Benjamin Raspail

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Benjamin Raspail, né le à Paris et mort le à Cachan (Seine actuellement Val-de-Marne), fils de François-Vincent Raspail dont il partagea l'exil belge et les idées d'extrême-gauche, fut peintre-graveur et homme politique.

Biographie[modifier | modifier le code]

En 1832, à la suite d'une poursuite à coups de pierres, à Épinay, il fut gravement blessé et devra être amputé d'une jambe[1].

En 1874, au décès d'Eugène Lavenant, il assura la fonction de maire d'Arcueil en tant que « premier conseiller inscrit au tableau ». Il fut aussi conseiller général de la Seine, et député de la Seine pour la gauche républicaine.

En 1878, il déposa une motion demandant la vente des diamants de la Couronne.

Le , il déposa la loi faisant du 14 juillet la fête nationale annuelle en commémoration de la prise de la Bastille et de la Fête de la Fédération[2]. Ce projet de loi, signé par 64 députés, fut adopté par l'Assemblée le et par le Sénat le . Elle fut promulguée le .

Le , Benjamin Raspail fait voter par la Chambre, par 342 voix contre 85, son projet de loi d'aliénation des diamants de la Couronne, pour financer une caisse des invalides du travail contre le projet de Jules Ferry qui souhaite que cette vente alimente une caisse de dotation des Musées nationaux. Pour Jules Ferry, donner le produit de la vente aux invalides du travail ne serait « qu'une goutte d'eau dans l'océan ». Le projet fut alors porté au Sénat. Plusieurs années de discussion seront nécessaires pozer obtenir un consensus, sur la vente de la totalité ou d'une partie des joyaux, et sur l'affectation du produit de la vente.

La loi d'aliénation des diamants de la Couronne ne fut votée que le , co-signée par Jules Grévy, président de la République, et Sadi Carnot, ministre des Finances[Note 1],[3].

Il légua sa propriété de Cachan pour y fonder une maison de retraite pour invalides du travail et un musée accueillant sa collection de tableaux (incluant ses propres œuvres) et des documents sur la vie politique de son père.

Il fut inhumé à Paris au cimetière du Père-Lachaise (18e division), dans la sépulture familiale. Celle-ci est ornée d'une statue de femme drapée, œuvre du sculpteur Antoine Étex, tendant la main vers les barreaux d’une prison, rappelant ainsi les nombreux emprisonnements de son père[1].

Mandats[modifier | modifier le code]

  • 1876-1877 : Seine
  • 1877-1881 : Seine
  • 1881-1885 : Seine
  • 1885-1889 : Seine

Sources[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Cette loi d'aliénation des Joyaux de la Couronne, permettra leur vente, du 12 au , dans la Salle des États, au Palais du Louvre

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Amis et passionnés du Père-Lachaise, « Benjamin Raspail », sur appl-lachaise.net,‎ (consulté le 7 décembre 2015).
  2. Présidence de la République, « La fête nationale du 14 juillet » (consulté le 22 juillet 2016)
  3. Daniel Alcouffe, « Une catastrophe nationale : la vente des Diamants de la Couronne en 1887 », sur www.latribunedelart.com (consulté le 26 mai 2015).

Article connexe[modifier | modifier le code]

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