Auguste François Bucher de Chauvigné

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Auguste François Bucher de Chauvigné
Château de la Violette - Grez-Neuville.jpg
Le Château de la Violette à Grez-Neuville, propriété des Bucher de Chauvigné au 18e siècle.
Fonctions
Chef militaire Chouan
Biographie
Naissance
Décès
Pseudonyme
Lowinski - M. de Saint-Brice
Nationalité
Père
Enfant
Autres informations
Grade militaire
Conflit
Blason Bucher de Chauvigné.jpg
blason

Auguste François Bucher de Chauvigné, né le 31 juillet 1772 à Angers-Saint Maurille[1],[N 1] en Anjou, mort le 18 juillet 1803 au château de la Violette à Grez-Neuville, est un émigré,et chef militaire chouan[2],[3],[4] dit Lowinski ou Louvensky et Lowensky.

Biographie[modifier | modifier le code]

Issu d'une famille de l'Anjou anoblie en 1781 par la désignation comme maire de la ville d'Angers de 1781 à 1785[5],[6] de son père, Anselme René Bucher de Chauvigné, seigneur de Chauvigné.

Il épouse Marie Verdier de la Miltière[7], fille du magistrat angevin Verdier de la Miltière, le 1er juillet 1801 (Messidor, an IX)[8],[9]. Il est le père de Gustave Bucher de Chauvigné (1802-1866), député de Maine-et-Loire[10].

L'émigration[modifier | modifier le code]

En 1791, il fait les campagnes de l'émigration, embarqué à Anvers en Belgique avec ses compatriotes Sapinaud de Boishuguet, de la Noue, de Sainte-Marie, de la Frégeolière et Dumesnil Dupineau, débarqué à Berg-op-Zoom en Hollande, puis Rotterdam et la Haye[11], où il combat dans le corps de hussards de la Légion de Béon[12],[13], corps de l'armée des émigrés, créé en mars 1793 par le comte de Béon.

Pendant la campagne de 1794 dans les Provinces-Unies, il fait partie des Hussards de Choiseul[13], sous le nom de M. de Saint-Brice[14],[15], nom d'un fief dont il était le sieur de par son père.

Il rejoint ensuite Louis XVIII en Pologne où il prend le nom de Lowinski[16].

La Chouannerie[modifier | modifier le code]

Auguste François Bucher de Chauvigné est de retour en France en 1799, sous le Consulat lors de la troisième guerre de Vendée (1799-1800).

Il fut chargé de commander la 1re légion de l’armée catholique et royale du Maine du comte de Bourmont, qui porte son nom, la légion Lowinski, qu'il organise et en devient son premier chef, le territoire de cette légion s'étendait entre les rivières de la Sarthe et du Loir[16].

En octobre 1799, il évolue avec d'autres chefs de légion, Parallowski, Gaullier, Beauregard, autour de Précigné, Tiercé et des communes situées entre La Flèche et Angers[17]. Le 20 octobre, il prend part avec sa légion à la bataille de Ballée en Mayenne[18].

Le 1er décembre 1799, il est nommé Colonel, chef de la 6e légion de la division du Maine par le comte de Bourmont[19],[20]. Le 22 janvier 1800, Il est présent à la bataille de Meslay en Mayenne lorsque le général républicain Chabot[21] surprend et bat les troupes royalistes[22].

Amnistie du Six Floréal An Dix[modifier | modifier le code]

Auguste François Bucher de Chauvigné après avoir juré fidélité à la Constitution le 23 Brumaire An IX (14 novembre 1800), bénéficie de l'amnistie concernant les anciens émigrés, en application de l'article 12 du Senatus Consulte en date du 6 Floréal An X (26 avril 1802)[23],[24].

Le général Gouvion, inspecteur-général de la Gendarmerie nationale, dans un courrier au Ministre de la Justice, du 6 Nivôse An XII (28 décembre 1803), décrit Lowinski : « était dans la chouannerie dont il était chef sous Bourmont ; marié depuis à Angers à la fille d’un juge ; il passe pour avoir peu de moyens, il vit tranquille ».

En realité, Lowinski était décédé 3 mois auparavant, le 18 septembre 1803 au château de la Violette à Grez-Neuville « des suites d'une blessure reçue en rejoignant l'armée du comte de Puisaye[16],[25],[26] en Normandie ».

La légion Lowinski[modifier | modifier le code]

En 1815, pendant les Cent-Jours et la période dite de la petite chouannerie, 12 ans après le décès de son premier chef, la légion Lowinski renait. À la suite d'une réunion au château de la Besnerie, le vicomte Eugène de la Bonninière de Beaumont est élu par les officiers de ce corps où figure René Cottereau[11], comme leur nouveau chef. Cette légion est sous les ordres du chef de division Bernard de la Frégeolière[16],[12], composant la 2e division de l'armée royale de la rive droite de la Loire, dite division Bernard. Le 9 juin 1815, la légion Lowinski participe à la prise de la ville du Lude[27] dans la Sarthe.

Galerie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Saint Maurille est, avant la Révolution, une paroise de la ville d'Angers (Philippe Haudrère, « Le cadre de la vie quotidienne des nobles à Angers au XVIIIe siècle », dans Annales de Bretagne et des pays de l'Ouest, t. 106, no 3, (lire en ligne), p. 96).

Références[modifier | modifier le code]

  1. Service départemental des archives de Maine-et-Loire, « Registres paroissiaux et d'état civil - Acte de naissance », sur archives49.fr (consulté le 2 février 2015).
  2. Société d'agriculture, sciences et arts d'Angers, « Mémoires de la Société d'agriculture, sciences et arts », sur bnf.fr, , p. 181.
  3. « Bucher de Chauvigné - Magistrat, député, conseiller général », sur napoleontrois.fr (consulté le 23 février 15)
  4. Andigné, Fortuné d' (1765-1857), Mémoires du général d'Andigné. Vol. 2, Plon-Nourrit et Cie (Paris), 1900-1901 (lire en ligne), Page 414
  5. Mairie d'Angers, « Répertoire des maires d'Angers (de 1475 à 1790) », sur angers.fr (consulté le 31 janvier 2015).
  6. a b et c Célestin Port (Édition revue et mise à jour en 1965 par Jacques Levron et Pierre d'Herbécourt), Dictionnaire historique géographique et biographique de Maine-et-Loire, t. 1, Angers, (lire en ligne), p. 562 et 563 (notice BnF).
  7. Célestin Port, Dictionnaire historique de Maine-et-Loire, Angers, (lire en ligne), Page 704 - Version révisée - 1996 - VAC-VERNI
  8. Mémoires de la Société d'agriculture, sciences et arts, op. cit., page 53 (en ligne).
  9. Service départemental des archives de Maine-et-Loire, « Registres paroissiaux et d'état civil - Acte de mariage », sur archives49.fr (consulté le 2 février 2015).
  10. États détaillés des liquidations faites par la Commission d ..., Volume 2, (lire en ligne), p. 232
  11. a et b Bernard de La Frégeolière, « Émigration et chouannerie, mémoires du général Bernard de La Frégeolière », sur archives.org, , Page 15, 357,352
  12. a et b Émigration et chouannerie, mémoires du général Henri-René Bernard de la Frégeolière, op. cit., page 231 (en ligne).
  13. a et b François-Joseph Grille, L'émigration Angevine, Bibliothèque des archives du Maine-et-Loire, Cote BIB 527, Cosnier et Lachèse, , Page 5, 10
  14. M. de Saint-Brice est décrit dans l'Émigration Angevine de François Grille, page 5, comme le beau-frêre de M. du Pineau, ce dernier ayant epousé Marie-Anne Bucher de Chauvigné (1765-1786) le 1er février 1785 à Angers. Voir article: Pierre-Étienne Dumesnil Dupineau.
  15. Dictionnaire historique, topographique et biographique de la Mayenne de l'abbé Alphonse-Victor Angot - Saint-Brice - Feodalités (erreur de retranscription de l'auteur; Edouard Beucher est Auguste-Francois Bucher, beau-frere de M. du Pineau Etienne, 1798) (lire en ligne)
  16. a b c et d Fortuné d'Andigné (1765-1857), Mémoires du général d'Andigné. Vol. 2, Plon-Nourrit et Cie (Paris), 1900-1901 (lire en ligne), page 230.
  17. Charles de Montzey, Histoire de La Flèche et de ses seigneurs - 3e période 1789-1878, R. Pellechat, (lire en ligne), Page 116, 221
  18. Société d'archéologie et d'histoire de la Mayenne, Bulletin de la Commission historique et archéologique de la Mayenne, Imprimerie de L. Moreau (Laval), (lire en ligne), p. 283, 368, 371, 372
  19. « Timbres, Cartes postales, Numismatique », Catalogue Rennes Encheres, Armée des Princes, Vendée Militaire et Chouannerie, Autographes, Page 30, Réf 239., sur en.calameo.com, (consulté le 3 août 15)
  20. Académie des sciences, belles-lettres et arts. Auteur du texte, Mémoires de la Société d'agriculture, sciences et arts d'Angers, Angers, Ed. de l'Ouest (Angers), (lire en ligne), Page 286
  21. Jules François Richard, Mémoire biographique sur le général Chabot, (lire en ligne), p. 76, 77
  22. Jacques Crétineau-Joly, Histoire de la Vendée Militaire, Paris, Librairie de Charles Gosselin, (lire en ligne), Page 88
  23. AD 49 - Série M6-18 - Angers, Maine-et-Loire
  24. François-Constant Uzureau, L'Anjou historique, Lachèse & cie (Angers), (lire en ligne), p. 402
  25. Service départemental des archives de Maine-et-Loire, « Registres paroissiaux et d'état civil - Acte de décès Grez-Neuville - de An IX a 1806 - An XI D - page 85 de 178 », sur archives49.fr (consulté le 2 février 2015).
  26. Gustave Chaix d'Est-Ange (1863-1923), Dictionnaire des familles françaises anciennes ou notables à la fin du XIXe siècle. VII. Bré-Bur, impr. de C. Hérissey (Évreux), 1903-1929 (lire en ligne), Page 343
  27. Beaumont, Charles de (1867-19..), Maison de La Bonninière de Beaumont, H. Chartier (Vendôme), (lire en ligne), Page 78
  28. Célestin Port (Édition revue et mise à jour en 1965 par Jacques Levron et Pierre d'Herbécourt), Dictionnaire historique géographique et biographique de Maine-et-Loire, t. 1, Angers, (lire en ligne), p. 562.
  29. « Cote LH/387/49 », base Léonore, ministère français de la Culture.
  30. « Cote LH/387/48 », base Léonore, ministère français de la Culture.