Bataille du canal de la Mona

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Bataille du canal de la Mona
Description de cette image, également commentée ci-après
La prise des vaisseaux de 64 canons Caton et Jason par le HMS Valiant (74) dans le canal de la Mona, 19 avril, 1782
Informations générales
Date
Lieu Canal de la Mona, mer des Caraïbes
Issue Victoire britannique
Belligérants
Drapeau de la Grande-Bretagne. Grande-BretagneDrapeau du royaume de France Royaume de France
Commandants
Drapeau du Royaume-Uni Sir Samuel HoodDrapeau de la France Comte de Framont
Forces en présence
10 vaisseaux de ligne
1 frégate
1 brûlot
2 vaisseaux de ligne
2 frégate
1 corvette
Pertes
10 tués
14 blessés[1]
2 vaisseaux de ligne capturés,
1 frégate capturée,
1 corvette capturée,
1 300 prisonniers

Guerre d'indépendance des États-Unis

Coordonnées 18° 30′ nord, 68° 00′ ouest

Géolocalisation sur la carte : Petites Antilles

(Voir situation sur carte : Petites Antilles)
Bataille du canal de la Mona

La bataille du canal de la Mona est un combat naval qui oppose, le une escadre britannique placée sous les ordres du contre-amiral Sir Samuel Hood à un petit détachement français inférieur en nombre. L'affrontement a lieu dans le canal de la Mona, qui sépare les îles d'Hispaniola et de Puerto Rico, peu de temps après la victoire britanniques à la bataille des Saintes. Les Britanniques capturent quatre bâtiments, dont deux vaisseaux de ligne de 64 canons.

Contexte[modifier | modifier le code]

Sir Samuel Hood

Entre le 9 et le 12 avril 1782, une flotte britannique placée sous le commandement de l'amiral Rodney combat et défait la flotte française du comte de Grasse à la bataille des Saintes, contrariant par là même les plans français d'invasion de la Jamaïque. Le contre-amiral Sir Samuel Hood combat sous les ordres de Rodney aux Saintes, et critique ouvertement son supérieur de ne pas avoir poussé son avantage face à une flotte française battant en retraite. La flotte britannique rentre en Jamaïque, d'où Rodney ordonne à Hood de se mettre à la recherche de vaisseaux français endommagés ayant réussi à s'extraire du combat. Une escadre de treize bâtiments, commandée par Hood, met les voiles en direction de Saint-Domingue.

Le vaisseau de ligne français Caton (64) avait été endommagé lors du combat du 9 avril et le Jason (64) avait également subi d'importants dégâts le 10 avril au cours d'une collision avec le Zélé, rendu ingouvernable. Ces deux bâtiments se trouvent dans le canal de la Mona accompagnés de bâtiments plus petits, avec pour destination Cap-Français, lorsqu'ils sont repérés par l'escadre de Hood[2]

Forces en présence[modifier | modifier le code]

Royaume de France[modifier | modifier le code]

Royaume de Grande-Bretagne[modifier | modifier le code]

L'affrontement[modifier | modifier le code]

Hood ordonne de prendre en chasse les bâtiments français. Les vaisseaux britanniques, à la coque doublée de cuivre, rattrapent sans difficulté les vaisseaux français avariés. Le HMS Valiant capture le Jason et le Caton en perdant quatre hommes et en ayant à déplorer six blessés au cours du combat, alors que dans le même temps, le HMS Magnificent capture la frégate Aimable en perdant lui aussi quatre hommes et huit blessés[Note 1],[3]. La frégate Astrée parvient, elle, à s'échapper avec des dégâts mineurs[1].

Conséquences[modifier | modifier le code]

Les vaisseaux français capturés sont ramenés en Angleterre pour être intégrés aux listes de la Royal Navy. Le Jason est rebaptisé HMS Argonaut, alors que le Caton est converti en navire hôpital pour les prisonniers de guerre et ancré au large de Saltash en Cornouailles. Il continuera à être utilisé pendant les guerres napoléoniennes[4]. L’Aimable est rebaptisé HMS Aimable et sert dans la Royal Navy jusqu'en 1811[5].

Notes[modifier | modifier le code]

  1. L’Aimable avait été lancée le 20 juillet 1776.

Références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sources et bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Alain Demerliac, La Marine De Louis XVI : Nomenclature Des Navires Français De 1774 À 1792, Nice, Éditions OMEGA, (ISBN 2-906381-23-3)
  • (en) Robert Harvey, A Few Bloody Noses: The American Revolutionary War, Constable and Robinson,
  • (en) Brian Lavery, The Ship of the Line, vol. 1 : The development of the battlefleet 1650-1850, Conway Maritime Press, (ISBN 0-85177-252-8)
  • (en) Joseph Allen, Battles of the British Navy, Londres, Henry Bohn, (lire en ligne)
  • Michel Vergé-Franceschi, Dictionnaire d'Histoire maritime, éditions Robert Laffont, coll. « Bouquins »,
  • Jean Meyer et Martine Acerra, Histoire de la marine française, Rennes, éditions Ouest-France,
  • Rémi Monaque, Une histoire de la marine de guerre française, Paris, éditions Perrin, , 526 p. (ISBN 978-2-262-03715-4)
  • Georges Lacour-Gayet, La marine militaire de France sous le règne de Louis XVI, Paris, éditions Honoré Champion, (lire en ligne)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]