Aline de Saint-Hubert

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Aline de Saint-Hubert
Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 72 ans)
CabrisVoir et modifier les données sur Wikidata
Pseudonyme
Alain DesportesVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activités
Conjoint
Enfant
Luxembourg City Aline Mayrisch monument.jpg

monument à la mémoire d'Aline Mayrisch-de Saint-Hubert (1874-1947), Luxembourg-ville, parc public.

Aline de Saint-Hubert est une femme de lettres et mécène luxembourgeoise, née à Luxembourg le 22 août 1874 et morte le 24 janvier 1947 dans sa villa La Messuguière, à Cabris (Alpes-Maritimes).

Biographie[modifier | modifier le code]

Elle était la fille de Georges Léopold Xavier de Saint-Hubert (1847-1925) et de Marie Élisabeth Julie Mongenast (1850-1925). La famille de Saint-Hubert exploitait un commerce de bois en gros à Luxembourg, dans le quartier de la gare. Sa sœur Jeanne fut successivement l'épouse de deux hommes politiques luxembourgeois, cousins l'un de l'autre, Xavier Brasseur (en), puis Robert Brasseur (en).

Elle épousa le 15 septembre 1894 l'industriel Émile Mayrisch, futur fondateur de l'ARBED.

Ils eurent deux enfants : Jean, mort jeune en 1899, et Andrée, dite Schnouky, qui épousa Pierre Viénot, homme politique français[1], et fut elle-même sous-secrétaire d'État à la Libération, députée, conseillère générale et maire de Rocroi (Ardennes).

En 1903, André Gide a rencontré, lors d'un voyage à Weimar en compagnie d'Élisabeth van Rysselberghe, Mme Mayrisch, qui était une amie de Maria van Rysselberghe[2]. En 1921, le père d'Élisabeth (Théo van Rysselberghe, il habitait Saint Clair au Lavandou), qui trouvait le style de vie de sa fille trop « bohème », lui refuse l'argent qu'elle lui demandait ; ce furent les Mayrisch qui achetèrent un domaine agricole, la Bastide Franco, près de Brignoles, dont ils confièrent l'exploitation à Élisabeth[3], qui avait étudié l’horticulture au Swanley Horticultural College, à Swanley (Kent)[4]. Gide se rendit fréquemment à la Bastide Franco, notamment après la naissance de sa fille, Catherine.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Correspondance : 1903-1946. André Gide, Aline Mayrisch, édition établie et annotée par Pierre Masson et Cornel Meder, Cahiers André Gide 18, Gallimard, 2003 (ISBN 2-07-072946-X)
  • Aline Mayrisch - Jacques Rivière. Correspondance 1912-1925, édition établie et annotée par Pierre Masson et Cornel Meder, Centre d’études gidiennes, 2007
  • Germaine Goetzinger, « Aline Mayrisch - féministe engagée - philanthrope éclairée - femme de lettres éminente », in Mémoires de l'Académie nationale de Metz, t. 26, 2013, p. 95-107

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Jean-Pierre Prévost, Catherine Gide, Jean-Claude Perrier, André Gide : un album de famille, Gallimard, 2010, p. 25
  2. Éric Marty, Gide, Journal I 1887-1925, Gallimard, « Bibliothèque de la Pléiade », 1996, p. 147
  3. Éric Marty, Gide, Journal, p. 1693
  4. Naomi Segal, Le désir à l'œuvre : André Gide à Cambridge 1918, 1998, Rodopi, 2000, p. 26

Liens externes[modifier | modifier le code]