Serge Troubetzkoï

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Serge Troubetzkoï

Le prince Serge Petrovitch Troubetzkoï (29 août 1790 - 22 novembre 1860) est un des organisateurs de l'insurrection décabriste.

Carrière militaire[modifier | modifier le code]

Serge Troubetzkoï fait partie de la famille Troubetzkoy par son père, le prince Pierre Sergueïevitch Troubetzkoï (1760–1817). Sa mère est la fille du prince géorgien Alexandre Bakarovitch de Géorgie.

Troubetzkoï suit les cours de l'Université d'État de Moscou avant d'entrer en 1808 à la Garde impériale. Il participe aux campagnes de la Sixième Coalition entre 1812 et 1814 (bataille de la Moskova, de Maloyaroslavets, de Lützen, de Bautzen, de Kulm). Il est sérieusement blessé à la bataille de Bataille de Leipzig (1813). Il est fait colonel en 1821.

Complot décembriste[modifier | modifier le code]

Après la guerre Troubetzkoï devient franc-Maçon. Il fonde en 1816 et en 1819 deux groupes annonçant déjà la formation du complot décembriste. Le but de ces deux groupes, largement liés aux francs maçons, était une amélioration progressive de l'empire Russe. Cependant, les revendications des décembristes (abolition du servage, obtention d'une constitution...) n'y sont pas encore. En 1819 il part à l'étranger pour un traitement médical. À son retour en 1821, il découvre que son groupe est dissous.

À la différence d'autres décembristes, comme Ryléiev et Pavel Ivanovitch Pestel, souhaitant la Révolution, l'exécution du Tsar et la mise en place d'une République, Troubetzkoï préférait mettre en place une monarchie constitutionnelle. Il est présenté comme un des leaders de l’insurrection mais refuse finalement de se rendre au square du sénat (Сенатская площадь), pressentant l'échec de la révolte. Il est arrêté dans les appartements de l'ambassadeur d’Autriche-Hongrie, Lebzeltern.

Katorga[modifier | modifier le code]

Troubetzkoï est d'abord condamné à mort puis envoyé à vie à la katorga de Nertchinsk. Sa femme, Catherine Laval, décide de l'accompagner. Son courage (elle renonça à sa fortune et ses privilèges pour la dure vie du bagne) fut célébré dans un poème de Nikolaï Nekrassov. En 1839 elle est autorisée à vivre dans le gouvernement d'Irkoutsk. Elle meurt en 1854.

En 1856 les décembristes sont graciés. Troubetzkoï retourne vivre à Moscou et écrit ses mémoires. Elles sont publiés pour la première fois en 1863 par Alexandre Herzen à Londres.

Articles connexes[modifier | modifier le code]