Rhopalocères

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
(Redirigé depuis Rhopalocère)
Aller à : navigation, rechercher

Les Rhopalocères ou Rhopalocera forment un taxon de Lépidoptères autrefois considéré comme un sous-ordre opposé aux Hétérocères (c'est-à-dire à tous les autres !). Il correspond à la super-famille des Papilionoidea, soit les "Papillons de jour", ou Papillons (au sens strict, les "Butterflies"). Pour Linné, c'était son genre Papilio.

C'est une super-famille parmi une trentaine d'autres (pour simplifier), qui comporte à peu près 10% des Lépidoptères connus.

Ce n'est pas la plus importante, ni la plus "évoluée", mais certainement la plus collectionnée !

Taxonomie[modifier | modifier le code]

La classification actuelle se base sur des analyses phylogénétiques, aussi bien morphologiques que moléculaires, et les Papilionoidea comprennent aujourd'hui, en plus des quatre ou cinq familles classiques (Papilionides, Piérides, Nymphalides et Lycénides-Riodinides), les Hespérides (auparavant considéré comme une superfamille à part, les Hesperioidea, rangés dans un sous-ordre propre, les Grypocères), et les Hédylidae (quelques dizaines d'espèces nocturnes) !

Ces différentes familles se scindent pour la plupart en sous-familles parfois érigées en familles.

Morphologie[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Morphologie des lépidoptères.

Les Rhopalocères se distinguent classiquement par les caractères morphologiques ou comportementaux suivants (sauf exceptions, rares !) :

- antennes filiformes se terminant par un renflement ("en massue" : en grec, rhopalo = massue)

- au repos, les ailes sont redressées (recto contre recto, invisibles)

- pas de systèmes de couplage des ailes postérieures sur les antérieures

- activité diurne (mais de très nombreux "papillons de nuit" sont également diurnes)

Les papillons diurnes sont évidemment parmi les plus colorés, mais pas forcément, il y a quantité d'exceptions dans un sens ou l'autre. Ce n'est pas un caractère des Rhopalocères.

État des populations, pressions & menaces[modifier | modifier le code]

Diminution régulière et rapide des populations de papillons (ici de prairies) en Europe[1]

Les rhopalocères sont en forte voie de régression, depuis les années 1970 notamment, probablement en raison d'un usage croissant de pesticides : insecticides, herbicides mais aussi à cause du recul du bocage, des prairies fleuries, des zones humides, de la suppression des plantes adventices des cultures, de la fragmentation écopaysagère croissante par les routes notamment (le phénomène de roadkill touche aussi les papillons quand ils traversent les routes). Le fauchage excessif et répété par des machines toujours plus puissantes des bords des chemins, des routes, de terrains incultes (pour ne pas citer les pelouses municipales ou privatives) contribue aussi à cette situation.

En France métropolitaine où seules une quinzaine d'espèces sont protégées (en 2012), au moins 16 papillons de jour sont menacées de disparition à court terme[2]. Et 18 sont quasi-menacées selon la dernière "liste rouge des espèces menacées en France"? Et nombre d'autres sont en voie de régression (parmi 253 espèces)[2]
L'Hespérie du barbon (non revu depuis plus de 10 ans, en 2012) a été récemment classée “En danger critique” en France, probablement victime de l'urbanisation, de la périurbanisation et de la fragmentation écopaysagère du littoral méditerranéen (roadkill..),
Le Mélibée inféodé aux prairies humides acides à Molinie voit ses habitat (landes humides et tourbières notamment) détruits, drainés, amendés ou boisés ; il ne survit que dans quelques tourbières des Vosges ou du Jura, et est au bord de l'extinction.
L'Azuré de la sanguisorbe régresse en raison de la destruction des prairies humides où vit la plante-hôte à laquelle il est inféodé (Sanguisorbe officinale). De plus, sa chenille est durant quelque temps protégée dans une fourmilière.
Par exemple l'Hermite, un papillon autrefois largement réparti en France, a subi une régression de ses effectifs de l’ordre de 30 % rien que sur les 10 dernières années, ce qui le classe dans la catégorie “Vulnérable”[2].
L'Azuré du mélilot est lui classé “Quasi menacé”, alors que le mélilot est une plante abondante sur de nombreuses friches.

Des plans nationaux d'action existent ou doivent être renforcés ou mis en place à la suite du Grenelle de l'Environnement

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Plantes hôtes. Les chenilles de chaque espèce de papillon sont inféodés à nombre plus ou moins important de plantes pour leur développement. Certaine espèces sont très polyphages mais d'autres, plus spécialisés sont inféodés à quelques à un ou deux genres botanique, voir à quelques espèces.

Plantes nectarifères : Les rhopalocères ne consomment des prtotéines uniquement sous la forme de chenille. Sous la forme imaginale leur besoins en protéines sont très faibles et les papillons adultes ne consomme donc pas de pollen mais uniquement du nectar. Les plantes fortement mellifères au nectar riche en saccharose sont généralement préférées. De plus les inflorescences de grande taille sont choisies en priorité.

De plus la masse corporelle de l'espèce joue sur les besoins énergétiques, plus l'espèce est grande plus elle aura intérêt à visiter des plantes riches aux fleurs massées. Les espèce plus petites au besoins plus menus peuvent se contenter des espèces moins intéressanteEnfin il semble que la longueur du proboscis soit corréllée au degré de spécialisation. Les espèces ayant la langue la plus longue serait les plus spécialisées.

Voir corbet 2000....

"plantes exotique/ espace urbain/lépidoptère c'est une étude fr

thèse gonseth

yurtsever

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • T. Tolman, R. Lewington, Guide des papillons d'Europe et d'Afrique du Nord, Paris, Delachaux et Niestlé, 1999 - 2009, 381 p. (ISBN 978-2-603-01649-7)
  • D.J. Carter et B. Hargreaves, Guide des chenilles d'Europe, Paris, Delachaux et Niestlé, 2001, 311 p. ((ISBN 978-2-603-00639-8[à vérifier : ISBN invalide]))
  • Michael Chinery, Insectes de France et d'Europe occidentale, Paris, Flammarion,‎ août 2012, 320 p. (ISBN 978-2-0812-8823-2).

Références[modifier | modifier le code]

  1. AEE, Progress towards the European 2010 biodiversity target EEA Report, N°4/2009
  2. a, b et c Communiqué commun UICN, MUSEUM, OPIE, Seize papillons de jour menacés de disparition en France métropolitaine, Jeudi 15 mars 2012