Bret Easton Ellis

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Bret Easton Ellis
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Bret Easton Ellis en

Naissance (53 ans)
Los Angeles, Californie, Drapeau des États-Unis États-Unis
Activité principale
Auteur
Langue d’écriture Anglais américain
Mouvement Génération X
Brat Pack
Anticipation sociale
Genres
Roman, nouvelle

Œuvres principales

Signature de Bret Easton Ellis

Bret Easton Ellis, né le à Los Angeles, est un écrivain américain. C'est l'un des auteurs principaux du mouvement Génération X et on le classe parfois parmi les romanciers d'anticipation sociale. Il se considère comme un moraliste, bien que certains voient en lui un nihiliste. Ses personnages sont souvent jeunes, dépravés et vains, mais ils en sont conscients et l'assument. Ellis situe ses romans dans les années 1980, faisant du mercantilisme et de l'industrie du divertissement de cette décennie un symbole. Ses livres, des dystopies (à ne pas confondre avec des contre-utopies qui répondent à un texte utopique en particulier) qui se déroulent souvent dans des métropoles américaines (comme Los Angeles et New York), sont peuplés de personnages récurrents.

Biographie[modifier | modifier le code]

Né à Los Angeles, il passe son enfance à Sherman Oaks, dans la vallée de San Fernando. Il est le fils de Robert Martin Ellis, promoteur immobilier, et de Dale Ellis, femme au foyer, qui divorcent en 1982. Après des études secondaires dans une école privée, The Buckley School, il suit un cursus musical à Bennington College (l'université qui inspire le « Camden Arts College » dans Les Lois de l'attraction). Parallèlement à ses études, il joue dans divers groupes musicaux, dont The Parents. Il est toujours étudiant à la sortie de son premier livre, Moins que zéro. Bien reçu par la critique, il s'en vend 50 000 exemplaires dès la première année.

En 1987, il s'installe à New York pour sortir son deuxième roman Les Lois de l'attraction. Ce roman est adapté au cinéma en 2001 par Roger Avary et interprété par James Van Der Beek et Jessica Biel. C'est notamment dans ce livre que l'on voit apparaître un personnage nommé Bateman, que l'on retrouvera dans son roman suivant.

Son ouvrage le plus controversé est sans doute American Psycho. Son éditeur Simon & Schuster lui avait versé une avance de 300 000 dollars pour qu'il écrive une histoire à propos d'un serial killer. Suite aux nombreuses protestations, l'éditeur refuse de publier le roman. En effet, le roman est notamment considéré comme dangereusement misogyne. Il sort finalement en 1991, édité par Vintage[1]. Certains voient dans ce livre, dont le protagoniste Patrick Bateman est une caricature de yuppie matérialiste et un tueur en série, un exemple d'art transgressif. American Psycho est porté à l'écran en 2000 par Mary Harron et interprété par Christian Bale.

Il a également créé un podcast en 2013 dans lequel il analyse l'industrie du cinéma et reçoit des invités[2],[3].

En 2016, les traductions françaises des œuvres de Bret Easton Ellis ont été réunies en deux tomes par les éditions Robert Laffont dans la collection Bouquins avec une préface de Cécile Guilbert : Moins que zéro, Les Lois de l'attraction, American Psycho et Zombies dans le premier tome, Glamorama, Lunar Park et Suite(s) impériale(s) dans le second.

Style d'écriture[modifier | modifier le code]

Le style d'écriture de Bret Easton Ellis se caractérise par une écriture brute et sans concessions. Les détails dans ses livres sont minutieusement décrits, offrant au lecteur une vision claire de ce que l'auteur chercher à montrer. En cela, son style se rapproche de celui des réalistes et naturalistes, pour lesquels il ne cache pas son admiration[4]. Dans American Psycho, il explore le point de vue de son personnage, froid et psychotique. L'écriture traduit ce sentiment de froideur dans la description méthodique de son environnement. Spécialiste de la génération des jeunes des années 90 à 2000, il décrit dans ses œuvres le quotidien monotone de ses anti-héros. Dès son premier roman, Moins Que Zéro, les personnages sont des adolescents, fils de riches, qui passent la majorité de leur temps à se détruire. La jeunesse en perdition, bien que fascinante selon lui, est également une source de frustration pour l'auteur. Il la qualifie de « Generation Wuss », littéralement : « Génération Chochotte », et la décrit comme une génération d'adolescents trop sensibles qui ont perdu le sens des réalités[5].

Certains critiques l'ont souvent comparé J. D. Salinger qu'il rejoint dans sa description de la jeunesse. L'Attrape-cœurs contient à ce propos de nombreux points communs avec le premier roman de Ellis. Les deux présentent un héros tout juste sorti de l'adolescence, de retour dans sa ville natale (New York dans L'Attrape-cœurs, Los Angeles dans Moins Que Zéro), errant dans les avenues et les bars. Bret Easton Ellis a par ailleurs joué sur cet héritage en se réjouissant de la mort de Salinger dans un tweet[6].

L'univers de ses romans[modifier | modifier le code]

D'un roman à l'autre, on retrouve des personnages et des décors. Ainsi, l'auteur fait souvent référence au Liberal arts college de Camden (en), largement inspiré de Bennington College où il a lui-même étudié.

Par ailleurs, Sean Bateman (Les Lois de l'attraction) est le petit frère de Patrick Bateman (American Psycho). Patrick fait une brève apparition dans Les Lois de l'attraction ainsi que dans Glamorama et Sean en fait une dans American Psycho, deux des trois scènes étant des déjeuners entre frères. Paul Denton (Les Lois de l'attraction) fait lui aussi une simple apparition dans American Psycho, dévisageant Patrick Bateman dans un restaurant. De même, Victor Ward, personnage secondaire dans Les Lois de l'attraction devient le héros de Glamorama où l'on retrouve également Lauren Hynde (Les Lois de l'attraction). On peut également deviner dans Les Lois de l'attraction la présence à un cours de Clay, l'anti-héros de Moins que zéro qui sera par ailleurs le narrateur d'un chapitre du livre. Plus subtilement encore, de nombreux personnages de l'œuvre de l'auteur, tels qu'Alana et Blair de Moins que Zéro, apparaissent dans Zombies, recueil de nouvelles apparemment rédigées avant la publication de Moins que Zéro. On retrouve également Alison Poole, la terrible fille à papa empruntée à Jay McInerney, dans American Psycho et Glamorama. Timothy Price, collègue de Patrick Bateman dans American Psycho devient dans Zombies un véritable vampire. Jamie Fields, mannequin recherchée dans Glamorama n'est autre que le grand amour de Victor Ward dans Les Lois de l'attraction.

On peut également noter que Imperial Bedroom (sans « s ») (Suite(s) impériale(s) en français) est le titre d'un album d'Elvis Costello et que Less Than Zero (Moins Que Zéro) est le titre d'une de ses chansons. Elvis Costello est d'ailleurs régulièrement cité dans ce livre puisqu'il figure sur un poster dans la chambre de Clay.

Œuvres[modifier | modifier le code]

Adaptations au cinéma[modifier | modifier le code]

Scénariste[modifier | modifier le code]

Distinctions[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) Rosanna Boscawen, « American Psycho: a history of controversy », sur Picador, (consulté le 26 mars 2017).
  2. (en) Christopher Hooton, « Bret Easton Ellis and Quentin Tarantino talk race in new interview », The Independent, 14 octobre 2015.
  3. (en) Carrie Battan, « Kanye West Guests on the Debut of Bret Easton Ellis' Podcast », TPitchfork media, 18 novembre 2013.
  4. Minh Tran Huy, « Bret Easton Ellis : “J’étais jeune, riche et célèbre” », sur Madame Figaro, (consulté le 26 mars 2017).
  5. (en) Bret Easton Ellis, « Millennial / «Generation Wuss» », sur Vanity Fair, (consulté le 26 mars 2017).
  6. (en) Olaf Tyaransen, « Back To Ground Zero », sur Herald.ie, (consulté le 26 mars 2017).

Liens externes[modifier | modifier le code]

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