté le 26 juillet 2012)
  26. Site de l'école de Vilhonneur
  27. Communiqué du Ministère de la Culture
  28. France 2
  29. « Château de Vilhonneur », notice no PA00104538, base Mérimée, ministère français de la Culture
  30. « Logis de Rochebertier », notice no PA00104540, base Mérimée, ministère français de la Culture

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]