Temirtaou

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Temirtaou
Теміртау
Blason de Temirtaou
Héraldique
Temirtaou : avenue de la République
Temirtaou : avenue de la République
Administration
Pays Drapeau du Kazakhstan Kazakhstan
Oblys Karaganda
Maire Oral Bitebaïev
Code postal 101401 — 101407
Indicatif téléphonique +7 7273
Démographie
Population 179 035 hab. (2009)
Densité 605 hab./km2
Géographie
Coordonnées 50° 04′ 00″ N 72° 58′ 00″ E / 50.066667, 72.966667 ()50° 04′ 00″ Nord 72° 58′ 00″ Est / 50.066667, 72.966667 ()  
Superficie 29 610 ha = 296,1 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Kazakhstan

Voir sur la carte Kazakhstan administrative
City locator 14.svg
Temirtaou
Liens
Site web Site officiel

Temirtaou (en kazakh : Теміртау, « montagne de fer ») est une ville industrielle de l'oblys de Karaganda, au Kazakhstan. Elle est située sur la rivière Noura, à 26 km au nord-ouest de Karaganda. Sa population s'élève à 179 035 habitants en 2009.

Histoire[modifier | modifier le code]

En 1905, un groupe de colons, une quarantaine de familles, venant de la région de Samara, en Russie, s'établit sur la rive gauche de la rivière Noura, dans le cadre des réformes de Stolypine, et fondent un village auquel ils donne le nom d'une colline qui se trouve de l'autre côté de la rivière : Jaour (Жаур). Le village est rebaptisé Samarkandski (Самаркандский), ou Samarkand, en 1909. Un barrage est construit en 1939 sur la rivière Noura, formant le réservoir de Samarkand, et en 1942 la première turbine de la centrale électrique est mise en service. En 1944, les fours Siemens-Martin de l'usine métallurgique du Kazakhstan (en russe : Казахский металлургический завод), construite à Temirtaou, commencent à livrer de l'acier. L'année suivante, Samarkandski est rebaptisé Temirtaou (« montagne de fer » en kazakh) et reçoit le statut de ville. Après la Seconde Guerre mondiale, un camp de prisonniers de guerre japonais est ouvert près de la ville. Le Combinat métallurgique de Karaganda (Карагандинский металлургический комбинат) est fondé en 1950 à Temirtaou. C'est un projet prioritaire pour lequel sont mobilisées des brigades de choc de jeunes venus de toutes les régions d'Union soviétique et même de l'étranger, notamment de Bulgarie. Mais en 1959, éclatent des émeutes en raison des mauvaises conditions de vie et des interruptions dans l'approvisionnement en eau, nourriture, marchandises, etc., qui font 16 morts et 27 blessés ; 70 personnes sont arrêtées et condamnées[1].

La première coulée de fonte du haut fourneau du Combinat a lieu en 1960. Un Institut polytechnique (aujourd'hui Institut métallurgique de Karaganda) est ouvert en liaison avec le complexe sidérurgique (1963). Dans les années 1970, diverses institutions culturelles et des équipements sportifs sont ouverts à Temirtaou : piscine, stade, patinoire, palais de la culture parc de loisirs. En 1984, un nouveau quartier résidentiel est bâti et nommé Zenica en l'honneur de la ville de Zenica, alors en Yougoslavie et qui était également un grand centre sidérurgique.

Population[modifier | modifier le code]

Recensement (*) ou estimation de la population :

Évolution démographique[2]
1939* 1959* 1970* 1979* 1989* 1999* 2009*
5 100 76 400 166 000 213 026 213 551 181 800 179 035

Économie[modifier | modifier le code]

Usine Mittal Steel Temirtaou

Dans les années 1980, le Combinat métallurgique de Karaganda était la plus importante « entreprise » du Kazakhstan, représentant 5 % de son revenu national en 1989 ; il figurait même alors parmi les 25 plus grandes « entreprises » de l'Union soviétique[3]. Le président du Kazakhstan depuis 1990, Noursoultan Nazarbayev, y a fait toute sa carrière, en commençant à travailler comme ouvrier sur le chantier de l'usine[4].

En 1995, il fut privatisé, racheté par Ispat International et rebaptisé Ispat-KARMET puis Mittal Steel Temirtau, après la reprise de l'ensemble industriel par le groupe éponyme. L'usine s'étend sur 5 000 hectares et produit 5,5 Mt d'acier par an[5], mais est une source majeure de pollution[6].


Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Vladimir A. Kozlov, Mass Uprisings in the USSR: Protest and Rebellion in the Post-Stalin Years, Armonk, Sharpe, 2002, p. 31-43.
  2. Population Statistics [1] et World Gazetteer [2]
  3. Anne E. Peck, Economic Development in Kazakhstan, Londres, Routledge Curzon, 2004, p. 58.
  4. Noursoultan Nazarbaev, Sans droites ni gauches, Lausanne, L'Age d'Homme, 1993.
  5. Mittal Steel Temirtau [3] Consulté le 21 juillet 2009
  6. Bankwatch [4] Consulté le 21 juillet 2009

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Article connexe[modifier | modifier le code]