Max Pagès

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Max Pagès
Portrait de Max Pagès
Biographie
Naissance Voir et modifier les données sur Wikidata
à ConstantinopleVoir et modifier les données sur Wikidata
Décès (à 92 ans)
Pays de nationalité FranceVoir et modifier les données sur Wikidata
Thématique
Profession Écrivain, professeur d'université (d) et psychologueVoir et modifier les données sur Wikidata

Max Pagès (né le [1] et mort le [2]), est un psychothérapeute et chercheur en sciences humaines français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Il préconise l'approche dialogique, c'est-à-dire l'association du biologique, du psychisme et du social pour cerner un individu. Proche de la pensée complexe d'Edgard Morin, il diffuse les idées de nombreux sociologues qui l'ont précédé.

Il s'applique à lui-même cette démarche en racontant d'abord l'histoire de sa famille sur plusieurs générations. L'interaction des phénomènes psychiques et sociaux qui nous ont précédé conduit à la construction de notre personnalité (influence du psychisme, du social et du biologique).

Psychologie sociale[modifier | modifier le code]

Après une formation à l'INOP fortement axée sur la psychologie expérimentale et la psychométrie, il part aux États-Unis où il va découvrir la psychologie sociale avec Lewin, Reich et Rogers. Il introduira ses théories en France, les exploitera en faisant une étude approfondie du corporel et sera exclu (par les psychanalystes orthodoxes qui prônent la stricte neutralité et l'abstinence) de l'association qu'il a lui-même créée ARIP (association pour la recherche et l'intervention en psychosociologie).

Recherches[modifier | modifier le code]

Il cherche à théoriser le groupe (Lewin). Selon lui, la méthode des groupes est restée empirique et il cherche à la théoriser : il vise à édifier une théorie générale des groupes, fondée sur le concept de relation, conçue comme l'expérience affective de la découverte d'autrui, faite collectivement dans la rencontre présente avec d'autres hommes. Il crée le « psychodrame émotionnel » qui intègre les idées de Moreno et Reich. Il considère le groupe comme lieu privilégié de la communication. Ainsi, il entreprend la mise en place d'un projet d'établissement, organise des séminaires réunissant une vingtaine de cadres volontaires de tous services et fonctions, d'une durée de quatre heures, coupée par un repas. On distingue trois phases dans ce séminaire :

  1. présentation des objectifs et de chacun ;
  2. petit groupe de 6/7 personnes pour répondre à comment je vis mon travail ? Quelles suggestions je souhaite faire ?
  3. Présentation des synthèses de chaque groupe et discussion et synthèse écrite qui circulent dans le service.

Il entreprend une libéralisation de la parole. Un règlement des problèmes anonyme qui débouche sur des solutions concrètes. « C'est parce que s'est développée la possibilité de dire et d'entendre les souffrances et les sentiments au travail que le rôle et les méthodes de travail ont commencé à évoluer. »

Il a fondé en 1983 un Groupe de recherche sur « La complexité clinique » avec Alain Amselek, Jacqueline Barus-Michel, Jacques Digneton, Jean-Michel Fourcade, notamment entre autres psychothérapeutes, psychanalystes et psychologues.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • L’orientation non directive en psychothérapie et en psychologie sociale, Éditions Dunod, 1965, réédition Art cru éditeur 2005
  • La vie affective des groupes, Éditions Dunod, coll. « Organisation et sciences humaines », 1968, (ISBN 2100039954)
  • L'implication dans les sciences humaines : une clinique de la complexité, Éditions L'Harmattan, 2006, 274 pages (ISBN 2-296-01824-6)
  • Le travail amoureux, éloge de l'incertitude, Dunod, 1985
  • L'emprise de l'organisation, en collaboration avec M. Bonetti, V. de Gaulejac, D. Descendre, PUF, 1984, (ISBN 2-13-037157-4)
  • Trace ou sens : le système émotionnel, Hommes et Groupes éditeurs (ISBN 2-86984-006-3)
  • La violence politique, en collaboration avec J. Barus-Michel, D. Bar-On, F. Ben Slama, C. Rojzman, P. Schmoll et E. Morin, Éditions érès, coll. « Sociologie clinique », 2003 (ISBN 2-7492-0118-7)

Notes et références[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]