Acapulco

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Acapulco de Juárez
Blason de Acapulco de Juárez
Héraldique
Image illustrative de l'article Acapulco
Administration
Pays Drapeau du Mexique Mexique
État État de Guerrero
Municipalité Acapulco de Juárez (es)
Code postal 39300 - 39937
Fuseau horaire UTC - 6
Indicatif (+52) 744
Démographie
Gentilé Porteño (a), Acapulqueño(a)
Population 673 479 hab.[1] (2010)
Géographie
Coordonnées 16° 51′ 06″ Nord, 99° 54′ 35″ Ouest
Altitude 20 m
Divers
Fondation

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Acapulco de Juárez
Liens
Site web http://acapulco.gob.mx
Vue aérienne d'Acapulco

Acapulco ou Acapulco de Juárez est une ville portuaire de l'État du Guerrero, au Mexique.

Elle est située à 400 km de Mexico dans une baie profonde semi-circulaire presque fermée, facile d'accès et dont le mouillage est si sûr que les bateaux peuvent rester le long des rochers qui bordent la côte. Sa population d'après le recensement de 2010 est de 673 479 habitants.

La ville est construite sur une bande étroite (moins d'un kilomètre), de terrain plat, entre la côte et les montagnes qui encerclent la baie. Ces dernières sont d'une grande beauté mais provoquent un climat exceptionnellement chaud et malsain. L'effort pour introduire la brise de mer par un passage appelé l'Abra de San Nicolas a eu des effets bénéfiques.

Histoire[modifier | modifier le code]

Acapulco et sa baie en 1628

Acapulco est connu comme un carrefour de voyageurs depuis au moins un millénaire. Son nom signifie région des roseaux denses en langue nahuatl.

Les premiers vestiges, des métates en pierre et des ustensiles en poterie, dateraient du troisième millénaire avant notre ère. Bien après, des artisans sophistiqués fabriquèrent des figurines féminines « dodues ». Certaines hypothèses trouvent des influences polynésiennes ou asiatiques d'au moins 1 500 ans avant l'arrivée de Christophe Colomb.

D'autres objets ressemblent à ceux trouvés sur les plateaux du Mexique. Cependant influencé par les civilisations tarasque, mixtèque, zapotèque, et aztèque, quelquefois leur payant un tribut et fréquenté par leurs commerçants, Acapulco ne fut jamais sous leur contrôle direct, mais demeura sous le gouvernement de caciques locaux jusqu'à la conquête espagnole.

Après avoir soumis les Aztèques, Hernán Cortés envoya des expéditions au sud pour construire des bateaux et trouver une route vers la Chine. Les premiers explorateurs firent voile depuis Zacatula, près de ce qui est de nos jours Lázaro Cárdenas sur la côte à 400 km au nord ouest d'Acapulco. Par un décret royal daté du 25 avril 1528, « Acapulco et ses environs... où les bateaux du sud furent construits... » passèrent directement dans les mains de la couronne espagnole. Les voyages de découverte partirent pour le Pérou, la mer de Cortés et l'Asie. Aucun ne retourna à travers l'océan Pacifique, cependant, jusqu'à ce que le père Andres de Urdaneta découvrit les vents portants du Pacifique nord, qui l'emmenèrent lui et son bateau, rempli de trésors chinois, à Acapulco en 1565.

Pendant plus de 200 ans après cela, un vaisseau de commerce annuel, le Galion de Manille prenait la mer depuis Acapulco pour Manille et l'Orient. À son retour débutait une foire à Acapulco où les marchands négociaient pour la cargaison de soies, porcelaines, ivoires et pièces laquées du galion.

Bientôt, ce trésor annuel attira aussi des maraudeurs. En 1579, Francis Drake attaqua mais ne parvint pas à capturer le galion, mais en 1587, au large de Cabo San Lucas, Thomas Cavendish pris le Santa Anna. Le numéraire seul, 1,2 million en pièces d'or, déprima sévèrement le Marché de l'or à Londres. Le Commodore Georges Anson, venu par le Cap Horn attaquer les possessions espagnoles dans le cadre de la Guerre de l'oreille de Jenkins, captura lui aussi le galion (la Nuestra Señora de Covadonga), le 20 juin 1743, et rapporta son butin en Angleterre, par le Cap de Bonne Espérance.

L'océan Pacifique depuis le balcon d'un hôtel à Acapulco.

Après qu'une flotte des Pays-Bas eut envahi Acapulco en 1615, les Espagnols reconstruisirent leur fort, qu'il nommèrent Fort San Diego en 1617. Détruit par un tremblement de terre en 1776, le fort fut reconstruit en 1783. La guerre d'indépendance mit fin au galion de Manille, laissant Acapulco en sommeil pendant un siècle.

Au début du XXe siècle, la ville fut choisie comme terminus pour deux lignes de chemin de fer cherchant un port du Pacifique — l'interocéanique et le central mexicain. La ville souffrit considérablement des tremblements de terre de juillet et août 1909. Le port se développa beaucoup au cours du siècle. Cette station a été créée sur d'anciennes ruines maya comme le démontre de récentes fouilles archéologiques menées par l'archéologue D. Huberto et son équipe.[réf. nécessaire]

La ville d’Acapulco et sa région furent ravagées par la tempête tropicale Manuel, devenu plus tard ouragan, durant la nuit du 15 au 16 septembre 2013. Les pluies détruisirent des quartiers et des villages entiers ainsi que les routes reliant la région à Mexico, la capitale. Les 40 000 touristes venus passer le weekend férié en raison de fête de l’Indépendance mexicaine y furent bloqués. La catastrophe revêtit un lourd bilan : 85 morts, 200 000 blessés et un million de sinistrés.

Cette même année, elle fut également classée seconde ville la plus dangereuse du monde, juste en dessous de San Pedro Sula (Honduras)[2].

Le regain de criminalité (guerre des gangs, narcotrafic, etc.) au milieu des années 2010 contribue à la baisse du tourisme et de l'activité économique d'Acapulco[3].

Économie[modifier | modifier le code]

Acapulco possède un aéroport international, avec des vols vers le reste du Mexique, les États-Unis et le Canada.

On y exporte aujourd'hui des peaux, du bois de cèdre et des fruits, ainsi que les produits du district adjacent de Tabares comme le coton, le tabac, le cacao, le sucre de canne, le maïs, les pois et le café.

Monuments et lieux remarquables[modifier | modifier le code]

Monuments[modifier | modifier le code]

  • El fuerte de San Diego construit par les espagnols pour défendre la baie des pirates.
  • La cathédrale Nuestra Señora de la Soledad.
  • La Villa Arabesque
  • La Chapelle de la paix et la Croix Trouyet (qui domine la colline de Las Brisas)
  • Arango House (villa dessinée par l'architecte John Lautner)
  • Hôtel Las Brisas
  • Avenida Costera Miguel Aleman
  • El Fuerte del Virrey, petit fort qui protégeait la baie.
  • La "Maison du Paradis" où se trouvent les mosaïques de Quetzalcoatl et Tlaloc de Diego Rivera.
  • Le paradis du fruit.

Par ailleurs Acapulco abrite un peu plus d'une vingtaine de gratte-ciel destinés à l'accueil des touristes.

Lieux d'intérêt[modifier | modifier le code]

  • La Baie de Santa Lucia, l'une des plus belles du monde.
  • La Quebrada connue mondialement pour ses plongeurs.
  • La Roqueta, est une île, et une réserve naturelle, avec de belles plages y des petites criques.
  • Pie de la Cuesta est une plage située entre la mer et la lagune de Coyuca, à quelques minutes d'Acapulco où est servi le "pescado a la talla". La lagune de Coyuca est riche en faune et flore. (Il y a des "Manglares" et beaucoup d'oiseaux).
  • La zone archéologique de Palma Sola et le parc national "el veladero".
  • Visite du Cuauhtemoc, Navire de la marine mexicaine.
  • À 45 minutes d'Acapulco, Zone Archéologique de "Tehuacalco", ville des Yopes, peuple qui résista aux Aztèques.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. http://www.viajesenmexico.com.mx/informacion/acapulco/poblacion.html
  2. « Les 50 villes les plus dangereuses du monde (2013) »,‎ (consulté le 26 janvier 2015).
  3. Jean-Michel Caradec'h, « Apocalypse Acapulco », Paris Match, semaine du 21 au 27 avril 2016, pages 64-71.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]