Albert Aubry

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Albert Aubry
Fonctions
Député d'Ille-et-Vilaine
(Quatrième République)
Législature Ire, IIe (Quatrième République)
Groupe politique Socialiste
Député d'Ille-et-Vilaine
(Assemblée nationale constituante)
Député d'Ille-et-Vilaine
(Troisième République)
Biographie
Date de naissance
Lieu de naissance Malestroit
Date de décès (à 58 ans)
Lieu de décès Paris
Nationalité Française
Parti politique SFIO
Albert AUBRY, ancien député d'Ille-et-Vilaine
Albert AUBRY, ancien député d'Ille-et-Vilaine

Albert Aubry, né le à Malestroit (Morbihan) et décédé à Paris, est un homme politique français, membre de la SFIO. Premier député socialiste d’Ille-et-Vilaine, il siège à la Chambre des députés de 1919 à 1924 puis, sous la IVe République, de 1945 à sa mort en 1951.

Biographie[modifier | modifier le code]

Albert Aubry vient d'une famille de 14 enfants dont le père est bourrelier, compagnon de France, il devient ensuite le leader syndical à l'Arsenal de Rennes. Sa mère, nommée Marie-Joseph Thétiot, commerçante, et issue d'une famille de vieille souche malestroyenne.

Entré à l'école dite normale, devenu instituteur, il est mobilisé en 1914 en tant que soldat de deuxième classe pour la Première Guerre mondiale ; il s'y comporte d'une façon glorieuse[1].

Il est élu député d’Ille-et-Vilaine de 1919 à 1924 et très actif dans cette responsabilité. Il participe notamment à la mise en place de la loi instaurant le droit à réparations pour les victimes de guerre. En 1924, il reprend son activité d'instituteur, puis devient conseiller municipal de Rennes, et enfin inspecteur de l'enseignement en Indochine, de 1926 à 1931.

Après la débâcle de 1940 pendant laquelle il est capitaine de char, il entre en résistance, dans le mouvement Libération-Nord et le réseau Confrérie Notre-Dame-de-Castille. Mais, arrêté par la Gestapo, il est alors déporté au camp de Neuengamme[2].

Il est à nouveau député de 1945 à 1951 ; il est l'artisan du statut des déportés.

Vie privée[modifier | modifier le code]

Il est l'époux de Renée Aubry, née Marché, morte en 2016[3].

Hommages[modifier | modifier le code]

Plaque 37 rue Rousselet (7e arrondissement de Paris), où il vécut.

Plusieurs villes de Bretagne ont donné son nom à une rue, on peut citer notamment Le Tronchet, Malestroit[4], Rennes[5].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sources et bibliographie[modifier | modifier le code]