Bernard Eisenschitz

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Bernard Eisenschitz
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SartheVoir et modifier les données sur Wikidata
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Bernard Eisenschitz, né le à Saint-Calais, est un historien et critique de cinéma français, spécialiste notamment du cinéma soviétique, en particulier de son versant méconnu. Il est aussi traducteur, directeur de restauration de films, réalisateur, producteur et diffuseur de films.

Biographie[modifier | modifier le code]

La famille de Bernard Eisenschitz est une famille ashkénaze originaire d'Allemagne et d'Autriche[1]. Il est le neveu du peintre Willy Eisenschitz[2]

Son modèle fut l'historien du cinéma Georges Sadoul, dont il a assuré l'édition définitive de l’Histoire générale du cinéma. Passionné de Fritz Lang et de Nicholas Ray, mais aussi de Chris Marker et de Robert Kramer, Eisenschitz a travaillé entre autres sur Friedrich Wilhelm Murnau, Ernst Lubitsch, le cinéma allemand, l'histoire de la Cinémathèque française...

En 2001, il fonde la revue Cinéma. La même année, il termine la restauration, dite définitive, de L'Atalante de Jean Vigo et réalise un documentaire sur les différentes restaurations du film intitulé Les Voyages de L'Atalante.

Il est à l'occasion comédien pour des copains cinéastes, par exemple dans Out 1 de Jacques Rivette, La Maman et la Putain de Jean Eustache, Le Prestige de la mort de Luc Moullet, ou encore pour Otar Iosseliani, Wim Wenders et Amos Gitaï, et dans Deux Rémi, deux de Pierre Léon, où il incarne un petit patron bordelais.

Citation[modifier | modifier le code]

« Traducteur, historien du cinéma, programmateur, réalisateur et acteur à l'occasion, Eisenschitz est l'une de ces figures secrètes de la cinéphilie dont l'érudition et la finesse de touche se rendent toujours disponibles à qui les sollicite[3]. »

Filmographie[modifier | modifier le code]

  • 1968 : Pick up (court métrage)
  • 1974 : Printemps 58 (court métrage)
  • 2001 : Les Messages de Fritz Lang (court métrage)
  • 2003 : Chaplin Today : Monsieur Verdoux (documentaire télé)

Acteur[modifier | modifier le code]

Publications[modifier | modifier le code]

  • Humphrey Bogart, Paris, Eric Losfeld, Le Terrain vague, 1967
  • Ernst Lubitsch, Anthologie du cinéma, 1969
  • Douglas Fairbanks, Anthologie du cinéma, 1969
  • Le Cinéma allemand aujourd’hui, Paris, Documents, 1976 ; Paris, Nathan, coll. Cinéma 128, 1999
  • Roman américain, les vies de Nicholas Ray, Christian Bourgois, 1990
  • Man Hunt de Fritz Lang, Crisnée, Yellow Now, 1992
  • Chris Marker, Festival de Pesaro, Dino Audino Editore, Rome, 1996
  • Fritz Lang au travail, Éditions Cahiers du cinéma, 2011

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Fritz Lang était un des héros de ma famille, originaire, comme lui, d'Autriche et d'Allemagne. » Jacques Mandelbaum, « Fritz Lang a toujours refusé les compromis Eisenschitz », Le Monde, 18 octobre 2011 [lire en ligne].
  2. Willy et Bernard Eisenschitz
  3. Jacques Mandelbaum, « Les "énigmes absolues" de Bernard Eisenschitz, figure secrète de la cinéphilie », Le Monde, 5 novembre 2009, [lire en ligne]

Liens externes[modifier | modifier le code]