Benjamin Raspail

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Benjamin Raspail
Raspail, Benjamin (And. Gill 1877).jpg
André Gill, Benjamin Raspail,
Le Bulletin de vote, no 54, .
Fonctions
Député français
-
inconnu
inconnu
Maire d'Arcueil
inconnu
Jules Appolinaire Caron (d)
Conseiller général
Seine
Canton de Villejuif
-
Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 76 ans)
CachanVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activité
Père
Fratrie

Benjamin Raspail né le à Paris et mort le à Cachan (Seine, actuel Val-de-Marne) est un peintre, graveur et homme politique français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Benjamin Raspail est le fils du chimiste François-Vincent Raspail (1794-1878), dont il partagea l'exil belge et les idées d'extrême-gauche.

En 1841, à la suite d'une poursuite à coups de pierres à Épinay, il est gravement blessé et doit être amputé de la jambe droite, au-dessus du genou. Les chirurgiens acceptèrent les pansements de son pere, Francois Raspail : aspersion d'alcool camphré sur la peau, camphre en poudre sur les sutures, charpie imprégnée de pommade camphrée. « Les suites opératoires furent parfaites, alors que de nombreux opérés traités par la méthode classique s'infectaient et que beaucoup en mouraient[1],[2]. »

En 1874, au décès d'Eugène Lavenant, il assure la fonction de maire d'Arcueil en tant que premier conseiller inscrit au tableau. Il est aussi conseiller général de la Seine, et député de la Seine pour la gauche républicaine. En , opposant au gouvernement de Broglie il signe le manifeste des 363[3].

En 1878, il dépose une motion demandant la vente des diamants de la Couronne.

Le , il dépose la loi faisant du la fête nationale annuelle en commémoration de la prise de la Bastille et de la Fête de la Fédération[4]. Ce projet de loi, signé par 64 députés, est adopté par l'Assemblée le et par le Sénat le . Elle est promulguée le .

Le , Benjamin Raspail fait voter par la Chambre, par 342 voix contre 85, son projet de loi d'aliénation des diamants de la Couronne, pour financer une caisse des invalides du travail contre le projet de Jules Ferry qui souhaite que cette vente alimente une caisse de dotation des Musées nationaux. Pour Jules Ferry, donner le produit de la vente aux invalides du travail ne serait « qu'une goutte d'eau dans l'océan ». Le projet est alors porté au Sénat. Plusieurs années de discussion sont nécessaires pour obtenir un consensus, sur la vente de la totalité ou d'une partie des joyaux, et sur l'affectation du produit de la vente.

La loi d'aliénation des diamants de la Couronne n'est votée que le , co-signée par Jules Grévy, président de la République, et Sadi Carnot, ministre des Finances[Note 1],[5].

Il légue sa propriété de Cachan pour y fonder une maison de retraite pour invalides du travail et un musée accueillant sa collection de tableaux (incluant ses propres œuvres) et des documents sur la vie politique de son père.

Il est inhumé à Paris au cimetière du Père-Lachaise (18e division), dans la sépulture familiale. Celle-ci est ornée d'une statue de femme drapée, œuvre du sculpteur Antoine Étex, tendant la main vers les barreaux d’une prison, rappelant ainsi les nombreux emprisonnements de son père[2].

Mandats[modifier | modifier le code]

  • 1876-1877 : Seine.
  • 1877-1881 : Seine.
  • 1881-1885 : Seine.
  • 1885-1889 : Seine.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Cette loi d'aliénation des Joyaux de la Couronne, permet leur vente, du au , dans la salle des États, au palais du Louvre à Paris.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Raspail, Simon, et. al., p. 38.
  2. a et b Amis et passionnés du Père-Lachaise, « Benjamin Raspail », sur appl-lachaise.net, (consulté le )
  3. Fiche sycomore.
  4. Présidence de la République, « La fête nationale du 14 juillet » (consulté le ).
  5. Daniel Alcouffe, « Une catastrophe nationale : la vente des Diamants de la Couronne en 1887 », sur www.latribunedelart.com (consulté le ).

Annexes[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • « Benjamin Raspail », dans Adolphe Robert et Gaston Cougny, Dictionnaire des parlementaires français, Edgar Bourloton, 1889-1891 [détail de l’édition].
  • F-V. Raspail, Histoire naturelle de la santé et de la maladie chez les végétaux et chez les animaux en général, et en particulier chez l'homme…, avec dessins et gravures par Benjamin Raspail, tome I, Paris, 1860 (en ligne sur Gallica).
  • Simone Raspail, Lise Dubief, Marianne Carbonnier, Georges Le Rider (préface), François-Vincent Raspail : 1794-1878, Paris, Bibliothèque nationale, 1978 (data BnF) — Catalogue de l'exposition du au .
  • Léon Vanier (sous le pseudonyme de Pierre et Paul), « Benjamin Raspail », Les Hommes d'aujourd'hui, no 78, 1879 (data BnF).

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]