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Autry

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Autry
Autry
Église Notre-Dame-de-la-Confiance surplombant le village.
Blason de Autry
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Grand Est
Département Ardennes
Arrondissement Vouziers
Intercommunalité Communauté de communes de l'Argonne Ardennaise
Maire
Mandat
Pascal Marie Albert Boxebeld
2020-2026
Code postal 08250
Code commune 08036
Démographie
Gentilé Autryens, Autryennes
Population
municipale
101 hab. (2021 en diminution de 18,55 % par rapport à 2015)
Densité 6,2 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 16′ 09″ nord, 4° 50′ 16″ est
Altitude 121 m
Min. 110 m
Max. 168 m
Superficie 16,34 km2
Type Commune rurale à habitat dispersé
Unité urbaine Hors unité urbaine
Aire d'attraction Sainte-Menehould
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton d'Attigny
Législatives Troisième circonscription
Localisation
Géolocalisation sur la carte : France
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Autry
Géolocalisation sur la carte : France
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Autry
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Autry
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Autry

Autry est une commune française située dans le département des Ardennes, en région Grand Est.

Géographie[modifier | modifier le code]

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La commune est dans la région hydrographique « la Seine du confluent de l'Oise (inclus) à l'embouchure » au sein du bassin Seine-Normandie. Elle est drainée par l'Aisne, la Dormoise, le ruisseau des Bievres, le Fossé 02 de la commune d'Autry, l'Aisne et la Remy Galere[1],[Carte 1].

L'Aisne est un cours d'eau naturel navigable de 256 km de longueur, traversant les cinq départements Meuse, Marne, Ardennes, Aisne, Oise. Elle est un affluent de rive gauche de l'Oise, ce qui fait d'elle un sous-affluent de la Seine[2]. Elle traverse la commune dans sa partie est, coulant du sud au nord sur une longueur d'environ 6,2 km.

La Dormoise, d'une longueur de 17 km, prend sa source dans la commune de Sommepy-Tahure, à 143 m d'altitude, et se jette dans l'Aisne, en rive gauche sur la commune, à 115 m d'altitude, après avoir traversé cinq communes[3].

Carte en couleur présentant le réseau hydrographique de la commune
Réseaux hydrographique d'Autry.

Un plan d'eau complète le réseau hydrographique : les étangs des Bièvres, d'une superficie totale de 28,3 ha (12 ha sur la commune)[Carte 1],[4].

Climat[modifier | modifier le code]

En 2010, le climat de la commune est de type climat des marges montargnardes, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique s'appuyant sur une série de données couvrant la période 1971-2000[5]. En 2020, Météo-France publie une typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique altéré et est dans la région climatique Nord-est du bassin Parisien, caractérisée par un ensoleillement médiocre, une pluviométrie moyenne régulièrement répartie au cours de l’année et un hiver froid (°C)[6].

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 10,1 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 15,8 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 838 mm, avec 13 jours de précipitations en janvier et 9,1 jours en juillet[5]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, « Montcheutin_sapc », sur la commune de Montcheutin à 3 km à vol d'oiseau[7], est de 11,0 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 721,9 mm. La température maximale relevée sur cette station est de 41,2 °C, atteinte le ; la température minimale est de −15,5 °C, atteinte le [Note 1],[8],[9].

Les paramètres climatiques de la commune ont été estimés pour le milieu du siècle (2041-2070) selon différents scénarios d'émission de gaz à effet de serre à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020[10]. Ils sont consultables sur un site dédié publié par Météo-France en novembre 2022[11].

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Au , Autry est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à 7 niveaux définie par l'Insee en 2022[12]. Elle est située hors unité urbaine[13]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Sainte-Menehould, dont elle est une commune de la couronne[Note 2],[13]. Cette aire, qui regroupe 50 communes, est catégorisée dans les aires de moins de 50 000 habitants[14],[15].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (51,3 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (52,2 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (40,7 %), terres arables (30,8 %), prairies (20,5 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (4,9 %), zones urbanisées (2,1 %), eaux continentales[Note 3] (0,9 %)[16]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 2].

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Toponymie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1879   Lépine[17]    
avant 1988 ? Mme Élise Garrez    
mars 2001 réélu mars 2008 M. Jean-Pierre Boure[18]    
mars 2014 En cours
(au 3 juillet 2020)
Pascal Boxebeld[19]
Réélu pour le mandat 2020-2026
  Agriculteur
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[20]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[21].

En 2021, la commune comptait 101 habitants[Note 4], en diminution de 18,55 % par rapport à 2015 (Ardennes : −3,2 %, France hors Mayotte : +1,84 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
562658631666651678672679657
1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901 1906
578552522547529477456449454
1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968
483371315257251254267233187
1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016 2021 -
156141133127143137119101-
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[22] puis Insee à partir de 2006[23].)
Histogramme de l'évolution démographique

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Chapelle Saint-Lambert, rue Saint-Lambert.
  • Église Notre-Dame-de-la-Confiance, dans l’église d’Autry, au milieu du chœur existe un caveau dans lequel reposent les corps des seigneurs d’Autry ; l’ouverture de ce caveau est fermée par une tombe de pierre de taille, sur laquelle on ne voit aucune inscription. Il y avait un autre tombeau contre un pilier, il était carré. Pendant la Révolution, un décret ayant ordonné la destruction de ces sortes de monuments, on a démoli le massif et la tombe de marbre noir qui le recouvrait a été déposée au niveau du pavé, avec l'inscription suivante :

« Ci git Jean Armand Barbin Baron de Broyes Comte d’Autry marquis de la Perrière et ci gira Louise de Mascrany sa femme comtesse d’Autry. L’inconstance de l’amour leur a fait préférer une amitié affermie par une estime réciproque toujours ennemis du faste ils leurs suffisaient de se connaître eux-mêmes ils s’éloignaient du public se rapprochaient leurs descendants et leurs montrent leurs deux mains liées ensemble leurs deux cœurs – l’union n’enflamme point deux cœurs liés ensemble et serrés étroitement par les deux mêmes mains »[24]

— Cette pierre de marbre a été rendue visible lors de réparations en 1850.

.

Au milieu du village, autour de l'église, on distingue les traces d'un système fortifié médiéval[25].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armes d’Autry

Les armes d’Autry se blasonnent ainsi :

Bandé d’or et de gueules[26].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Les records sont établis sur la période du au .
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. Les eaux continentales désignent toutes les eaux de surface, en général des eaux douces issues d'eau de pluie, qui se trouvent à l'intérieur des terres.
  4. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2024, millésimée 2021, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2023, date de référence statistique : 1er janvier 2021.

Cartes[modifier | modifier le code]

  1. a et b « Réseau hydrographique d'Autry » sur Géoportail (consulté le 15 mai 2024).
  2. IGN, « Évolution comparée de l'occupation des sols de la commune sur cartes anciennes », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ).

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Fiche communale d'Autry », sur le système d'information pour la gestion des eaux souterraines dans le bassin Seine-Normandie (consulté le )
  2. Sandre, « l'Aisne »
  3. Sandre, « la Dormoise »
  4. « Le millésime 2022 de la BD TOPAGE® métropole est disponible », sur eaufrance.fr (consulté le ).
  5. a et b Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale », Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography, no 501,‎ (DOI 10.4000/cybergeo.23155, lire en ligne, consulté le )
  6. « Zonages climatiques en France métropolitaine. », sur pluiesextremes.meteo.fr (consulté le ).
  7. « Orthodromie entre Autry et Montcheutin », sur fr.distance.to (consulté le ).
  8. « Station Météo-France « Montcheutin_sapc », sur la commune de Montcheutin - fiche climatologique - période 1991-2020. », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le ).
  9. « Station Météo-France « Montcheutin_sapc », sur la commune de Montcheutin - fiche de métadonnées. », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le ).
  10. « Les nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020. », sur drias-climat.fr (consulté le ).
  11. « Climadiag Commune : diagnostiquez les enjeux climatiques de votre collectivité. », sur meteofrance.com, (consulté le ).
  12. « La grille communale de densité », sur le site de l’Insee, (consulté le ).
  13. a et b Insee, « Métadonnées de la commune ».
  14. « Liste des communes composant l'aire d'attraction de Sainte-Menehould », sur insee.fr (consulté le ).
  15. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
  16. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le ).
  17. Almanach Matot-Braine, Reims, 1879, p292.
  18. Conseil général des Ardennes consulté le 23 juin (fichier au format PDF)
  19. « Répertoire national des élus (RNE) - version du 24 juillet 2020 », sur le portail des données publiques de l'État (consulté le ).
  20. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  21. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  22. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  23. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018, 2019, 2020 et 2021.
  24. Almanach historique administratif& commercial de la Marne, de L'Aisne et des Ardennes publié par Matot-Braine, 1874, 16e année, Riems, P160.
  25. Daniel Hochedez, « Àla découverte des sites médiévaux de l'Argonne du Nord », Horizons Argonne, no 88,‎ , p. 7-14 (lire en ligne)
  26. « Banque du Blason »(Archive.orgWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?).