Émilie Gourd

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Émilie Gourd, née le et morte le , est une journaliste et militante genevoise du droit des femmes, figure importante du féminisme suisse et international.

Biographie[modifier | modifier le code]

Émilie Gourd, née d'un père pasteur, vient de la haute bourgeoisie protestante genevoise. Elle est élevée à Pregny et, en 1898, achève sa formation à l’École secondaire et supérieure de jeunes filles. Ce diplôme ne lui permettant pas d'étudier à l'université, elle décide de suivre les cours universitaires d'histoire et de philosophie en tant qu'auditrice.

Elle enseigne ensuite brièvement l'histoire contemporaine à l’École privée de la Cour Saint-Pierre, avant de rejoindre en 1903 une association féministe nommée « l'Union des Femmes ».

En 1909, sur le conseil d'Auguste de Morsier, ingénieur et député au Grand Conseil[1], elle s'engage au sein de l'Association genevoise pour le suffrage féminin, dont elle deviendra présidente.

En 1912, Émilie Gourd fonde le journal Le Mouvement féministe dont elle s'assurera le poste de rédactrice en chef, jusqu'à sa mort. Ce journal changera maintes fois de nom, mais depuis le 14 juin 2001, il porte le nom de L'Émilie, en hommage à la défunte féministe.

La journaliste, durant cette période, multiplie ses activités féministes, jusqu'à être nommée secrétaire de l'Alliance internationale pour le suffrage des femmes en 1923. Atteinte d'une maladie cardiaque, Émilie Gourd doit restreindre ses activités. Elle meurt le 4 décembre 1946 à 66 ans[2].

Postérité[modifier | modifier le code]

Une rue de Genève porte son nom, la Rue Émilie-Gourd[3].

Références[modifier | modifier le code]

Sources[modifier | modifier le code]