Hélène Gautier-Pictet

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Hélène Gautier-Pictet
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Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 85 ans)
GenolierVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activités
Fondatrice, féministeVoir et modifier les données sur Wikidata
Autres informations
Influencée par

Hélène Gautier-Pictet, née le à Berne et morte le à Genolier est une féministe genevoise. Elle est la fondatrice du Centre de liaison des associations féminines (CLAFG) en 1937.

Biographie[modifier | modifier le code]

Ses parents sont Marie Hirschgartner et Paul Pictet, qui est juriste de profession et fondateur du journal La Suisse avec Gaspard Valette[1]. Elle épouse un banquier, Charles Gautier en 1909[2],[3].

Elle devient auditrice à l'Université de Genève où elle fait la connaissance d'Émilie Gourd, une féministe genevoise. Sous son influence, elle s'intéresse à la cause des droits des femmes à Genève. Elle fonde l'Association féminine d'éducation nationale et le Centre de liaison des associations féminines. Elle en est la présidente pendant 20 années, souhaitant en faire une plate-forme de coordination des associations s'occupant des femmes afin d'améliorer leur condition.

Elle rejoint les Quakers en 1941 et devient un pilier de cette communauté, où elle s'emploie à créer un groupe francophone.

En 1951 elle laisse la présidence du CLAFG à Renée Girod et se lance dans une campagne pour l'obtention du suffrage féminin à Genève. Une consultation du grand Conseil est prévue sur cette question. Hélène Gautier est d'avis que « pour les femmes, le droit de vote n’est pas un but, c’est un point de départ », position qu'elle affirme dès 1946[3]. L'initiative échoue, car les résultats du référendum sont de 57% en faveur du maintien d'un vote uniquement masculin. Le droit de vote des femmes au niveau cantonal à Genève est acquis en 1960.

Hélène Gautier-Pictet s'investit ensuite dans le pacifisme. Elle meurt en 1973.

Le CLAFG[modifier | modifier le code]

Lorsqu'elle fonde le CLAFG en 1937, 10 associations en deviennent membres: l’Association genevoise des femmes universitaires, l'Association genevoise pour le suffrage féminin, le Lyceum Club de Genève, l'Association des femmes peintres, sculpteurs et décorateurs (Genève), l'Union Suisse des Amies de la Jeune Fille (Genève), l'Union mondiale des femmes pour la concorde internationale, l'Union des travailleurs sociaux, l'Union des institutrices primaires genevoises, l'Union amicale des écoles enfantines, l'Union des Femmes[4].

L’Union chrétienne des Jeunes Filles et la Goutte de lait prennent le statut de membres sympathisants.

Les présidentes successives de l'association sont : Hélène Gautier de 1937 à 1951), Renée Girod de 1951 à 1959, Valentine Weibel de 1959 à 1972, Renée Chambordon de 1972 à 1981, Gilberte Muller de 1981 à 1984, et Arielle Wagenknecht de 1984 à 1989.

L'association porte nombre de revendications au Grand Conseil de Genève, qui la sollicite également pour donner son avis sur diverses questions ayant trait aux droits des femmes. Le nombre d'associations membres croît au cours des années, jusqu'à comporter 45 membres en 2019[3].

Hommages et postérité[modifier | modifier le code]

En 2019 à Genève l'association l'Escouade dans le cadre du projet 100elles renomme temporairement une rue à son nom[3].

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Hélène Gautier-Pictet » (consulté le 26 mai 2019)
  2. Robert J. Leach / LH, « Gautier, Hélène », sur HLS-DHS-DSS.CH (consulté le 26 mai 2019)
  3. a b c et d « Hélène GAUTIER-PICTET », sur 100 Elles* (consulté le 26 mai 2019)
  4. atelierssud, « 1937-1987: 50 ans du CLAFG », sur CLAFG - Genève, (consulté le 26 mai 2019)