Max Pagès

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Max Pagès
Portrait de Max Pagès
Biographie
Naissance Voir et modifier les données sur Wikidata
à ParisVoir et modifier les données sur Wikidata
Pays de nationalité FranceVoir et modifier les données sur Wikidata
Thématique
Profession Écrivain, professeur d'université (d) et psychologueVoir et modifier les données sur Wikidata

Max Pages (1926-) est un psychothérapeute et chercheur en sciences humaines.

Biographie[modifier | modifier le code]

Il préconise l'approche dialogique c'est-à-dire l'association du biologique, du psychisme et du social pour cerner un individu. Plus particulièrement de la pensée complexe d'Edgard Morin et diffuse les idées de nombreux sociologues qui l'ont précédé.

Il s'applique à lui-même cette démarche en racontant d'abord l'histoire de sa famille sur plusieurs générations. L'interaction des phénomènes psychiques et sociaux qui nous ont précédé conduit à la construction de notre personnalité (influence du psychisme, du social et du biologique).

Psychologie sociale[modifier | modifier le code]

Après une formation à l'INOP fortement axée sur la psychologie expérimentale et la psychométrie, Il part aux États-Unis ou il va découvrir la psychologie sociale avec Lewin, Reich et Rogers. Il introduira ses théories en France, les exploitera en faisant une étude approfondie du corporel et sera exclu (par les psychanalystes orthodoxes qui prônent la stricte neutralité et l'abstinence) de l'association qu'il a lui-même créée ARIP (association pour la recherche et l'intervention en psychosociologie).

Recherches[modifier | modifier le code]

Il cherche à théoriser le groupe (Lewin) Selon lui la méthode des groupe est restée empirique il cherche à la théoriser : il vise à édifier une théorie générale des groupes, fondée sur le concept de relation, conçue comme l'expérience affective de la découverte d'autrui, faite collectivement dans la rencontre présente avec d'autres hommes. Il crée le « psychodrame émotionnel » qui intègre les idées de Moreno et Reich. Il considère le groupe comme lieu privilégié de la communication, ainsi il entreprend la mise en place d'un projet d'établissement, organise des séminaires réunissant des vingtaines de cadres volontaires de tous services et fonctions, d'une durée de quatre heures coupée par un repas. Trois phases dans ce séminaire :

  1. présentation des objectifs et de chacun
  2. petit groupe de 6/7 personnes pour répondre à comment je vis mon travail ? Quelles suggestions je souhaite faire ?
  3. Présentation des synthèses de chaque groupe et discussion et synthèse écrite qui circulent dans le service

Il entreprend une libéralisation de la parole. Un règlement des problèmes anonyme qui débouche sur des solutions concrètes. « C'est parce que s'est développée la possibilité de dire et d'entendre les souffrances et les sentiments au travail que le rôle et les méthodes de travail ont commencé à évoluer. »

Il a fondé en 1983 un Groupe de Recherche sur « La complexité clinique » avec Alain Amselek, Jacqueline Barus-Michel, Jacques Digneton, Jean-Michel Fourcade, notamment entre autres psychothérapeutes, psychanalystes et psychologues.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • L’orientation non directive en psychothérapie et en psychologie sociale, Editions Dunod, 1965, réédition Art cru éditeur 2005
  • La vie affective des groupes, Editions Dunod, collection Organisation et sciences humaines, 1968, (ISBN 2100039954)
  • L'implication dans les sciences humaines Une clinique de la complexité, L'Harmattan, 2006, ISBN 2-296-01824-6, 274 pages

Liens externes[modifier | modifier le code]