Système éducatif au Sénégal

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Les élèves du Cours préparatoire à l'école d'Agnam-Goly (région de Matam).

L'éducation reste un objectif de première importance pour les gouvernements successifs, car la population est extrêmement jeune.

Le gouvernement sénégalais a libéralisé[Quand ?] en partie le système éducatif. Plusieurs écoles et universités privées ont vu le jour. Le gouvernement sénégalais ne supervise pas ces établissements et ne délivre aucun label de qualité[réf. souhaitée].

Histoire de la colonisation et de son impact sur la scolarisation au Sénégal[modifier | modifier le code]

Lors de la Conférence de Berlin, en 1886 et 1887, les pays européens se sont partagé le continent africain, ont dédié l'actuel pays du Sénégal et une grande partie de l’Afrique occidentale à la France.[1]Le 20 juin 1960, ce pays est devenu indépendant, mais il reste tout de même au sein de l’Union française.[2]

Conséquemment, le Sénégal a opté pour le français comme langue officielle.[3]Toutefois, quelques autres langues ont gardé un statut de langues nationales comme le wolof, le sereer, le pulaar, le malinké et le soninké.[4] Même si le français fait partie des principales langues parlées par seulement 12,7% de la population sénégalaise en 2013,[5] elle est toutefois présente dans leur système d’éducation.

Aussi, malgré la colonisation, l’école traditionnelle y est encore présente, mais est combinée avec celle des colonisateurs. En effet, il est décrété dans la Constitution de 1963 que la liberté d’éducation est permise: « Chacun a le droit de s’instruire (…). Il est pourvu à l’éducation de la jeunesse par des écoles publiques. Les institutions et les communautés religieuses sont également reconnues comme moyen d’éducation. »[6]

Organisation du système éducatif[modifier | modifier le code]

Le système correspond à la fois au système français ce qui permet de valider des diplômes sénégalais afin de continuer éventuellement des études en France, soit au système anglo-saxon dans le privé notamment pour les Master of Business Administration – MBA.[réf. nécessaire]

La Loi no 2004-37 du rend la scolarité obligatoire pour tous les enfants des deux sexes âgés de six à seize ans. Cette scolarité obligatoire, selon la loi, est assurée gratuitement au sein des établissements publics d’enseignement.

Petite enfance et pré-scolarisation[modifier | modifier le code]

Sur la période 2014-2018, le taux brut de préscolarisation (TBPS) a connu une hausse en passant de 15,2 % en 2013 à 17,5 % en 2017.

Le pourcentage d’éducateurs formés et certifiés est passé de 23,42 % en 2013 à 31,09 % en 2017.

L’indice de parité est resté favorable aux filles en évoluant de 1,11 à 1,16.

La question de l’équité mérite une attention particulière eu égard aux difficultés liées à la question des enfants issus de milieux défavorisés et ceux à besoins éducatifs spéciaux, insuffisamment pris en charge par les structures de la petite enfance et de l’éducation préscolaire.

Enseignements fondamentaux à Gorée.

Enseignement primaire[modifier | modifier le code]

L'enseignement primaire au Sénégal est pour les enfants âgés de six à douze ans.[7] L'enseignement primaire est d'une durée de six ans et les élèves doivent passer l'examen du Certificat à la fin de leur étude.[7] Lors de l'enseignement au primaire, il y a différents objectifs que les élèves doivent acquérir.[7] Par exemple, ils apprennent les connaissances de base, le savoir utile et les compétences indispensables les amenant à vivre en communauté d'une façon meilleure et en les préparant à accéder aux échelons supérieurs du cursus scolaire.[7] Le taux de scolarisation s'est amélioré ces dernières années au primaire, en passant de 82,6 %, en 2013, à 87,3 %, en 2017. Sur la même période, le taux net de scolarisation est passé de 71,10 % à 78,34 %, le taux d’achèvement au primaire de 60,3 % à 61,9 % et le taux d’achèvement du cycle fondamental ont évolué de 28,4 % en 2013 à 37,5 % en 2017. En revanche, malgré le fait qu'il y a eu une grande amélioration du taux scolaire, il est tout de même très difficile pour ce pays de faire progresser tous les étudiants.[8] En effet, il y a toujours une haute importance d'abandon et de redoublement chez les enfants du Sénégal.[8] À ce sujet, les enfants qui sont en enseignement primaire et qui décide d'abandonner l'école sont beaucoup plus à risque de retomber dans l'analphabétisme.[8]

Enseignement moyen[modifier | modifier le code]

L'enseignement moyen se fait de la 6e à la 3e année et est d'une durée de quatre ans.[7] Cet enseignement donné au Sénégal peu correspondre aux quatre premières années de l'école secondaire au Québec.[7]Lorsque les élèves ont terminé leur enseignement moyen, ils doivent passer un examen qui s’intitule : Brevet de fin d'études moyennes.

Enseignement supérieur[modifier | modifier le code]

Le taux d’accès à l’enseignement supérieur est passé de 9,57 % en 2013 à 11,32 % en 2017.

La proportion d’étudiants inscrits dans les filières scientifiques a évolué de 22,5 %, en 2013, à 32 %, en 2017.

Le nombre d’étudiants pour 10 000 habitants est passé de 859, en 2012, à 1 099, en 2017.

Le taux de réussite en licence 3 est passé de 38 %, en 2012, à 45 %, en 2017.

Universités[modifier | modifier le code]

La plupart des universités du Sénégal (le public) ont été construites vers les années 1960 avec comme objectif de quitter le modèle colonial[9].

Il y a eu un net renforcement du réseau universitaire entre 2013 et 2017 avec la construction de cent laboratoires de recherche (six à l’université de Bambey[10], huit à l’École supérieure Polytechnique, douze à l’université de Ziguinchor[11], trente-et-un à l’université de Dakar[12], 26 à l’université de Thiés[13] et dix-neuf à l’université de Saint-Louis[14]).

Universités publiques :

Universités et instituts privés :

Deux Centres universitaires régionaux (CUR) ont ouvert leurs portes en 2006-2007 à Ziguinchor et à Bambey. D'autres sont à l'étude.

Grandes écoles[modifier | modifier le code]

La plupart des Grandes Écoles publiques du Sénégal sont rattachées à l’université Cheikh Anta Diop de Dakar (UCAD). Pour tous les Instituts et Écoles des Universités publiques, l’accès se fait par voie de concours sélectifs, à tous les niveaux, sauf pour le 3e Cycle où la sélection s’effectue par examen des dossiers des candidatures. Les étudiants étrangers ne subissent pas les concours et sont admis dans la limite des places disponibles s’ils sont officiellement présentés dans les délais.

Établissements privés d'enseignement supérieur[modifier | modifier le code]

Le secteur public ayant connu de graves crises en 1990, les pouvoirs publics ont voté la loi 91 – 22 du qui encourage la création d'établissements privés. Le statut de ces établissements est régi par la loi 94 -82 du . Bien qu'un « Accord - Cadre » du du Ministère de l'Éducation Nationale stipule que ces institutions, qui reçoivent des bacheliers (ou diplômes équivalents) en vue d'une formation supérieure, sont des établissements privés d'enseignement supérieur, aucune d'elles ne semble reconnue par l'État. En fait, elles viennent en renfort du secteur public sans que l'État ne soit en mesure de les contrôler.

Formation professionnelle et technique (FPT)[modifier | modifier le code]

Le taux d'accroissement des effectifs de la FPT est passé de 3,15 %, en 2012, à 13 %, en 2017.

Le pourcentage des sortants du cycle fondamental inscrit dans la FPT de 5,87 % à 8 %.

Le pourcentage des jeunes sortants accompagnés dans le parcours professionnel de 29 %, en 2013, à 36 %, en 2017.

Des clusters de formation professionnelle ont éte mis en œuvre, dans les secteurs de l’agriculture, l’aviculture, le tourisme, et des centres de formation spécialisés dans les métiers du bâtiment et de la mécanique ont été construits.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Au Sénégal et le cœur du Sénégal, « Une brève histoire du Sénégal », sur Au Sénégal, le cœur du Sénégal, (consulté le )
  2. Au Sénégal et le cœur du Sénégal, « Une brève histoire du Sénégal », sur Au Sénégal, le cœur du Sénégal, (consulté le )
  3. Ibrahima Diouf, Cheikh Tidiane Ndiaye et Ndèye Binta Dieme, « Dynamique et transmission linguistique au Sénégal au cours des 25 dernières années1 », Articles, vol. 46, no 2,‎ , p. 197–217 (ISSN 1705-1495, DOI 10.7202/1054052ar, lire en ligne, consulté le )
  4. Ibrahima Diouf, Cheikh Tidiane Ndiaye et Ndèye Binta Dieme, « Dynamique et transmission linguistique au Sénégal au cours des 25 dernières années1 », Articles, vol. 46, no 2,‎ , p. 197–217 (ISSN 1705-1495, DOI 10.7202/1054052ar, lire en ligne, consulté le )
  5. Ibrahima Diouf, Cheikh Tidiane Ndiaye et Ndèye Binta Dieme, « Dynamique et transmission linguistique au Sénégal au cours des 25 dernières années1 », Articles, vol. 46, no 2,‎ , p. 197–217 (ISSN 1705-1495, DOI 10.7202/1054052ar, lire en ligne, consulté le )
  6. Charlier, Jean-Emile., Les écoles au Sénégal : de l'enseignement officiel au daara, les modèles et leurs répliques (OCLC 717481414, lire en ligne)
  7. a b c d e et f Daouda Cissé, La gestion des établissements d'enseignement moyen et secondaire de la région de Kaolack (Sénégal) dans le contexte de la décentralisation administrative, Université du Québec à Rimouski, (lire en ligne)
  8. a b et c Abdoulaye Diagne, « Pourquoi les enfants africains quittent-ils l’école? Un modèle hiérarchique multinomial des abandons dans l’éducation primaire au Sénégal », L'Actualité économique, vol. 86, no 3,‎ , p. 319–354 (ISSN 0001-771X et 1710-3991, DOI 10.7202/1003526ar, lire en ligne, consulté le )
  9. Jean-Alain Goudiaby, « Mais où va l'université sénégalaise ? », Le Point, (consulté le ).
  10. « UADB: Université Alioune Diop - UADB: Université Alioune Diop de Bambey », sur www.uadb.edu.sn (consulté le ).
  11. « Accueil-Université de ziguinchor ( UASZ ) », sur UASZ (consulté le ).
  12. « Université Cheikh Anta Diop de Dakar - Sénégal », sur www.ucad.sn (consulté le ).
  13. « Université de Thiès : l'humilité mon choix, l'excellence ma voie. », sur www.univ-thies.sn (consulté le ).
  14. « Université Gaston Berger », sur www.ugb.sn (consulté le ).
  15. « Université virtuelle du Sénégal – Première université publique numérique de l'Afrique de l'ouest », sur Université virtuelle du Sénégal (consulté le ).
  16. « Ejicom | Ecole Supérieure de Journalisme des Métiers de l’Internet et de la Communication - Savoir - Excellence - Innovation » (consulté le ).
  17. « Université Euro-Afrique | Obtenez deux diplômes: Français et Sénégalais, licence, master, gestion, finance, économie, marketing, comptabilité, formation », sur www.uea.edu.sn (consulté le ).
  18. « AFI - L' Université de l'Entreprise », sur afi-l-universite-de-lentreprise.business.site (consulté le ).
  19. « Universite Dakar Bourguiba - Senegal », sur udb-sn.com (consulté le ).
  20. « Universite du sahel », sur unis.sn (consulté le ).
  21. « Euromed.sn », sur www.euromed.sn (consulté le ).
  22. « UAHB – Universite Amadou Hampathe Ba » (consulté le ).
  23. Université Euro Afrique.
  24. « ENA » Ecole Nationale d’Administration Sénégal », sur www.ena.sn (consulté le ).
  25. « E.N.D.S.S Rentrée Scolaire 2019/2020 », sur endss.org (consulté le ).
  26. Raphael Romaric NDONG, « Dakar Institute of Technology, la première école de formation en intelligence artificielle s'installe au Sénégal », sur Socialnetlink, le lien vers l'actu IT africaine et des startups, (consulté le )
  27. « ACCUEIL », sur www.cesag.sn (consulté le ).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Jean Alain Goudiaby, L'université et la recherche au Sénégal. À la croisée des chemins entre héritages, marché et réforme LMD, Louvain-la-Neuve, Ed. Academia-L'Harmattan, collection Thélème, n°14, 2014, 388 p.
  • Félix-Marie Affa'a et Thérèse des Lierres, L'Afrique noire face à sa laborieuse appropriation de l'université : le cas du Sénégal et du Cameroun, Saint-Nicolas (Québec), Presses de l'Université Laval ; Paris, Harmattan, 2002, 321 p. (ISBN 2747526593)
  • (de) Friedrich Axt, Sekundarschulwesen in der Republik Senegal, Francfort, Berne et Cirencester, Lang, 1979, 322 p. (d'après un travail universitaire à l'Université de Heidelberg, 1978) (ISBN 3-8204-6364-X)
  • Pascal Bianchini, École et politique en Afrique noire : sociologie des crises et des réformes du système d'enseignement au Sénégal et au Burkina Faso (1960-2000), Paris, Karthala, 2004, 286 p. (ISBN 2845863667)
  • Jean Capelle, L'éducation en Afrique noire à la veille des indépendances, 1946-1958, ouvrage posthume, préface de Léopold Sédar Senghor, Kartala-ACCT, Paris, 1990.
  • Mamadou Cissé, « Langues, État et société au Sénégal », Sudlangues no 05, 2005, http://www.sudlangues.sn/spip.php?article94
  • Mamadou Cissé, «Écrits et écritures en Afrique de l'Ouest», Sudlangues no 06, 2006, http://www.sudlangues.sn/spip.php?article101
  • Roland Colin, Systèmes d’éducation et mutations sociales. Continuité et discontinuité dans les dynamiques socio-éducatives. Le cas du Sénégal, Paris, Université Lille III, 1977, 1 011 p. (Thèse d’État, publiée en 1980)
  • Kalidou Diallo, Syndicat unique de l’enseignement laïc du Sénégal (SUEL), Dakar, Univ. de Dakar, 1986, 65 p. (Diplôme d’Études Approfondies)
  • Birame Demba Diao, L’éducation islamique du Sénégal : Daara Madrasa, Dakar, Université de Dakar, 1985, 69+5 p. (Mémoire de Maîtrise)
  • Doria Husser M. Doria et H. De Lauture, Réflexions sur l’histoire de l’enseignement au Sénégal, Toulouse, Université de Toulouse Le Mirail, 1981 (Diplôme d’Études Approfondies)
  • Papa Amadou Fall, Enseignement et domination coloniale au Sénégal : 1910-1939, Dakar, Université de Dakar, 1978, 233 p. (Mémoire de Maîtrise)
  • Georges Hardy, L’enseignement au Sénégal de 1817 à 1854, Paris, Université de Paris, 1921 (Thèse complémentaire).
  • Thierno Ka, L’enseignement arabe au Sénégal. L’école de Pir-Saniokhor, son histoire et son rôle dans la culture arabo-islamique au Sénégal du XVIIe au XIXe siècle, Paris, Université de Paris IV, 1982, 409 p. (Thèse de 3e cycle)
  • Makane Kane, Modèle éducatif cosmopolite et formation des enseignants, l'exemple de l'école normale supérieure de Dakar (Sénégal), Université de Francfort, 1984, 188 p. (Travail de recherche universitaire)
  • L.C. « L'enseignement privé au Sénégal (Esquisse historique : 1819-1930) », Horizons africains, no 72, n° spécial, janvier-, p. 4-10
  • Marie-Rose et Jacques Mercoiret, Offre scolaire et demande villageoise de développement (le cas du Sénégal), Paris, EHESS, 1982, 3 vol. (Thèse de 3e cycle en sociologie du développement)
  • Prosper Ndecki, Climat organisationnel et satisfaction au travail dans les écoles professionnelles du Sénégal, Université de Montréal, 1993 (thèse)
  • Bandiougou Ndiaye, L’école française et l’expansion coloniale au Sénégal. 1817-1903, Dakar, Université de Dakar, 1983, 110 p. (Mémoire de Maîtrise)
  • Mamadou Ndiaye, L’enseignement arabo-islamique au Sénégal, Dakar, Université de Dakar, 1982, 347 p. (Thèse de 3e cycle)
  • Boubacar Niane, La formation des instituteurs au Sénégal depuis l’indépendance, Dakar, Université de Dakar, 1979, 129 p. (Mémoire de Maîtrise)
  • (de) E. Rattunde, « Studentenunruhen in Dakar/Senegal », Afrika Heute, 1968, no 13-14, p. 193-196
  • Bernardin Sambou, De l’éducation traditionnelle à l’éducation moderne au Sénégal, Paris, Université de Paris V, 1973 (Thèse de 3e cycle)
  • Ousmane Kéba Sane, Le mouvement syndical enseignant au Sénégal : Du syndicat unique de l’enseignement laïc (S.U.E.L) au syndicat des enseignants du Sénégal (S.E.S), Dakar, Université Cheikh Anta Diop, 2002, 143 p. (Mémoire de Maîtrise)
  • Samba Sy, Le mouridisme à l'Université : essai sur l'association des étudiants mourides, Université de Dakar, 1984, 85 p. (Mémoire de Maîtrise)
  • Abdou Sylla, L'école future pour qui ? Crise scolaire et réforme au Sénégal, Dakar, ENDA, Études et recherches, no 108, 1987, 122 p.
  • Abdou Sylla, « De la grève à la réforme : luttes enseignantes et crise sociale au Sénégal », Politique africaine, 8, 1982, p. 61-73
  • Alassane Wélé, L’enseignement public au Sénégal entre les deux guerres, Dakar, Université de Dakar, 1981, 486 p. (Thèse de 3e cycle)
  • (de) Ulrike Wiegelmann, Alphabetisierung und Grundbildung in Senegal : ein empirischer Vergleich zwischen modernen und traditionellen Bildungsgängen und Schulen, Francfort, IKO, 1999, 413 p. (d'après un travail universitaire à l'Université de Munster, 1998) (ISBN 3-88939-508-2)
  • François Wioland, « Les langues parlées », in Dakar en devenir, Paris, Présence africaine, 1968, p. 227-246 (d'après l'enquête réalisée par le CLAD en 1965 sur les langues parlées par les élèves dans l'enseignement primaire à Dakar)

Filmographie[modifier | modifier le code]

  • L’Étudiant africain face aux mutations, un film du cinéaste sénégalais Mahama Johnson Traoré (1971)
  • La Dernière cartouche, court métrage sénégalais, 1999

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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