Raison et Sentiments (mini-série)

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Raison et Sentiments (Sense and Sensibility) est une mini-série britannique en 3 épisodes de 60 min, diffusée sur BBC One les 1er, 6 et 13 janvier 2008 puis sur Arte, le vendredi 6 mars 2009, le dimanche 19 juin 2011 et le jeudi 28 juin 2012 (chaque fois les trois épisodes à la suite).

Cette adaptation du roman Sense and Sensibility de Jane Austen (publié en 1811) est dirigée par John Alexander, produite par Vanessa de Sousa et Anne Pivcevic, sur un scénario d’Andrew Davies.

Synopsis[modifier | modifier le code]

Plage entourée de falaises, vue de haut
Les environs de Barton Cottage.

À la mort de Mr Dashwood, sa veuve et ses trois filles, Elinor, Marianne et Margaret, se retrouvent dans une situation financière difficile. Mrs Dashwood préfère quitter Norland, dans le Surrey, le domaine ancestral où vient s'installer en propriétaire Fanny Dashwood, l'épouse arrogante de John Dashwood, le fils né d'un précédent mariage. Un sien cousin, Sir John Middleton, qui habite le lointain Devon, lui a proposé une modeste habitation sur ses terres : Barton Cottage, et les introduit dans la société locale. Les deux aînées sont condamnées à faire un beau mariage dans les plus brefs délais. La raisonnable Elinor a pu apprécier Edward Ferrars, le frère aîné de son odieuse belle-sœur, mais se refuse à rêver ; le séduisant John Willoughby, rencontré de façon si romanesque, et le secret colonel Brandon sont empressés auprès de Marianne. Mais rien n’est vraiment simple. Quelle mystérieuse histoire sépare Willoughby et le colonel ? Quel secret empêche Edward Ferrars de venir voir Elinor ?

Distribution[modifier | modifier le code]

Photo de l'acteur avec lunettes
David Morrissey (en 2010)
Photo de l'acteur, barbu
Dominic Cooper (en 2009)

Fiche technique[modifier | modifier le code]

  • Montage: Roy Sharman
  • Musique originale : Martin Phipps
  • Costumes: Michele Clapton
  • Responsable de la production : James Merifield
  • Direction artistique : Paul Ghirardani
  • Direction Photo : Sean Bobitt
  • Maquillages : Caren Hartley-Thomas

Version française : Nice Fellow

  • Adaptation : Patrick Siniavine
  • Direction artistique : Sylvie Moreau

Lieux de tournage[modifier | modifier le code]

Bâtiment de brique
Ham House (Cleveland (extérieurs)
Façade de grande demeure et pré aux daims
Dyrham Park, les extérieurs d'Allenham
Grille d'entrée (enneigée)
L'entrée de Wrotham Park (Norland)

Du roman à l'écran[modifier | modifier le code]

La longueur de l'adaptation permet de garder la majeure partie de l'intrigue et des scènes présentes dans le roman. Cependant le scénariste Andrew Davies a choisi d'ouvrir le premier épisode sur une mystérieuse scène de séduction, puis le départ du cavalier abandonnant la jeune fille, avec la promesse de son retour, avant de montrer, pendant le générique, les derniers instants d'Henry Dashwood et la promesse qu'il arrache à son fils, qui ne sera pas davantage tenue[1]. Si ces scènes sont bien évoquées dans le roman, la première l'est seulement sous forme d'un récit fait tardivement (après l'annonce du mariage de Willoughby) par le colonel Brandon à Elinor. Mais d'autres sont ajoutées, mettant en scène ce qui reste sous-entendu dans le texte écrit. Ainsi, la sensibilité habituellement contenue d'Elinor se dévoile quand elle déverse ses émotions refoulées dans l'acte de battre un tapis, au moment où Edward arrive à Norland, ou la tension que subit Edward s'évacue dans la scène où il fend des bûches à Barton Cottage.

Le personnage du colonel Brandon est particulièrement mis en valeur : sa rivalité avec Willoughby est mise en scène et le duel qui voit la défaite de Willoughby, à peine évoqué à mots couverts dans le roman, est porté à l'écran pendant le générique du troisième épisode. Le fait que Brandon pratique la fauconnerie a une valeur symbolique : le faucon, après s'être enivré d'espace, accepte de redescendre sur le poing de son maître, et Marianne réalise que l'homme qui a apprivoisé le faucon est le seul capable de l'aider à quitter les hauteurs éthérées de la poésie pour revenir dans le monde réel et accepter ses contraintes[2].

Récompenses[modifier | modifier le code]

Le réalisateur John Alexander a reçu en 2008 le Magnolia Award du meilleur réalisateur d'un film de télévision au Festival international TV de Shanghai[3].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]