Trinidad (Cuba)

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Trinidad
Vue du clocher de l'ancien couvent Saint-François-d'Assise à Trinidad
Vue du clocher de l'ancien couvent Saint-François-d'Assise à Trinidad
Administration
Pays Drapeau de Cuba Cuba
Province Sancti Spíritus
Municipalité Trinidad
Code postal 62600
Indicatif téléphonique +53 41
Démographie
Gentilé Trinitario/a
Population 51 994 hab. (est. 2005)
Géographie
Coordonnées 21° 48′ 11″ N 79° 59′ 04″ O / 21.803, -79.984421° 48′ 11″ Nord 79° 59′ 04″ Ouest / 21.803, -79.9844  
Altitude 60 m
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Cuba

Voir sur la carte Cuba administrative
City locator 14.svg
Trinidad
Trinidad et la vallée de Los Ingenios *
Logo du patrimoine mondial Patrimoine mondial de l'UNESCO
Pays Drapeau de Cuba Cuba
Type Culturel
Critères (iv)(v)
Numéro
d’identification
460
Zone géographique Amérique latine et Caraïbes **
Année d’inscription 1988 (12e session)
* Descriptif officiel UNESCO
** Classification géographique UNESCO

Trinidad est une ville de la province de Sancti Spíritus, à Cuba. Sa population était estimée à 51 994 habitants en 2005[1].

Géographie[modifier | modifier le code]

Trinidad est située à 5 km de la mer des Caraïbes, à 286 km328 km par la route — au sud-est de La Havane et à 58 km66 km par la route — au sud-ouest de Sancti Spíritus.

Histoire[modifier | modifier le code]

Elle fut fondée en 1514 par le conquistador espagnol Diego Velázquez de Cuéllar et a longtemps vécu grâce à la canne à sucre. La ville est réputée pour son centre historique à l'architecture coloniale inscrit au patrimoine mondial de l'UNESCO depuis 1988.

Restaurée, la ville n'a rien perdu de son charme colonial. Les rues pavées et les maisons aux couleurs pastel contribuent à donner l'impression que le temps s'est arrêté depuis l'époque coloniale. Du XVIIe au XIXe siècle, la ville fut au centre du commerce du sucre et des esclaves. Les bâtiments qui circonscrivent Plaza Mayor témoignent de la richesse des propriétaires de l'époque.

Une grande période d'isolement, de 1850 à 1950, permit de préserver l'architecture de la ville, de sorte qu'elle a conservé son aspect d'autrefois. Le centre historique a récemment fait l'objet d'une restauration soigneuse dans les moindres détails, ce qui en fait la ville coloniale la mieux conservée de l'île.

Aujourd'hui, elle vit surtout grâce à l'essor du tourisme sur l'île et en est devenue un des lieux les plus réputés.

Monuments et lieux touristiques [2][modifier | modifier le code]

Plaza mayor[modifier | modifier le code]

La Plaza Mayor à Trinidad, Cuba

Il y a 485 ans, le lieu était encombré de tentes, d'arquebuses et de soldats, car c'était le campement de la troupe de Hernán Cortés qui se préparait à la conquête de Mexico. Après quelque temps, ce Champ de Mars deviendra une place illuminée avec des lampes fonctionnant à l’huile d’olive, où les cavaliers faisaient les galants auprès des dames et les nobles discutaient de leurs affaires de sucre.

Aujourd’hui, la Place Mayor de Trinidad et son environnement sont considérés comme l’un des ensembles urbanistiques les plus homogènes de la période coloniale de Cuba. Dans le parc, statue de Terpsichore entourée de palmiers.

Eglise de la Santissima Trinidad[modifier | modifier le code]

Un Christ taillé dans du bois fin issu d'un naufrage, se serait échoué sur la plage de Trinidad en 1713. Destiné initialement à Veracruz au Mexique, il est actuellement vénéré dans l’église paroissiale Mayor (plaza Mayor), même si son autel principal est consacré à la Sainte Trinité. L’église actuelle terminée en 1892 est - c'est unique à Cuba - de style néogothique. Détruite à plusieurs occasions et même saccagée par des pirates, elle a toujours su s’en remettre. Malgré ses malheurs, elle a donné la plus grande de ses cloches à la Cathédrale de La Havane.

Musée romantique[modifier | modifier le code]

Cette résidence, était le palais du “Comte Brunet”, un richissime colon aux envies nobiliaires, qui s’est même dessiné un blason. Deux siècles d’existence n’ont pas dégradé la somptuosité de l'édifice, les planchers de marbre européen, la verrerie de Bohême, la céramique de Talavera de la Reina, les fresques murales. Le musée est situé 52, rue Fernando Hernández Echerri.

Musée d'architecture[modifier | modifier le code]

L’art de construire aux XVIIIe siècle et XIXe siècle y est représenté. La bâtisse (83, rue Ripalda) du musée date de 1738. Les planches du toit semblent emboîtées. Il y a des serrures énormes aux fenêtres et aux portes, en plus de la collection de ferrures, des pièces de bois taillé et des points en cristal et de couleurs.

Musée d'archéologie[modifier | modifier le code]

Alexander von Humboldt passa une nuit en mai 1801 dans la demeure de la famille Padrón (457, rue Simón Bolívar), alors l’un des habitants les plus riches de la ville. Ses salles exposent maintenant des objets de la culture aborigène que les conquistadors ont pratiquement détruite. Les fers des esclaves constituent un autre héritage de l'époque coloniale. L’exposition couvre jusqu’à la moitié du XIXe siècle.

Musée municipal général[modifier | modifier le code]

L’intérieur de l’ancien palais Cantero a été décoré par des peintres locaux et italiens. Il recèle désormais le devenir historique de la ville à travers les armes, le mobilier, les arts et les documents. Sa tour de trois étages - emblématique de Trinidad - offre une vue panoramique sur la ville et ses environs (423, rue Simón Bolívar).

Musée de la lutte contre les bandits (Couvent St François d'Assise)[modifier | modifier le code]

Cet ancien couvent de paisibles nonnes fut un temps transformé en quartier général d’infanterie. Dans l'étonnante histoire de ce bâtiment, ce n'est pas le seul contraste. Aujourd'hui, derrière cette façade ecclésiastique sont exposées des mitrailleuses et des barques de débarquement (357, rue Fernando Hernández Echerri).

C'est le plus célèbre monument de Trinidad qui héberge désormais le musée de la lutte contre les rebelles. Du haut de son clocher la vue est superbe.

Musée d'art colonial[modifier | modifier le code]

Situé dans la maison de las Cien Puertas (maison aux cent portes). Les anciens propriétaires ont orné leur palais avec des vitraux, des vases en porcelaine, des lustres de verre, du bois superbe et tout ce que leur luxe leur permit et même un piano ... transporté à dos d'homme sur 80 km.

Parc El Cubano[modifier | modifier le code]

Ce parc est, comme Trinidad, classé dans le patrimoine mondial de l'UNESCO. C'est une réserve naturelle située à quelques kilomètres de la ville. Elle comprend une cascade (cascade de Javira) qui est un havre de fraîcheur en été, des vestiges de l'esclavage et une ferme musée de l'époque coloniale.

Les plages[modifier | modifier le code]

Hauts fonds de la plage Ancon
Récifs sur la plage Maria Anguilar

Il y a plusieurs plages près de Trinidad, parmi elles, la Playa Ancon est l'une des plus belles de Cuba. La plage Maria Aguila est idéal pour la plongée en apnée. La plage rocheuse de La Boca offre des vues imprenables sur les montagnes de l’Escambray.

Vallée de Los Ingenios[modifier | modifier le code]

À l'est de la ville, la vallée de Los Ingenios “vallée des sucreries” est un véritable musée vivant de l'industrie sucrière, avec ses 75 sucreries en ruine, les voies ferrées, les résidences d'été des planteurs, les baraquements des ouvriers et toutes sortes d'édifices liés à l'exploitation de la canne à sucre.

En particulier, la tour Manaca-Iznaga, construite en 1816, qui mesure 45 m de haut et dont les cloches marquaient autrefois le début et la fin la longue journée de travail dans les plantations et usines de la vallée. Elle servait également à repérer les esclaves qui tentaient de fuir leur misérable condition.

Topes de Collantes[modifier | modifier le code]

Au nord-ouest de Trinidad, Topes de Collantes est un parc naturel du massif de l'Escambray composé d'un décor de grottes, de rivières, de cascades, de canyons, de piscines naturelles aux eaux cristallines, entourées de petites montagnes. C'est également une réserve pour la faune et la flore. On y trouve plus de 40 espèces d'orchidées indigènes et 100 espèces de fougères, le plantain et le bananier sauvage, le jasmin, le bégonia, plusieurs représentants de la famille du gingembre et environ 40 espèces de caféiers. Les pins géants de 40 mètres de haut, côtoient l'eucalyptus, l'acajou des Antilles (Swietenia mahagoni) et le magnolia.

Cette forêt tropicale abrite des espèces animales endémiques comme le todier de Cuba (todus multicolor), une sous-espèce rare de pic à bec ivoire (Campephilus principalis bairdii), des colibris uniques et le trogon de Cuba (Priotelus temnurus), qui est l'oiseau national de Cuba [3].

Autres lieux touristiques[modifier | modifier le code]

  • Le musée spéléologique, est un musée unique à Cuba situé dans une caverne. Foyer, temple et cimetière aborigène, d'accès difficile, l’ensemble est sous terre, dans la Cueva Maravillosa (la grotte merveilleuse).
  • Le musée d'histoire naturelle.
  • La maison-musée du général Serafín Sánchez, natif de Trinidad.
  • L'église Santa Ana, restée longtemps en ruine.
  • Le parc Céspedes.
  • La Casa de la Trova, lieu de toutes les musiques.
  • Le pont sur la rivière Yayabo (monument national).

Galerie[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. World Gazetteer
  2. Portail Cubain du Tourisme http://www.cubatourisme.fr/a-voir/trinidad-de-cuba
  3. http://en.wikipedia.org/wiki/Topes_de_Collantes