Noursoultan Nazarbaïev

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Noursoultan Nazarbaïev
Нұрсұлтан Назарбаев
Image illustrative de l'article Noursoultan Nazarbaïev
Fonctions
1er président de la République du Kazakhstan
En fonction depuis le 22 avril 1990
(24 ans, 4 mois et 24 jours)
Élection 24 avril 1990
Réélection 1er décembre 1991
24 avril 1995
janvier 1999
4 décembre 2005
3 avril 2011
Premier ministre Uzaqbay Qaramanov
Sergueï Terechtchenko
Akejan Kajegueldine
Nourlan Balguimbayev
Kassym-Jomart Tokaïev
Imangali Tasmagambetov
Daniyal Akhmetov
Karim Massimov
Serik Akhmetov
Karim Massimov
Prédécesseur Lui-même
(président du Conseil suprême)
Président du Conseil suprême de la RSS kazakhe
22 février24 avril 1990
Président du Conseil Uzaqbay Qaramanov
Prédécesseur Bayken Ashimov (en)
Successeur Uzaqbay Qaramanov
Premier secrétaire du Parti communiste kazakh
22 juin 198914 décembre 1991
Prédécesseur Guennadi Kolbine
Successeur Serikbolsyne Abdildine
Président du Conseil des ministres
de la RSS kazakhe
22 mars 198427 juillet 1989
(5 ans, 4 mois et 5 jours)
Président Bayken Ashimov (en)
Salamay Mukashev
Zakash Kamaledinov
Vera Sidorova
Makhtay Sagdiyev
Prédécesseur Bayken Ashimov
Successeur Uzaqbay Qaramanov
Biographie
Nom de naissance Nursultan Äbishuly Nazarbayev
Date de naissance 6 juillet 1940 (74 ans)
Lieu de naissance Chemolgan (RSS kazakhe)
Nationalité kazakh
Parti politique CPK
Nour-Otan
Père Abish Nazarbaïev
Mère Alzhan Nazarbaïeva
Conjoint Sara Nazarbaïeva
Enfant(s) Dariga Nazarbaïeva
Dinara Nazarbaïeva
Aliya Nazarbaïeva
Religion Islam sunnite

Signature

Noursoultan Nazarbaïev Noursoultan Nazarbaïev
Président du Conseil des ministres de la RSS kazakhe
Président du Conseil suprême de la RSS kazakhe
Présidents de la République du Kazakhstan
Politique au Kazakhstan
Image illustrative de l'article Noursoultan Nazarbaïev

Pouvoir exécutif

Pouvoir législatif

Subdivisions

Politique étrangère

Noursoultan Äbichouly Nazarbaïev (en kazakh : Нұрсұлтан Әбішұлы Назарбаев), né le 6 juillet 1940 à Chemolgan (République socialiste soviétique kazakhe), est le président de la République du Kazakhstan depuis 1990. Il a obtenu un mandat supplémentaire de sept ans en 2006 puis en avril 2011, avec plus de 90 % des voix.

Biographie[modifier | modifier le code]

Jeunesse[modifier | modifier le code]

Nazarbaïev est né à Chemolgan, une ville rurale près d'Almaty, alors que le Kazakhstan était une république de l'Union soviétique[1]. Son père était un travilleur pauvre qui travaillait pour une famille aisée locale jusqu'à ce que les Soviétiques confisquent la ferme familiale dans les années 1930, lors de la politique de collectivisation de Staline[2]. Suite à cela, son père décida d'emmener sa famille dans les montagnes pour vivre une existence nomade[3].

Son père évita le service militaire obligatoire du fait d'un bras atrophié suite à l'extinction d'un feu[4]. À la fin de la Seconde Guerre mondiale, la famille revint au village de Chemolgan, et Nazarbaïev commença à apprendre le russe[5]. Il réussit à l'école et fut envoyé en internat à Kaskelen[6].

Après avoir quitté l'école, il fit un an, aux frais du gouvernement, à l'usine d'acier Karaganda à Temirtau[7]. Il s'entraînait aussi dans une usine d'acier à Dniprodzerzhynsk, et se trouvait loin de Temirtau quand les émeutes sur les mauvaises conditions de travail se propagèrent dans la ville[7]. À 20 ans, il gagnait un bon salaire en fournissant un « travail lourd et dangereux » aux fourneaux[8].

Il rejoignit le parti communiste en 1962, et devint rapidement un membre important de la Ligue de la jeunesse communiste[8]. Il devint rapidement un membre à plein temps du parti et commença à étudier à l'institut polytechnique de Karagandy[9]. Il devint secrétaire du comité du parti communiste du kombinat métallurgique de Karaganda en 1972, et devint quatre ans plus tard le deuxième secrétaire du Comité régional du parti à Karaganda[9].

En tant que bureaucrate, Nazarbaïev passa ses journées à traiter des documents légaux, à résoudre des problèmes juridiques, et à régler les conflits industriels, ainsi qu'à recontrer les travailleurs pour résoudre les problèmes individuels[9]. Il écrivit plus tard que l'« allocation centrale de investissement du capital et de la distribution des fonds » signifiait que l'infrastructure était pauvre, que les travailleurs étaient démoralisés et surchargés de travail, et que leurs objectifs étaient irréalisable. Il vit les problèmes de l'usine comme un microcosme des problèmes de l'Union soviétique dans son ensemble[10].

Arrivée au pouvoir[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Jeltoqsan.
Nazarbaiev (deuxième en partant de la gauche) à la signature du protocole d'Almaty en décembre 1991.

En 1984, Nazarbaïev devient le Premier ministre de la RSS kazakhe (président du Conseil des ministre), travaillant ainsi pour Dinmukhamed Konayev (en), le Premier secrétaire du parti communiste du Kazakhstan[11]. Nazarbaïev critiqua Askar Konaïev, directeur de l'Académie des Sciences, à la 16e session du parti communiste du Kazakhstan en janvier 1986 car il ne réforma pas son département. Dinmukhamed Konaïev, patron de Nazarbaïev et frère d'Askar, se senti trahi. Konaïev se rendit alors à Moscou et exigea le renvoi de Nazarbaïev tandis que les soutiens de ce dernier faisait campagne pour le départ de Konaïev et la promotion de Nazarbaïev.

Finalement, Kunaïev fut évincé en 1985 et remplacé par un russe, Gennady Kolbin (en), qui en dépit de sa fonction avait peu de pouvoir au Kazakhstan. Nazarbaïev devint chef du parti communiste le 22 juin 1989[11] – second kazakh (après Konaïev) à avoir exercé cette fonction. Il fut président du Soviet suprême du 22 février au 24 avril 1990.

En dépit du fait qu'il venait d'être nommé dirigeant du Karakhstan, Nazarbaïev était suffisamment proche de Mikhaïl Gorbatchev qu'il fut le second choix de Gorbatchev à la fonction de vice Président de l'Union soviétique en 1990. Cependant, Nazarbaïev refusa[12]. Le 24 avril 1990, Nazarbaïev devint premier Président du Kazakhstan par le Soviet suprême. Il soutint le président russe Boris Elstine lors de la tentative de coup d’État de 1991 mené par le Comité d’État sur l'état d'urgences[13].

Présidence[modifier | modifier le code]

Nazarbaïev participe aux importantes conférences et forums du monde, tel que les réunions de l'Assemblée générale des Nations unies, le Sommet sur la sécurité nucléaire, ou le Forum économique mondial de Davos. Nazarbaïev fait du Kazakhstan le pays d'accueil de nombreux événements internationaux : le sommet de l'OSCE d'Astana en décembre 2010[14], la 38e session du Conseil ministériel de l'OCI en juin 2011 et les réunions P5+1 Almaty 1 & Almaty 2 sur les discussions portant sur le programme nucléaire avec l'Iran. Nazarbaïev a aussi initié une série de forums qui concentre l'attention de la Communauté internationale, en particulier le Forum économique d'Astana, le Congrès des chefs des religions mondiales et traditionnelles, le Forum eurasien des médias, les sessions du Conseil des investisseurs étrangers, etc.[15].

Il sollicite des bienfaiteurs étrangers désireux de nouer des affaires avec le Kazakhstan. Parmi ceux-ci, l'émirat du Qatar, dans le golfe Persique, finance la construction d'une mosquée pour 7 000 fidèles (l'islam est la religion dominante au Kazakhstan, même si l'État est officiellement laïque). Il fait également venir des sommités mondiales, comme l'architecte japonais Kisho Kurokawa, décédé depuis, qui a dessiné le plan d'ensemble d'Astana.

Transition (1990-1991)[modifier | modifier le code]

Il est président de la République depuis le 24 avril 1990.

Premier mandat (1991-1999)[modifier | modifier le code]

Première partie (1991-1995)[modifier | modifier le code]

Il renomme l'ancien Comité de défense de l’État en ministère de la défense et nomme Sagadat Nurmagambetov à la fonction de ministre le 7 mai 1992. Le Conseil suprême, sous la présidence de son président Serikbolsyn Abdilin commençait à débattre sur un projet constitutionnel en juin 1992. La Constitution créait un fort pouvoir exécutif soumis à un contrôle limité[16].

Les partis politiques d'opposition Ezat, Zheltoqsan et le parti républicain manifestèrent à Almaty du 10 au 17 juin en appelant à la formation d'un gouvernement de coalition et à la démission du gouvernement du Premier ministre Sergey Tereshchenko et du Conseil suprême. Les forces de sécurité kazakhes mirent fin aux protestations le 18 juin 1992. Le Parlement du Kazakhstan, composé de députés communistes et qui n’avaient pas encore fait l'objet d'une élection législative après l’indépendance, adopta la Constitution le 28 janvier 1993[16].

Extension du mandat[modifier | modifier le code]

En avril 1995, un référendum fut organisé pour étendre la durée de son mandat jusqu'au 1er décembre 2000. La proposition fut acceptée à 95,5 % des voix.

Le 10 décembre 1997, suite à une proposition faite par le président Nazarbaïev en 1994, la capitale fut déplacée d'Almaty à Astana[17].

Deuxième mandat (1999-2006)[modifier | modifier le code]

En janvier 1999, il fut réélu à 81 % des suffrages. La même année, il fonde en 1999 le parti politique Nour-Otan qui contrôle intégralement la chambre basse du parlement[18] (bien qu'il existe certains députés sans-parti, il n'y a aucune opposition).

Nazarbaïev nomme Altynbek Sarsenbaïev, qui était à l’époque à la fois ministre de la culture, de l’information et de la concorde, au poste de Secrétaire du Conseil de sécurité kazakhe, remplaçant Marat Tazhin, le 4 mai 2001. Ce dernier devint le président du Conseil national de sécurité et remplaça Alnur Musaïev. Musaïev devint, quant à lui, le président de la garde présidentielle[19].

En décembre 2012, Nazarbaïev établit une stratégie nationale à long terme : la stratégie Kazakhstan 2050.

Troisième mandat (2006-2011) et modification de la Constitution[modifier | modifier le code]

Le 4 décembre 2005, de nouvelles élections présidentielles se sont tenues et le président Nazarbaïev fut réélu avec 91,15 % des voix (sur un total de 6 871 571 électeurs) selon la Commission électorale centrale du Kazakhstan. Cette estimation fut critiquée par l'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe et d'autres organisations de surveillance électorale car elle ne répondait pas aux standards internationaux des élections démocratiques[20]. Nazarbaïev a prêté serment le 11 janvier 2006 pour un mandat de sept ans.

Le 18 mai 2007, le Parlement du Kazakhstan adopta un amendement constitutionnel qui autorise Nazarbaïev à se présenter autant de fois qu'il souhaite. Cet amendement s'applique spécifiquement et uniquement à Nazarbaïev. La disposition originale de la Constitution, qui disposait qu'un candidat ne peut se faire réélire que deux fois, reste applicable à tous les futurs présidents du Kazakhstan[21].

En 2010, le Kazakhstan prend la présidence de l'OSCE pour une année[22].

Il se fait accorder le titre de « chef de la nation » par la Chambre basse du Parlement le 12 mai 2010[23], un statut renforçant le culte de la personnalité, son immunité et ses prérogatives après plus de vingt ans à la tête de l'État kazakh. Une statue à son effigie est même inaugurée en plein centre d'Ankara en juin 2010[24] pour symboliser les liens entre la Turquie et le Kazakhstan. La constitution a également été réformée pour rappeler une « vérité », le président est l'auteur de l'hymme national. L'empreinte de sa main apparaît sur tous les billets de banque. Elle figure aussi dans un moule en or installé au sommet d'une tour de la capitale, Astana[25].

En 2009, l'ancien ministre britannique Jonathan Aitken publia une biographie du président titré Nazarbayev and the Making of Kazakhstan. Le livre adopte généralement un positionnement positif vis-à-vis de Nazarbaïev, affirmant dans l'introduction qu'il est le principal responsable du succès du Kazakhstan moderne[26].

Quatrième mandat[modifier | modifier le code]

Le 3 avril 2011, le président fut réélu pour un sixième mandat à 95,55 % des suffrages. Au mois de juillet 2011, il a été admis à l'hôpital universitaire de Hambourg-Eppendorf sans que son admission et les motifs de celle-ci soient communiqués officiellement[27].

En décembre 2011, les émeutes de Mangystau de 2011, furent décrites par la BBC comme le plus important mouvement d'opposition au pouvoir[28]. Le 16 décembre 2011, les manifestations dans la ville pétrolière de Zhanaozen dégénérèrent le jour de la fête de l'indépendance du pays. Quinze personnes furent tuées par les forces de sécurité et une centaine fut blessée. Les protestations se sont rapidement propagées aux autres villes puis se sont évanouies. Les procès qui ont suivi mirent au jour des abus et la torture pratiquée sur les détenus[28].

Le président Noursoultan Nazarbaïev reçu le titre national d'homme de l'année en 2012. En matière de politique d’État, le titre fut aussi accordée au président russe Vladimir Poutine et au président biélorusse Alexandre Loukachenko. Ils ont été récompensé pour la création de la Communauté économique eurasiatique et l'union douanière[29].

Il est atteint d'un cancer de la prostate en phase terminale et prépare sa succession[30]. Son successeur serait son neveu, Samat Abish[31].

Politiques[modifier | modifier le code]

Politique étrangères[modifier | modifier le code]

Nazarbaiev et Vladimir Poutine à Moscou en 2012.
Nazarbaiev au Congrès du Nour Otan sur la lutte anti-terrorisme et les désastres épidémiques et environnementaux en 2009[32].

En dépit de l'appartenance du Kazakhstan à l'organisation de la Conférence islamique (aujourd'hui Organisation de la coopération islamique), le pays, sous la présidence de Nazarbaïev, entretient de bonnes relations avec Israël. Les relations diplomatiques furent établies en 1992 et le président Nazarbaïev se rendit en Israël en 1995 et 2000[33]. En 2005, le commerce bilatéral entre les deux pays s'est élevé à 724 million de dollars en 2005.

Environnement[modifier | modifier le code]

Dans son autobiographie de 1998, Nazarbaïev écrivit que « la disparition de la mer d'Aral, du fait de son ampleur, est l'un des plus importants désastres écologiques de la planète aujourd'hui. Il n'est pas exagéré de la mettre au même niveau que la destruction de la forêt amazonienne »[34]. Il appela l'Ouzbékistan, le Turkménistan, le Tadjikistan, et le Kirghizstan, ainsi que le monde entier à fournir plus d'effort afin de réduire les dommages environnementaux fait sous l'ère soviétique[35].

Nucléaire[modifier | modifier le code]

Nazarbaïev est un acteur global sur les questions de non-prolifération nucléaire et en matière de sécurité. Le Kazakhstan hérita de l'Union soviétique du quatrième stock d'armes nucléaires au monde. Dans les quatre ans suivant son indépendance, le Kazakhstan démantela l'ensemble de ses stocks et ne détient désormais aucune arme nuclaire[36].

Le président Obama reconnu le rôle de Nazarbaïev lors d'une rencontre bilatérale lors du sommet sur le nucléaire de 2012 à Séoul[37]. Nazarbaïev veut faire du Kazakhstan un exemple pour les autres États pour l'amélioration de leur sécurité en abandonnant les programmes nucléaires militaires et leurs stocks[38].

Durant l'ère soviétique, plus de 500 essais militaires d'armes nucléaires ont été menés par les scientifiques dans la région kazakhe, le plus souvent au polygone nucléaire de Semipalatinsk, causant des maladies liées au radiation et des problèmes à la naissance[39]. Avec la disparition de l'Union soviétique, Nazarbaïev ferma le site[40]. Il déclara avoir encouragé le mouvement anti-nucléaire d'Olzhas Suleimenov au Kazakhstan, et répondait toujours aux objectifs du groupe[41]. Dans le cadre du projet Saphir, les gouvernements kazakhe et américain travaillèrent ensemble pour démanteler les anciennes armes soviétiques du pays. Les Américains acceptèrent de donner 800 millions de dollars dans le transport et les coûts de compensation[42].

Nazarbaïev encouragea l'Assemblée générale des Nations unies à faire du 29 août la journée mondiale contre les essais nuclaires. Dans son article, il a proposé un nouveau traité de non-prolifération qui garantirait des obligations claires de la part des gouvernements signataires et définirait les sanctions en cas de défaillance dans l'exécution des dispositions de l'accord[43]. Il signa le traité créant la zone exempte d'armes nucléaires en Asie centrale le 8 septembre 2006[44].

Iran[modifier | modifier le code]

Dans un discours donné le 15 décembre 2006 lors du 15e anniversaire de l'indépendance kazakhe, Nazarbaïev déclara son souhait de rejoindre l'Iran pour soutenir l'adoption d'une monnaie unique pour tous les États d'Asie centrale et tenta de promouvoir l'idée avec le président iranien Mahmoud Ahmadinejad. Le président kazakhe critiqua aussi l'Iran en le qualifiant d’État soutenant le terrorisme. Le ministre kazakhe des Affaires étrangères, lors d'une déclaration du 19 décembre, déclara que ses propos n'étaient pas « ce qu'il voulait dire » et que son commentaire était une « erreur »[45].

Rôle des femmes en politique[modifier | modifier le code]

En 2011, Nazarbaïev demanda à son gouvernement d'ouvrir plus d'opportunité aux femmes tant en matière politique et dans le gouvernement. Il déclara au premier Congrès des femmes : « je donne au gouvernement l'instruction, ainsi qu'à l'administration présidentielle et à la Commission des affaires des femmes, aux dirigeant du parti Nour Otan, de former un plan concret effectif dès 2016 pour promouvoir le rôle des femmes dans la prise de décisions »[46].

Religion[modifier | modifier le code]

Le président a soutenu l'organisation d'un forum des religions mondiales et traditionnelles dans la capitale du Kazakhstan, Astana[47].

Durant l'ère soviétique, Nazarbaïev adopta un point de vue anti-religieux[48], mais il a mis en avant son héritage musulman en faisant le pèlerinage du Hajj[48] et en soutenant les rénovations des mosquées[49].

Sous la présidence de Nazarbaïev, le Kazakhstan est devenu multiculturel afin de retenir, d'attirer et d'intégrer les talents des divers groupes ethniques au sein de ses citoyens, ainsi que les nations qui développent des liens de coopération avec le pays, pour coordonner les ressources humaines dans le cadre de la participation au marché économique mondial. Les principes utilisés au Kazakhstan font que le pays est parfois surnommé le « Singapour des Steppes »[50].

Cependant, en 2012 Nazarbaïev proposa une loi, qui fut adoptée par le Parlement, qui impose de strictes restrictions sur les pratiques religieuses. Les groupes religieux devait se ré-enregistrer sous peine d'être déclaré illégaux et de fermer[51]. L'initiative fut justifiée comme une tentative de réduire l'extrémisme. Cependant, avec cette loi, de nombreux groupes religieux étaient considérés comme implicitement illégaux. Afin de pouvoir exister au niveau local, un groupe religieux doit compter 50 membres, au niveau régional 500 membres, et au niveau national plus de 5000 membres. D'après les estimations, deux tiers des groupes religieux existant devront fermer[52].

Allégations de corruption[modifier | modifier le code]

En 2004, Transparency International classa le Kazakhstan à la 122e place (avec d'autres nations) dans son classement des 146 pays par niveau de corruption. La note du Kazakhstan, sur 10, 10 étant la meilleure note, fut de 2,2 (tous les scores au-dessous de trois indiquent une corruption généralisée)[53]. Le président déclara la guerre à la corruption et ordonna l'adoption de « 10 étapes contre la corruption »[54] pour combattre la corruption à tous les niveaux de la société et de l’État. Certaines ONG ont accusé le gouvernement de Nazarbaïev de ne pas participer aux efforts anti-corruption. La famille Nazarbaïev elle-même fut impliquée dans une série d'enquêtes des gouvernements occidentaux en matière de blanchiment d'argent, corruption, et assassinats. Parmi celles-ci se trouve le Kazakhgate au terme de laquelle aucun membre de la famille Nazarbaïev ne fut reconnu coupable[55].

Un ancien ministre du gouvernement Nazarbaïev, Zamanbek K. Nurkadilov, a déclaré que Nazarbaïev devait répondre aux allégations selon lesquelles des fonctionnaires kazakhs avait perçu des millions de dollars de pots-de-vin de la part des sociétés pétrolières américaines dans les années 1990[56].

Nazarbaïev a été appelé l'un des derniers oligarques des États d'Asie centrale post-Union soviétique[57]. Il aurait transféré au moins 1 milliard de dollars de revenus du pétrole sur ses comptes en banque privés dans d'autres pays et sa famille contrôle d'autres entreprises clefs au Kazakhstan[57].

Famille[modifier | modifier le code]

Noursoultan Nazarbaïev aurait pour ancêtre à la huitième génération le guerrier Karasaj, qui aurait, dans les années 1640 à 1680, accompli des actes héroïques dans la guerre avec Dzhungars[58]. Son grand-père était bey.

Il est marié à Sara Alpysovna Nazarbaïeva, une ingénieur économiste. Elle dirige le Fonds international de charité pour l'enfance. Ils ont trois filles :

  • Dariga : docteur en sciences politiques, adjointes au Majlis. Elle a été mariée à Rakhat Aliev jusqu'à leur divorce en 2007[59].
  • Dinara qui dirige la Fondation pour l'éducation. Elle est une actionnaire importante de la Halyk Bank. Il s'agit de la femme la plus riche du Kazakhstan. Le magazine Forbes estime sa fortune personnelle à 1,3 milliard de dollars (938e dans le monde, et 4e au Kazakhstan). Elle est mariée à Timur Kulibaev[62].
  • Aliya gère l'entreprise de construction Elitstroy.

Noursoultan Nazarbaïev a huit petits-enfants et deux arrière-petits-enfants.

Sa famille inclut Kairat Satybaldy, son neveu, qui est venu habiter chez lui après la mort du plus jeune frère de Noursoultan[61]. Il a été nommé secrétaire du parti Nour Otan. Il a officiellement changé son nom de famille au milieu des années 1990[63],[64].

Sources[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. Nazarbaïev 1998, p. 11
  2. Nazarbaïev 1998, p. 16
  3. Nazarbaïev 1998, p. 20
  4. Nazarbaïev 1998, p. 21
  5. Nazarbaïev 1998, p. 22
  6. Nazarbaïev 1998, p. 23
  7. a et b Nazarbaïev 1998, p. 24
  8. a et b Nazarbaïev 1998, p. 26
  9. a, b et c Nazarbaïev 1998, p. 27
  10. Nazarbaïev 1998, p. 28
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  18. Noursoultan Nazarbayev : la reconstruction sur les ruines de l'empire
  19. (en) Robert D'A. Henderson, Brassey's International Intelligence Yearbook: 2003 Edition, Brassey's,‎ 21 juillet 2003 (ISBN 978-1-57488-550-7, lire en ligne), p. 272
  20. Office for Democratic Institutions and Human Rights – Elections.
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  22. Le Kazakhstan à la tête de l’OSCE Le Kazakhstan prend pour un an le relais de la Grèce à la présidence de l'Organisation pour la Sécurité et la Coopération en Europe. Pour la première fois un pays musulman dirigera pour une année l'OSCE. Le Kazakhstan veut faire de la « sécurité » la priorité de l'OSCE.
  23. Le président kazak "chef de la nation", Le Figaro, 12-05-2010
  24. [1]
  25. Le Point n.2029 du jeudi 4 août 2011 « Les nouveaux monstres » p. 51
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  27. http://www.eurasianet.org/node/63913
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  30. http://enews.fergananews.com/articles/2818
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  36. « NTI Kazakhstan Profile », Nuclear Threat Initiative (NTI)
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  38. « NAZARBAYEV: A model for curtailing nuclear proliferation », Washington Times
  39. Nazarbaïev 1998, p. 141
  40. Nazarbaïev 1998, p. 143
  41. Nazarbaïev 1998, p. 142
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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (en) Noursoultan Nazarbaïev, Nursultan Nazarbayev: My Life, My Times and My Future..., Pilkington Press,‎ 1998 (ISBN 1899044191)
  • Sally N. Cummings, Power and change in Central Asia, Psychology Press,‎ 2002 (ISBN 978-0-415-25585-1, lire en ligne)
  • Karen Dawisha et Bruce Parrott, Russia and the new states of Eurasia: the politics of upheaval, Cambridge University Press,‎ 1994 (ISBN 978-0-521-45895-5, lire en ligne)

Compléments[modifier | modifier le code]

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