William Byrd (compositeur)

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William Byrd

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William Byrd
(Gravure de Gerard van der Guch, d'après une peinture de Nicola Francesco Haym, c. 1729, du British Museum[1]).

Naissance 1539/40
Londres ? Lincolnshire,
Drapeau de l'Angleterre Angleterre
Décès 4 juillet 1623
Stondon Massey, Essex
Drapeau de l'Angleterre Angleterre
Activité principale Compositeur, organiste
Lieux d'activité Lincoln (15631570), Londres (1570–1623)
Maîtres Thomas Tallis
Élèves Bull, Morley, Philips, Tomkins, Weelkes

Répertoire

Musique vocale, virginal, orgue, Consort

William Byrd (1539/40[2] - 4 juillet 1623) était un compositeur et organiste anglais de la Renaissance.

Biographie[modifier | modifier le code]

Il existe peu de sources concernant la jeunesse de Byrd et les premières années de sa carrière. Des documents juridiques découverts récemment situent l'année de sa naissance en 1540, ou à la fin de 1539, probablement à Londres, mais la tradition musicologique continue de retenir l'année 1543. Byrd a peut-être été un élève du compositeur Thomas Tallis. Son premier poste identifié avec certitude a été celui d'organiste de la cathédrale de Lincoln, le 27 février 1563. En 1572, il est à Londres pour remplir l'office de gentilhomme de la Chapelle Royale auquel il vient d'être nommé. Il tient l'orgue avec Tallis, chante et compose : Byrd conservera ce poste pendant deux décennies.

L'importance de ses relations personnelles et professionnelles avec Tallis se manifeste à nouveau en 1575, lorsque la reine Élisabeth Ire confère conjointement aux deux hommes le privilège exclusif pendant vingt-et-un ans d'importer, imprimer, publier, vendre de la musique et d'imprimer du papier musique. Byrd publie trois recueils de motets en latin, les Cantiones Sacrae, le premier en 1575 avec Tallis, qui écrit 16 des 36 pièces, et les deux autres en 1589 et 1591. Byrd publie parallèlement deux anthologies musicales en anglais, Psalmes, Sonets and Songs en 1588 et Songs of Sundrie Natures en 1589.

En 1593, Byrd et sa famille s'installent dans un petit village de l'Essex, Stondon Massey, et ne le quittent plus. Byrd se consacre de plus en plus à la musique liturgique du rite catholique. Il publie ses trois Messes Ordinaires entre 1592 et 1595. Elles sont suivies d'un recueil de motets en deux volumes Gradualia, un cycle annuel qui met en musique le propre de la messe, en 1605 et 1607[3]. Il meurt le 4 juillet 1623 et est enterré dans une tombe anonyme du cimetière de Stondon.

Le compositeur est aussi professeur et il forme la génération suivante des musiciens qui aurons les postes les plus importants : John Bull, Thomas Morley, Peter Philips, Thomas Tomkins et Thomas Weelkes.

L'existence de Byrd est marquée par une série de contradictions, très caractéristiques des hommes de la Renaissance. Ainsi vécut-il au XVIIe siècle sans que sa musique vocale, notamment ses madrigaux, se rapproche pourtant du nouveau style baroque ; cependant, son œuvre pour clavier, remarquablement construite, marque le début du style baroque pour l'orgue et le virginal. Leur importance pour la musique anglaise est aussi grande que la musique d'orgue de Frescobaldi pour la musique italienne[3]. De la même manière, Byrd peut être considéré comme un musicien de cour anglican, quoiqu'il ait consacré ses dernières années à la liturgie catholique et qu'il soit mort dans une relative obscurité. Lors du déchaînement anti-catholique qui suivit l'attentat catholique contre Jacques Ier, en 1605, certaines de ses œuvres ont été interdites en Angleterre sous peine d'emprisonnement ; pourtant certaines autres, comme le Short Service, ont été chantées sans interruption dans les cathédrales anglaises au cours des quatre derniers siècles.

Liste des œuvres de William Byrd[modifier | modifier le code]

Pour la voix[modifier | modifier le code]

Messes (c.1592-5)[modifier | modifier le code]

  • Messe pour trois voix (c.1593-4)
  • Messe pour quatre voix (c.1592-3)
  • Messe pour cinq voix (c.1594-5)

Motets en Latin[modifier | modifier le code]

  • Cantiones, quae ab argumento sacrae vocantur (1575)*
  • Liber primus sacrarum cantionum (Cantiones Sacrae I) (1589)
  • Defecit in dolore - Sed tu Domine
  • Domine praestolamur - Veni Domine noli tardare
  • Liber secundus sacrarum cantionum (Cantiones Sacrae II) (1591)*
  • Gradualia: ac cantiones sacrae, liber primus (Gradualia I) (1605)
  • Gradualia: seu cantionum sacrarum, liber secundus (Gradualia II) (1607)

Pour le clavecin ou le virginal[modifier | modifier le code]

Ce sont avant tout ses plus de 140 œuvres pour le clavecin ou le virginal qui en font un compositeur de premier plan pour la musique anglaise[3]. En voici quelques exemples:

  • My Ladye Nevells Booke (1591)
  • My Ladye Nevells Grownde
  • Qui Passe; for my Ladye Nevell
  • The Marche before the Battell
  • The Battell: The souldiers sommons; The marche of footemen; The marche of horsmen; The trumpetts; The Irishe marche; The bagpipe and the drone; The flute and the droome; The marche to the fighte; The retreat
  • The Galliarde for the Victorie
  • The Barleye Breake
  • A Galliards Gygge
  • The Huntes upp
  • Ut Re Mi Fa Sol La
  • The Firste Pavian
  • The Galliarde to the Firste Pavian
  • The Seconde Pavian
  • The Galliarde to the Seconde Pavian
  • The Third Pavian
  • The Galliarde to the Third Pavian
  • The Fourth Pavian
  • The Galliarde to the Fourth Pavian
  • The Fifte Pavian
  • The Galliarde to the Fifte Pavian
  • Pavana the Sixte; Kinbrugh Goodd
  • The Galliarde to the Sixte Pavian
  • The Seventh Pavian
  • The Eighte Pavian
  • The Passinge Mesures; the Nynthe Pavian
  • The Galliarde to the Nynthe Pavian
  • A Voluntarie; for my Ladye Nevell
  • Will Yow Walke the Woods soe Wylde
  • The Maidens Songe
  • A Lesson of Voluntarie
  • The Second Grownde
  • Have With Yow to Walsingame
  • All in a Garden Grine
  • Lord Willobies Welcome Home
  • The Carmans Whistle
  • Hughe Ashtons Grownde
  • A Fancie
  • Sellingers Rownde
  • Munsers Almaine
  • The Tennthe Pavian; Mr. W. Peter
  • The Galliarde to the Tennthe Pavian
  • A Fancie
  • A Voluntarie

Autres[modifier | modifier le code]

En plus des œuvres susmentionnées, il a écrit plus de 60 "Anthems" (hymnes, en fait motets religieux), des madrigaux et des pièces de musique instrumentale remarquables.

Lacunaires ou disparues[modifier | modifier le code]

  • Ad punctum in modico á 2 (BB) - Fragment
  • Ah, youthful years - Fragment
  • Behold, how good - Fragment
  • Cease Cares - Fragment
  • Depart ye furies - Fragment
  • Litany á 4 (SATB) - Fragment d'attribution douteuse
  • If trickling tears - Fragment
  • In tower most high - Fragment
  • I will give laud - Fragment
  • Jubilate Deo, omnis terra - Fragment d'attribution douteuse
  • Look and bow down - Fragment
  • Oh happy thrice - Fragment
  • O trifling days - Fragment
  • Preces Deo fundamus - Fragment
  • Service in F - Fragment d'attribution douteuse
  • Sponsus amat sponsam á 2 (ST) - Fragment d'attribution douteuse
  • With sighs and teares - Fragment

Attribuées à Byrd[modifier | modifier le code]

  • Ave regina caelorum à 5 voix (ATTBarB) - attribution "Mr Byrde" dans le Paston Lute Book, mais les musicologues qui ont égablit le Tudor Church Music Book (Livre de musique sacrée Tudor) l'attribuent à John Taverner.

Commandes jointes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Selon Kerry McCarthy, professeur de musicologie à Duke et auteur d'un livre sur Byrd aux éditions Oxford University, il n’y aucune preuve que cette gravure bien connue comme portrait de Byrd soit authentique ou juste l’interprétation fantaisiste un gentleman élisabéthain par un artiste du dix-huitième siècle. (« There is no evidence that the well-known engraved portrait of Byrd is anything but a fanciful eighteenth-century artist’s rendition of an Elizabethan gentleman »). Un article sur le sujet (en) http://dappledthings.org/3226/sleuthing-the-surprising-books-in-william-byrds-library/.
  2. Un document nouvellement retrouvé écrit de sa propre main, daté du 2 octobre 1598, déclare clairement qu'il est a 58 ans. Alors que le testament, traditionnellement retenu en date du 15 novembre 1622, il se disait « dans la 80e année de mon âge ». cf. John Harley, William Byrd : Gentleman of the Chapel Royal, Aldershot, Scolar Press, 1997.
  3. a, b et c Dr. Christian Zentner, Claudia Richter : "Musik", Ottus Verlag, Saint-Gall 2005, page 26

Annexes[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]