Name dropping

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Le name dropping (littéralement le « lâcher de noms ») est une figure de style consistant à citer des noms connus, notamment de personnes ou d'institutions, pour tenter d'impressionner, selon le cas, ses interlocuteurs, auditeurs, lecteurs ou spectateurs.

Cette pratique se rencontre également avec l'étalage de titres d'ouvrages — en anglais title dropping — ou de marques commerciales (brand-name dropping).

Traductions[modifier | modifier le code]

En français, on parle plutôt d'« émailler de noms célèbres » sa conversation, ses écrits, de « faire allusion à des personnes connues », de « balancer des noms connus » ou de « faire étalage de ses relations »[1].

Présentation[modifier | modifier le code]

L'essayiste américain Joseph Epstein donne la définition suivante du name dropping : « Le name dropping consiste à se servir de la magie qui émane du nom de célébrités pour asseoir sa propre supériorité tout en amenant son voisin à prendre conscience de la terne existence qu'il mène. Le name dropping est une composante du snobisme et l'une des missions du snob est d'encourager chez autrui un sentiment, même vague, d'inutilité »[2].

Ce procédé a souvent une connotation péjorative ou sarcastique car il est perçu comme la tentative d'impressionner les interlocuteurs. S'il est utilisé dans un raisonnement logique, le name dropping peut être considéré comme un argument d'autorité.

Exemples[modifier | modifier le code]

Littérature[modifier | modifier le code]

Le recours à cette figure de style est une tendance à la mode en littérature moderne.

Musique[modifier | modifier le code]

Des artistes comme Alain Souchon (dans Foule sentimentale, La Beauté d'Ava Gardner, voire La ballade de Jim) et Vincent Delerm utilisent le name dropping dans de nombreuses chansons. Ce qui était également le cas de Serge Gainsbourg, notamment dans la chanson Ex fan des sixties.

Cinéma et télévision[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. name dropping, dans reference.com.
  2. (en) Joseph Epstein, Narcissus Leaves the Pool, Houghton Mifflin Harcourt, 2007, 321 p., p. 80 : « Name-dropping [...] is using the magic that adheres to the names of celebrated people to establish one's superiority while at the same time making the next person feel the drabness of his or her own life. Name-dropping is a division of snobbery, and one of the snob's missions is to encourage a feeling however vague of hopelessness in others. »
  3. « Dernier été, de Franz-Olivier Giesbert : en attendant la fin du monde », sur LEFIGARO : « En France, sur fond de guerre civile larvée et sous l’égide du Parti unique du Bien, le pouvoir traque les esprits déviants et la Commission Busnel met les écrivains sulfureux à l’index : Aragon, Bernanos, Céline, Handke, Finkielkraut, Houellebecq, Muray… À Marseille, Antoine Bradsock, écrivain et ancien notable du monde médiatico-politique, observe le chaos d’un œil goguenard... »
  4. « "Dernier été" de Franz-Olivier Giesbert : très bon roman où l’on déguste le parfum de l’âme humaine et le retour de l’esprit français... », sur Atlantico.fr : « Le parfum de l’âme humaine s’y révèle, laissant Pascal, George Bernard Shaw, Baudelaire, Nietzsche, Giono et consorts glousser de bonheur en réalisant que l’auteur, décidément plus que fréquentable, n’a pas oublié de les citer. »

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]