Scénographie
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La scénographie (du grec σκηνη (skene) scène et γραφειν (graphein) écrire) désigne aujourd'hui l'art de l'organisation de l'espace scénique, grâce à la coordination des moyens techniques et artistiques.
Sommaire |
[modifier] Définition
Scénographie (Du grec σκηνη scène et γραφειν écrire).
Le terme scénographie désigne l'art de l'organisation de l'espace scénique en coordonnant les moyens techniques et artistiques. A partir de ce qui est identifiable par le public, considérant les caractéristiques de la matière, le scénographe est celui qui compose avec des volumes, des objets, des couleurs, des lumières, et des textures.
Au théâtre, l’intrusion de la scénographie est l’élément qui distingue le scénographe du décorateur et fonde sa pratique. La conception d’un espace scénique est rendue libre par le fait qu’il n’ait plus à être une représentation de l’existant. Une scénographie ne copie pas une forme du réel, elle a une valeur autant métaphorique que visuelle. Cette métaphore possède parfois ses propres règles, miroir exact ou image inversée dans les cas les plus extrêmes de ce qu'elle illustre, elle peut amener un surplus de sens (redondance ou hyperthéâtralité), en tout cas ouvre les possibilités de réception sensible de la pièce et les multiplie.
Le rapport est fort et la frontière très mince entre celui qui dirige les acteurs (le metteur en scène) et celui qui les situe (le scénographe). Si les partis-pris de mise en scène constituent les principes d’espace, ce dernier cadre l’action, pose l’atmosphère visuelle, influence les déplacements des comédiens et leurs rapports physiques (hauteur, proximité, etc. ) ; l’accessoire oblige le geste de son utilisation et les changements de décors rythment le temps de la représentation.
[modifier] L'espace scénique avant le XXème siècle
[modifier] Le théâtre grec antique
Les grecs utilisaient une scénographie complexe, l’édifice, ou le théâtre dans lequel ils jouaient dictant aussi l’espace et le jeu des comédiens.
Le chœur,au centre sur l’orchestra , s’interrogeait et répondait aux questions intérieures du public par des stances, généralement chantées et les comédiens prenaient place derrière sur le proskenion. Un grand mur, la skéné derrière lequel se trouvaient les coulisses, ouvrait généralement 3 portes s’élevait derrière le proskenion.
Cette scénographie servait presque toutes les pièces qui étaient jouées à l’époque. Les acteurs ne bougent pas beaucoup à cause de leurs costumes trop imposants.
[modifier] Les romains et la renaissance
Le théâtre romain était très proche de l’édifice grec, cependant, celui-ci était complètement fermé et contenait beaucoup plus d’ornement sur le mur de fond.
De cette époque on connaît surtout les travaux de Vitruve, notamment le Ve livre du De Architectura. L'ouvrage sera redécouvert à la Renaissance et inspirera les travaux de Nicola Sabbattini (Pratica di fabricar scene e machine ne' teatri, Ravenne, 1638).
[modifier] La perspective illusionniste Italienne
Dans la deuxième moitié de XVIIIe siècle et depuis la Renaissance, c’est le théâtre à l’italienne qui règne, celui-ci s’impose par ses toiles de fond extrêmement chargées. On fait alors appel à des peintres, appellés pour leurs travaux de perspectives les "Perspecteurs" pour concevoir le lieu. on peut citer Niccolo Celloviani ou Brenullechi.
Ces peintres cherchent à créer une illusion dans l’œil du spectateur et à reproduire un lieu avec fidélité.
Dans ce genre d'ambiance, la toile ne sert que de décoration didactique visant à situer l'action, et on est loin de l'expresionnisme dans le lieu ou de la contribution de la scénographie pour le jeu de l'acteur.
[modifier] Les grandes révolutions
[modifier] Le Naturalisme
La scénographie dans le Naturalisme porte très bien son nom, le but du scénographe consiste à reproduire le plus fidèlement la réalité sur scène, le quatrième mur prend alors toute sa signification.
On voudra alors reproduire des maisons entières sur scène, on inclura aussi des meubles qui donnent l’illusion du vrai. Les acteurs peuvent jouer de dos pour créer aussi l’illusion d’un endroit clos. Le spectateur devient alors un voyeur face à la représentation.
On ne peut pas, par contre, pousser le naturalisme plus loin car son objectif est la reproduction de la réalité sur scène, inclure des éléments expressionnistes reviendrait à détruire l’effet voulu. Le seul travail qui peut être poussé plus loin est celui souci du détail dans l’ameublement, les costumes ou les faux finis.
[modifier] Des naturalistes
- André Antoine (1858-1943) Metteur en scène
- Constantin Stanislavski (1863-1938) Metteur en scène
- Émile Zola (1840-1902) Auteur
[modifier] Espaces rythmiques et vision d’ensemble
Le Suisse Adolphe Appia vient, avec l’Anglais Edward Gordon Craig, mettre fin aux imitations de la réalité, le premier en créant des espaces rythmiques adaptés au jeu de l’acteur et l’autre en voulant créer un ensemble harmonieux avec les différents éléments du spectacle.
Bien sur, le travail de l’un s’adapte et complète celui de l’autre.
Ce qui marque une véritable révolution scénographique c’est l’acteur. Le comédien devient la priorité absolue, on tentera de créer des espaces qui pourront mettre son corps et son jeu en valeur. Ceci sera possible, entre autres, en faisant l’intégration de différents niveaux dans l’espace scénique et d’une approche plus symbolique de l’œuvre.
[modifier] Scénographes près d’Appia et Craig
- Josef Svoboda
[modifier] Expressionnisme dans le décor
Section à compléter
[modifier] Anti-expressionnisme et théâtre politique
Section à compléter
[modifier] Le Bauhaus
Section à compléter
[modifier] Scénographes reconnus et réformateurs de l'espace scénique
[modifier] Ouvrages de référence sur l'histoire ou l'art de la scénographie
- Adolphe Appia, L'œuvre d'art vivant.
- Denis Bablet, Les révolutions scéniques du XX siècle, Paris, éd. Société internationale d’art, 1975.
- Georges Banu, Yannis Kokkos, Le Scénographe et le héron, Le temps du théâtre /Actes Sud, 2004.
- Edward Gordon Craig, De l'art du théâtre, Nrf, 1911.
- Le Décor de théâtre dans le monde depuis 1960, collection de l’Institut international du théâtre, éd. Meddens, Bruxelles, 1973.
- Nicola Sabbattini, Pratique pour fabriquer scènes et machines de théâtre, 1638, reprint éd. Ides et calendes, Neuchâtel, 1942 et 1977.
- Pierre Sonrel, Traité de scénographie, éd. Odette Lieutier, Paris, 1943.
[modifier] Voir aussi
[modifier] Lien externe
- Évocation de la contribution de Lucien Attoun pour sa notion de « mise en espace » lors de la remise des insignes de Commandeur dans l'Ordre des Arts et des Lettres

