Bernard Mourad

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Bernard Mourad
Photo Bernard Mourad.jpg
Biographie
Naissance
Nationalité
française et libanaise
Formation
HEC Paris, Sciences Po Paris
Activité
banquier, écrivain, entrepreneur
Autres informations
A travaillé pour

Bernard Mourad, (arabe: برنار مراد) né au Liban en 1975, est un banquier, écrivain, dirigeant d'entreprise et entrepreneur, conseiller d'Emmanuel Macron pendant sa campagne présidentiel.

Biographie[modifier | modifier le code]

De père libanais chrétien et de mère française d'origine juive marocaine[1], il grandit à Issy-les-Moulineaux (France), sa famille ayant fui les violences de la guerre civile libanaise[2],[3],[4],[5].

Son frère Jean-Jacques est médecin, professeur à l'hôpital de Bobigny, et sa sœur est infirmière[5].

Il est diplômé de l'Institut d'études politiques (IEP) de Paris (1997)[6] et de l'École des hautes études commerciales (HEC) dont il sort major aux deux concours d'entrée.

En 2000, il fonde le site étudiant Alafac.com, puis embrasse une carrière dans la finance en tant que banquier d'affaires au sein de Morgan Stanley. En 2012, il devient Managing Director au sein de cette banque. Il est considéré comme l'une des figures emblématiques d'une nouvelle génération de banquiers d'affaires[7],[8]. En 2014, il figure dans la sélection du journal Financial News recensant les 40 étoiles montantes de la banque d'investissement en Europe de moins de 40 ans[9],[10] ainsi que dans la sélection des « Leaders économiques de demain » établie par l'Institut Choiseul [11]. Spécialiste du secteur des médias et télécoms, Il est réputé proche des entrepreneurs et milliardaires Xavier Niel et Patrick Drahi[12]. Aux côtés de ce dernier, il pilote notamment l'introduction en Bourse d'Altice, la fusion de Numericable et SFR[13],[14], ainsi que le sauvetage du journal Libération[15],[16] et le rachat de L'Express. Il est également déjà, à l'époque, réputé proche d'Emmanuel Macron[17],[18] (à qui il envoie une note de conseil de 17 pages pour le programme économique du candidat socialiste à la présidentielle François Hollande en 2011 et à qui il rend ensuite visite à l'Élysée quand il est nommé secrétaire général adjoint de la présidence de la République[5]) ainsi que du conseiller en communication Stéphane Fouks, vice-président d'Havas, qu'il a introduit auprès de Patrick Drahi dans le cadre de la bataille médiatique et politique pour le rachat de SFR[19],[20].

En janvier 2015, à l'âge de 39 ans, il quitte Morgan Stanley pour prendre la présidence d'Altice Media Group, le nouveau groupe de médias de Patrick Drahi constitué d'une vingtaine de titres de presse (dont Libération, L'Express-L'Expansion, L'Étudiant, Point de Vue, Lire, Studio) et de la chaîne d'information internationale i24news[21],[3],[22],[23]. Dès juillet 2015, ce portefeuille de médias s'élargit à travers une alliance stratégique entre Altice et le groupe audiovisuel NextRadioTV (BFM, RMC…). En avril 2016, il pilote la fusion d'Altice Media Group avec SFR, créant le premier opérateur convergent télécoms-médias en France. Il est nommé dans la foulée vice-président de SFR Presse et responsable du développement d'Alice Media International.

En décembre 2013, il lance sur ses fonds personnels mySOS, une application mobile qui permet de sauver des vies en mettant en relation un réseau de citoyens prêts à aider toute personne rencontrant un problème de santé ou de sécurité dans un périmètre de 3 kilomètres[24],[2],[25],[26]. Cette application crée le premier réseau social solidaire au monde et bénéficie du soutien de la Croix-Rouge française et de la Fédération française de cardiologie[27],[28],[29].

En octobre 2017, il fonde et prend la présidence de The Board Partners, une banque d'affaires d'un nouveau genre associant plus de 80 hauts dirigeants, en partenariat avec Jean-Marie Messier [30]. Il annonce simultanément la création de Loopsider, un nouveau média vidéo dédié aux réseaux sociaux, qu'il finance et préside, en association avec l'ancien dirigeant de Dailymotion (Giuseppe de Martino) et l'ancien directeur de la rédaction de Libération (Johan Hufnagel)[31],[5].

Campagne présidentielle d'Emmanuelle Macron[modifier | modifier le code]

En octobre 2016, il quitte ses fonctions chez Altice Media Group pour rejoindre l'équipe de campagne d'Emmanuel Macron comme conseiller spécial[32]. Il se charge notamment de la collecte de fonds, en lien avec le financier officiel de la campagne, Christian Dargnat. Son frère Jean-Jacques participe aussi au programme santé du candidat[5].

Bank of America[modifier | modifier le code]

Il rejoint Bank of America en septembre 2018 en tant que directeur du siège parisien, un de ses dossiers concerne la privatisation de aéroports de Paris ADP[33],[34]

Carrière littéraire[modifier | modifier le code]

En 2006, il publie un premier roman, Les Actifs corporels. Il y met en scène un capitalisme poussé à l'extrême, où les êtres humains peuvent être cotés en Bourse sous la forme de « sociétés-personnes » dans le cadre de la « Nouvelle Économie individuelle ». Le héros, Alexandre Guyot, un consultant trentenaire, est le premier homme introduit sur le marché. L'ouvrage développe une perspective entre dystopie et critique socio-économique, que l'auteur place dans la lignée de Michel Houellebecq et de Bret Easton Ellis[5].

Le premier roman de Bernard Mourad a été traduit en allemand par la maison d'édition Ullstein, sous le titre Kauf Mich ! (Achète-moi !). Il est sorti en poche en 2007 aux éditions J'ai Lu (collection « Nouvelle génération »).

En mai 2008 est publié le deuxième roman de Bernard Mourad, Libre échange. Dans la même veine d'anticipation réaliste, l'ouvrage développe une analyse psychologique et sociale de la recherche du bonheur et de l'identité, dans un contexte d'emprise croissante du pouvoir médiatico-politique. On y suit le parcours sombre et inquiétant d'un héros suicidaire qui se voit proposer d'échanger sa vie contre celle d'un autre homme.

Vie privée[modifier | modifier le code]

Il est marié à la numéro 2 de Hachette[5].

Ouvrages[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Marc Baudriller, « Bernard Mourad, de L'Express à Macron », Challenges,‎ (lire en ligne)
  2. a et b "Bernard Mourad au secours du SOS", Libération, 13 février 2014
  3. a et b "Un banquier à la tête de l'Express et Libération", lemonde.fr, 3 février 2015
  4. "Impeccable: portrait de Bernard Mourad, Challenges, 4 juin 2015 (numéro 436), page 72"
  5. a b c d e f et g Sophie des Déserts, « Le drôle d'ami du président », Vanity Fair n°64, décembre 2018 - janvier 2019, p. 114-119.
  6. http://www.sciences-po.asso.fr/profil/bernard.mourad97.
  7. "Les nouveaux rois des fusions", Journal du Dimanche, 13 juillet 2014
  8. "En vue: Bernard Mourad", Les Echos, 28 juillet 2015
  9. "Bernard Mourad, le banquier atypique", Les Echos, 1er décembre 2014
  10. "40 under 40 Rising Stars of Investment Banking", Financial News, 1er décembre 2014
  11. "Les leaders économiques de demain", Choiseul/Figaro Magazine, 3 mars 2015
  12. "Bernard Mourad, banquier ange gardien", Le Figaro, 17 décembre 2013
  13. "Les deux semaines folles qui ont chambardé le paysage des télécoms", Les Echos, 13 mars 2014
  14. "Vivendi, la nuit la plus longue", Le Figaro, 8 avril 2014
  15. "L'investisseur masqué de Libé est bien Patrick Drahi", Libération, 15 avril 2014
  16. "Patrick Drahi est l'investisseur mystère de Libération", Médiapart, 12 mai 2014
  17. "Macron, l'homme qui dérange", Le Point, 5 février 2015 (numéro 2213), page 37
  18. "L'Express incarne son nouvel esprit réformiste avec l'icône Emmanuel Macron", Le Monde, 8 mars 2016
  19. "L'ombre de DSK dans la bataille pour SFR", L'Opinion, 20 mars 2014
  20. "Stéphane Fouks, l'éminence inoxydable", Le Figaro Magazine, 6 février 2015
  21. "Un banquier à la tête de l'Express et Libération", Les Echos, 2 février 2015
  22. "Billionaire Drahi Set to Expand International Media Holdings", Wall Street Journal, 2 février 2015
  23. "Patrick Drahi confie ses médias au banquier Bernard Mourad", Challenges, 3 février 2015
  24. "Bernard Mourad, banquier ange gardien", Le Figaro, 17 décembre 2013
  25. "Ce banquier veut vous sauver la vie", Paris Match, 4 mars 2014
  26. "Bernard Mourad, le banquier d'affaires qui sauve des vies", La Tribune et Arte, février 2014
  27. "mySOS, l'application pour personnes en détresses", Le Monde, 13 avril 2014
  28. "mySOS, un ange gardien dans la poche", Les Echos, 30 décembre 2013
  29. "Comment un banquier d'affaires se retrouve confronté au dilemme du start-upper", Challenges, 12 février 2014
  30. "Jean-Marie Messier et Bernard Mourad veulent casser les codes de la banque d'affaires", Les Echos, 23 octobre 2017
  31. "L'ancien patron d'Altice Media lance un pure-player video", Le Figaro, 26 septembre 2017
  32. Bernard Mourad quitte Altice pour rejoindre l'équipe d'Emmanuel Macron, challenges.fr, 4 octobre 2016
  33. « L'ex-banquier de Drahi, Bernard Mourad, rejoint Bank of America à Paris », sur La Tribune,
  34. Sophie des Déserts et Condé Nast Digital France, « Bernard Mourad, le banquier qui n'épargne rien à Emmanuel Macron », sur Vanity Fair,

Liens externes[modifier | modifier le code]