Pédagogie active

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La pédagogie active — ainsi que les méthodes pédagogiques actives associées à cette démarche — a pour objectif de rendre l'apprenant acteur de ses apprentissages, afin qu'il construise ses savoirs à travers des situations de recherche.

Présentation[modifier | modifier le code]

La pédagogie active se réfère historiquement à Adolphe Ferrière qui, au début du XXe siècle, a été parmi les premiers à utiliser l'appellation école active dans ses publications. Elle est une des bases du courant d'éducation nouvelle.

Freinet écrivait en 1964 dans ses invariants pédagogiques :

  • « La voie normale de l’acquisition n’est nullement l’observation, l’explication et la démonstration, processus essentiel de l’École, mais le tâtonnement expérimental, démarche naturelle et universelle ».
  • « Les acquisitions ne se font pas comme l’on croit parfois, par l’étude des règles et des lois, mais par l’expérience. Étudier d’abord ces règles et ces lois, en français, en art, en mathématiques, en sciences, c’est placer la charrue devant les bœufs. »

Des pédagogues comme Freinet ont défendu une pédagogie autre que celle de la transmission.

Aujourd'hui, on a tendance à classer abusivement [réf. nécessaire] sous l'expression méthodes actives toutes les méthodes qui impliquent réellement l'élève par des exercices ou des mises en situation [pas clair].

Pour les méthodes utilisées, voir : Méthodes en pédagogie active.

Projet[modifier | modifier le code]

Article connexe : Pédagogie de projet.

Un élément important de la pédagogie active est la notion de projet. Dans cette acception, le terme projet désigne la conception, la prévision d'une démarche selon laquelle l'esprit doit déployer une activité véritable en vue d'une fin précise [réf. souhaitée]. Le projet comporte :

  • des difficultés, que l'apprenant doit surmonter ;
  • des problèmes qu'il doit résoudre ;
  • des contenus qu'il doit comprendre, définir, assimiler, réutiliser ;
  • des plans qu'il doit élaborer, mettre en œuvre.

On passe ainsi d'une séquence traditionnelle

  • cours (assimilation de notions) ;
  • exercices (mise en application des notions) ;
  • contrôle (évaluation)

à une séquence

  • confrontation à un problème concret ;
  • recherche d'information concernant ce problème (autoformation) ;
  • recherche d'une solution au problème,

l'évaluation portant sur la globalité de la démarche, et notamment sur le savoir-être.

Contrat[modifier | modifier le code]

La pédagogie active est de fait moins cadrée que la pédagogie « traditionnelle », pour laquelle on a un référentiel (programme à suivre) et des exercices calibrés pour tester les savoirs et savoir-faire. Avec les méthodes actives, l'apprenant est certes encadré, mais il est plus autonome dans sa démarche, et le travail se fait parfois en groupe. Il faut donc présenter de manière claire à l'apprenant les objectifs de la démarche et les critères d'évaluation. On parle souvent de « contrat technique et pédagogique » : ce contrat présente les attentes techniques — au sens large, et selon la matière enseignée : compétences qui devront être mises en œuvre, volume du travail à fournir, résultat final attendu — et pédagogiques — évaluation de ce qui a été appris et de la démarche de l'apprenant, que la solution au problème soit « bonne » ou pas.

Le contrat peut concerner la globalité des études : l'apprenant s'engage à mettre en œuvre des moyens pour mener sa scolarité. Il peut aussi concerner un projet particulier.

Dans le cas d'un projet de groupe, le contrat peut définir la répartition des tâches techniques entre les apprenants ; cela permet à l'enseignant d'équilibrer la difficulté technique. On peut ainsi avoir un contrat collectif et un contrat individuel.

Pédagogie active en Allemagne (Handlungsorientierter Unterricht)[modifier | modifier le code]

En Allemagne, la pédagogie active est devenue élément constitutif de tout enseignement, du primaire au baccalauréat. Elle est intégrée peu à peu au niveau universitaire. Cette évolution a eu lieu au cours des années 80 et s'est accentuée depuis le début du XXIe siècle, notamment à cause du choc créé par les recherches sur les systèmes scolaires européens (PISA). En effet celles-ci ont dévoilé un net retard du système scolaire allemand par rapport aux résultats des scandinaves, notamment de la Finlande. Par ailleurs, face à la mondialisation, les spécialistes constatent la nécessité de passer de méthodes frontales (type cours magistral) à des méthodes constructivistes habituant l'apprenant à construire son savoir lui-même, seul ou en groupe[1]. Une méthode active très répandue en Allemagne, surtout dans l'apprentissage des langues, est Lernen durch Lehren (LdL).

Références[modifier | modifier le code]

  1. Manfred Spitzer: Lernen: Gehirnforschung und die Schule des Lebens. Munich ; Heidelberg : Elsevier, Spektrum, Akad. Verl.2007

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]