Années 1070

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Évènements[modifier | modifier le code]

Personnages significatifs[modifier | modifier le code]


Religion et philosophie[modifier | modifier le code]

  • Querelle entre le patriarche d’Alexandrie Christodulos (1047-1077) et le vizir du Caire Badr al-Djamali (1074-1094), au sujet de brimades qu’aurait infligées l’évêque de Nubie Victor aux musulmans. Le patriarche est mis en prison, puis libéré après sa disculpation. Il obtient alors d'envoyer une mission en Éthiopie où un certain Abdoun s'est imposé comme Aboun (métropolite d’Éthiopie). Christodule décide de régulariser cet évêque qu’il n’a pas désigné, mais la mission conduite par Mercure, évêque de Wasim, près de Gizeh, échoue (1076-1077). Avec l’accord du vizir Badr al-Djamali, Christodule envoie donc en Éthiopie un nouvel évêque, Sévère, neveu de Victor de Nubie, qui a pour mission principale de faciliter les relations entre l’Égypte et l’Éthiopie et de favoriser la construction de mosquées. Sévère entre en conflit avec Abdoun, qui finalement se réfugie à Dahlak, où le sultan le livre aux Égyptiens qui le font mettre à mort en 1086. La construction des mosquées se heurte à l'opposition de la population chrétienne soutenue par le Négus[2].



  • Réforme grégorienne : décrets du pape Grégoire VII (1074-1075) qui proclament la primauté de Rome sur l’Église, interdisent le mariage des prêtres, la simonie et les investitures laïques (1075). Ils déclencheront la querelle des Investitures (1076-1122). Des légats envoyés dans tous les pays d’Occident ont mission de déposer les clercs coupables déchus. Les souverains et la noblesse laïque d’Allemagne, de France, d’Angleterre et d’Italie du Nord soutiennent leur clergé.
  • Lanfranc nommé archevêque de Cantorbéry par Guillaume le Conquérant (1070-1089), lance un programme de réorganisation et de réforme de l’Église anglicane. Il conforte sa position en subordonnant l’archevêché d'York à celui de Cantorbéry. Il soutient la politique de Guillaume visant à remplacer des prélats anglais par des évêques normands, tant pour renforcer l’autorité normande que pour chasser les éléments corrompus de l’Église anglicane. Bien que défendant la souveraineté du pape, il s’associe à Guillaume pour tenter de préserver l’indépendance de l’Église anglicane. En même temps, il exige d’être affranchi de toute influence royale et séculière.
  • Rabbi Salomon ben Isaac, connu sous le nom de Rashi, fonde à Troyes vers 1070 une école rabbinique[5].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. René Grousset (1885-1952), « Histoire de la Chine » [PDF], Club des Libraires de France, première édition : 1942
  2. Joseph Cuoq, L'Islam en Éthiopie des origines au XVIe siècle, Nouvelles Editions Latines, (ISBN 9782723301114, lire en ligne)
  3. (en) Phyllis G. Jestice, Holy People of the World: A Cross-cultural Encyclopedia, vol. 3, ABC-CLIO, (ISBN 9781576073551, lire en ligne)
  4. Mustapha Hogga et Ghazzālī, Orthodoxie, subversion et réforme en Islam: Ġazālī et les seljūqides, Vrin, (ISBN 9782711611393, lire en ligne)
  5. Denise Bonan, Genèse de la pensée en Occident, Maisonneuve et Larose, (ISBN 9782706813443, lire en ligne)