Roger Bismuth

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Roger Bismuth, de son nom complet Joseph Roger Bismuth, né le 4 novembre 1926 à La Goulette, est un homme d'affaires et homme politique tunisien.

Biographie[modifier | modifier le code]

Président de la communauté juive de Tunisie, originaire de La Goulette, et membre de l'Association arabe des chefs d'entreprises, il est le prototype du Juif intégré. Cofondateur de la Chambre de commerce tuniso-américaine, il démarre sa carrière professionnelle en 1940 comme travailleur dans le secteur de la construction[1]. Il est le patron de son propre groupe de sociétés, à savoir le groupe Bismuth, un groupe familial d'entreprises basé à Tunis et intervenant dans des secteurs d'activités aussi divers que la distribution de marchandises, la production chimique et l'industrie des équipements électriques[2].

Roger Bismuth, à droite, s'entretenant avec Rached Ghannouchi, président du mouvement Ennahdha

Vice-président de l'Union tunisienne de l'industrie, du commerce et de l'artisanat[1], il est élu comme représentant de son organisation à la Chambre des conseillers[3] le 3 juillet 2005. Devenant le seul parlementaire juif vivant dans le monde arabe[4], il déclare à l'Associated Press :

«  Je suis très ému et fier d'avoir été élu dans cette institution parlementaire, une illustration de la politique d'ouverture et de tolérance qui caractérise la Tunisie. »

Il mentionne notamment les félicitations reçues du président du Comité juif américain, Robert Goodkind, pour qui « le fait de porter un juif à un poste parlementaire dans un pays arabe et musulman constitue une marque distinctive de la position qu'occupe la Tunisie dans le monde arabe ». Quant au président du Congrès juif européen, Pierre Besnainou, il y relève « un pas positif sur la voie du renforcement de la démocratisation du pays et des relations entre juifs et musulmans ». Bismuth est membre du Conseil international des parlementaires juifs, plate-forme fondée en 2002 pour coopérer sur des thèmes comme l'antisémitisme, les relations inter-religieuses et les réformes sociales.

Le 29 mars 2012, il porte plainte contre des individus qui ont appelé à Tunis au meurtre des juifs, affirmant « qu'il n'est plus optimiste et qu'il n'a pas de vision claire, pour le moment, de l'avenir de son pays »[5].

Vie privée[modifier | modifier le code]

Il est le père de six enfants : trois (Jacqueline, Michelle et Philippe) sont issus de son premier mariage avec Yvette, les trois autres enfants (Stephen, Jean et Peter) de son second mariage contracté le 8 avril 1965 avec Aase, une ressortissante danoise.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b (fr) « Roger Bismuth, à cœur ouvert », Leaders, 18 décembre 2008
  2. (fr) Site officiel du groupe Bismuth
  3. (fr) Ugo Rankl, « Roger Bismuth : Oui, il y a une exception tunisienne », Jeune Afrique, 2 avril 2006
  4. Le Marocain Simon Lévy avait été élu à la Chambre des conseillers le 5 décembre 1997.
  5. (fr) « Tunisie. Roger Bismuth porte plainte contre les éléments ayant appelé au meurtre des juifs », Kapitalis, 28 mars 2012