Amaryllidoideae

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Les Amaryllidoideae sont une sous-famille de plantes monocotylédones de la famille des Amaryllidaceae et de l'ordre des Asparagales. La plus récente classification botanique de l'Angiosperm Phylogeny Group, l' APG III, considère les Amaryllidaceae dans une vision élargie, avec trois sous-familles, dont l'une, les Amaryllidoideae correspond à l'ancienne famille des Amaryllidaceae, et les autres sont les Allioideae (ancienne famille des Alliaceae) et les Agapanthoideae (ancienne famille des Agapanthaceae).

Cette sous-famille comprend 59 genres et approximativement 800 espèces, réparties dans les régions à climat tempéré et chaud de tous les continents. Ce sont des plantes herbacées vivaces, pourvues de bulbes ou de rhizomes[2]. Elles furent classées pour la première fois par le botaniste français, Jaume Saint-Hilaire, dans son ouvrage[3] publié en 1805[4].

Les Amaryllidoideae sont généralement des plantes bulbeuses qui peuvent être facilement reconnues à leurs feuilles assez charnues, leur inflorescences en ombelle portées par un pédoncule et leurs fleurs, généralement grandes et voyantes, à six étamines et à ovaire infère[2]. Les espèces de la sous-famille des Allioideae (comme l'ail et l'oignon) sont tout à fait semblables à celles des Amaryllidoideae, mais s'en différencient par la position de l'ovaire et par le fait qu'elles n'ont pas de disulfure d'allyle, composé soufré qui confère à l'ail son odeur caractéristique. Les Amaryllidoideae se distinguent également d'un autre groupe très proche, celui des agapanthes (sous-famille des Agapanthoideae), par la position de l'ovaire et l'absence de stéroïde de saponine, qui sont typiques de ces dernières.

De nombreuses espèces d'Amaryllidoideae sont populaires comme plantes ornementales dans les parcs et jardins et sont également cultivées aussi pour la production de fleurs coupées dans le monde entier.

Caractéristiques générales[modifier | modifier le code]

Les Amaryllidoideae sont des plantes terrestres, rarement aquatiques ou épiphytes, herbacées ou succulentes et vivaces. Elles présentent des bulbes ou, plus rarement, des rhizomes (par exemple chez Clivia et Scadoxus). Les bulbes sont recouverts par les bases membraneuses des feuilles, formant une structure appelée « tuique ». La racine principale est bien développée[5].

Les feuilles sont simples, à nervures parallèles, au bord entier, linéaires, oblongues, elliptiques, lancéolées ou filiformes, sessiles ou pétiolées, généralement disposées en rosette, spiralées ou distiques. Les feuilles présentent un méristème basal persistant et un développement basipète.

Les fleurs sont regroupées en inflorescences cymeuses, déterminées, situées à l'extrémité d'un pédoncule, parfois contractées et similaires à des ombelles (« pseudo-ombelles »), rarement réduites à des fleurs solitaires. Les bractées involucrales, celles qui entourent les boutons de fleurs, peuvent être présentes ou absentes[5],[6].

Les fleurs sont hermaphrodites, actinomorphes (c'est-à-dire à symétrie radiale) ou légèrement zygomorphes, pédicellées ou sessiles, voyantes, chacune associée à une bractée filiforme. Le périgone est composé de six tépales disposés en deux verticilles de trois pièces chacun, qui présentent approximativement la même forme et la même taille. Les tépales sont libres entre eux ou bien, ils peuvent être soudés à la base, formant un tube périgonial ou hypanthe, lequel se prolonge parfois en une couronne (parapérigone ou fausse corolle, par exemple chez Narcissus), parfois réduite à des écailles ou des dents peu notables. Les tépales peuvent être de couleur verte ou vert et blanc, blanc pur, ou d'une combinaison de crème, jaune, rouge, rose, pourpre ou marron, très rarement de bleu[2],[5].

L'androcée compte six étamines en deux verticilles de trois pièces chacun (rarement trois étamines, comme chez Zephyra, ou jusqu'à 9 à 18 dans quelques rares cas, comme chez Gethyllis), opposées aux tépales, insérées sur le tube du périgone ou à la base des tépales. Les filaments sont minces, filiformes ou sont élargis à la base, ils peuvent être libres (Hippeastrum) ou réunis par une membrane dénommée « coupe staminale » qui entoure l'ovaire, comme par exemple chez Hymenocallis. Les anthères sont oblongues ou linéaires[5]. Les étamines ont parfois des appendices qui forment une couronne staminale (par exemple chez Hymenocallis).

Le gynécée, du type à ovaire infère, est formé de trois carpelles soudés délimitant trois cavités ou locules, lesquelles contiennent de deux à trois ou de nombreux ovules anatropes à placentation axillaire. L'ovaire est surmonté par un style et un stigmate minuscule, entier à profondément trifide. Il y a généralement des nectaires floraux et la sécrétion de nectar provient du périgone ou du gynécée, généralement dans les cloisons de l'ovaire[5],[6].

Le fruit est une capsule indéhiscente ou une capsule loculicide, et peut être parfois une baie. Les graines sont sèches à charnues, plates ou globuleuses, ailées ou sans ailes, et présentent un endosperme qui n'a pas de réserve d'amidon mais d'huiles. Le péricarpe est généralement incrustée de phytomélanines (à quelques exceptions près, comme Amaryllis ou Hymenocallis). La couleur de la graine est généralement noire, ou également verte ou rouge.

Les chromosomes des Amaryllidoideae sont en général grands, de 3 à 28 µm. Le nombre chromosomique de base est x = 6, 8, 9, 10, 11 et 26, et varie selon les tribus[5],[6].

Diversité des types de fleurs chez les Amaryllidoideae[modifier | modifier le code]

Taxinomie[modifier | modifier le code]

Liste des tribus[modifier | modifier le code]

Selon Tropicos (14 juin 2016)[1] (Attention liste brute contenant possiblement des synonymes) :

Liste des genres[modifier | modifier le code]

Selon DELTA Angio (14 juin 2016)[7] :

Liste des genres, espèces, sous-espèces, variétés et non-classés[modifier | modifier le code]

Selon NCBI (14 juin 2016)[8] :

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Tropicos, consulté le 14 juin 2016
  2. a b et c (en) « Angiosperm Phylogeny Website, version 13. », sur Angiosperm Phylogeny Website (consulté le 14 juin 2016).
  3. Exposition des familles naturelles et de la germination des plantes, contenant la description de 2 337 genres et d'environ 4 000 espèces, 112 planches dont les figures ont été dessinées par l'auteur.
  4. (en) Robert Erickson, « Jean Henri Jaume Saint-Hilaire », Missouri Botanical Garden, (consulté le 14 juin 2016).
  5. a b c d e et f (es) Dimitri, M., Enciclopedia Argentina de Agricultura y Jardinería : Descripción de plantas cultivadas, vol. 1, Buenos Aires, Editorial ACME S.A.C.I., .
  6. a b et c (en) L. Watson et M. J. Dallwitz, « The families of flowering plants: descriptions, illustrations, identification, and information retrieval », sur delta-intkey.com, version : 16 mai 2016 (consulté le 14 juin 2016)
  7. DELTA Angio, consulté le 14 juin 2016
  8. NCBI, consulté le 14 juin 2016

Liens externes[modifier | modifier le code]

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