Louis François Jean Chabot

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Louis François Jean Chabot
Reconnaissance avant la bataille de Nicopolis : Richemont, Chabot et un aide de camp. Aquarelle de Felician Myrbach, 1894.
Reconnaissance avant la bataille de Nicopolis : Richemont, Chabot et un aide de camp. Aquarelle de Felician Myrbach, 1894.

Naissance
Niort, Deux-Sèvres
Décès (à 79 ans)
Sansais, Deux-Sèvres
Origine Drapeau de la France France
Arme Infanterie
Grade Général de division
Années de service 1773-1815
Conflits Guerres de la Révolution française
Guerres napoléoniennes
Distinctions Baron de l'Empire
Grand officier de la Légion d'honneur
Chevalier de Saint-Louis

Louis François Jean Chabot, né le à Niort et mort le à Sansais, dans les Deux-Sèvres, est un général français de la Révolution et de l’Empire.

Biographie[modifier | modifier le code]

Du gendarme de la Maison du roi au général de brigade[modifier | modifier le code]

Louis François Jean Chabot est le fils de Jean François Chabot, avocat et de Marie Anne Élisabeth Recape. Gendarme de la Maison du roi avec rang de lieutenant de cavalerie le 10 avril 1773, puis porte-drapeau le 20 février 1779, il passe comme sous-lieutenant de grenadiers au régiment de Poitou en 1782. Affecté ensuite aux grenadiers royaux d’Orléans à Saintes, il commande les troupes employées au dessèchement des marais de Rochefort.

Sous-lieutenant au 1er bataillon de volontaires des Deux-Sèvres à la Révolution française, il est promu capitaine le 31 mai 1792 au 15e régiment d’infanterie et prend part à la défense de Lille et au siège d’Anvers. Lieutenant-colonel à l’armée des côtes de La Rochelle le 24 mai 1793, général de brigade deux mois plus tard, il combat en Vendée où il utilise la carte de Cassini no 100 entre autres. Il se trouve aux affaires de Châtillon et de Cholet les 8 et 17 octobre et assure la défense de Lorient en 1795.

Au service de Napoléon[modifier | modifier le code]

Devenu général de division, il est en Italie en 1796 et commande diverses places, avant de prendre part au siège de Mantoue dont il reçoit la capitulation avec Sérurier. Il part pour Corfou en qualité de gouverneur des îles Ioniennes. Il doit y capituler après une belle résistance alors qu'il n’a plus que 800 hommes à opposer à l’ennemi. On dit que Bonaparte, en apprenant la capitulation, s’écria : « mais Chabot est donc mort ? »

Obligé à ne pas servir contre la Coalition, il est employé à l’armée de l’Ouest et remporte une victoire à Meslay-du-Maine le 23 janvier 1800 contre une division de l'armée royaliste de Bourmont — qui capitule le 4 février 1800. Il poursuit Louis de Frotté, commande la division de La Rochelle puis va servir en Italie jusqu’en 1807. Commandant d’une division en Catalogne en 1808, il se trouve aux combats de Villafranca, de Molins del Rey, au passage du Llobregat et est blessé à Hyé le 22 mai 1809.

Fin de carrière[modifier | modifier le code]

Baron de l'Empire le 30 août 1811, il est mis à la retraite par la Restauration le 24 décembre 1814. Il reçoit cependant en janvier 1815 le commandement de la 9e division militaire à Montpellier. Napoléon, lors des Cent-Jours, lui donne le commandement de Perpignan avec mission de disperser les rassemblements royalistes du Midi, mais il n’en fait rien et accueille à son retour en France le duc d’Angoulême qui le maintient dans son commandement le 2 août 1815. Il n’en est pas moins, quelques jours plus tard, replacé dans la position de retraite en vertu de l’ordonnance signée, la veille, par le roi. Retiré à Niort, il y est conseiller municipal.

Distinctions[modifier | modifier le code]

Armoiries[modifier | modifier le code]

Figure Blasonnement
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Armes de Louis François Jean Chabot, baron militaire de l'Empire :

Écartelé : en 1 et 4, d'or à trois chabots de gueules (qui est de Chabot) ; en 2, de gueules à l'épée d'argent en pal (qui est des barons tirés de l'armée) ; en 3, d'azur, à la forteresse donjonnée de trois tourelles crénelées d'argent, ouvertes, ajourées et maçonnées de sable, soutenue d'un rocher d'argent, cantonnée à dextre et en chef d'une botte éperonnée d'argent, à senestre d'un casque taré de profil d'or, et en pointe, à dextre d'une galère antique d'or, à senestre un cygne nageant d'argent.[2]

Blason modèle fr Armes parlantes.svg Armes parlantes.


Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Cote LH/466/21 », base Léonore, ministère français de la Culture
  2. Johannes Baptist Rietstap, Armorial général : contenant la description des armoiries des familles nobles et patriciennes de l'Europe : précédé d'un dictionnaire des termes du blason, G.B. van Goor, , 1171 p. (lire en ligne), et ses Compléments sur www.euraldic.com

Sources[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]