Régis-Marie-Joseph de L'Estourbeillon de La Garnache

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Régis-Marie-Joseph de L'Estourbeillon de La Garnache
Régis de l'Estourbeillon au Celtic Congress of Caernarfon, 1904.
Régis de l'Estourbeillon au Celtic Congress of Caernarfon, 1904.
Fonctions
Député du Morbihan
1er juin 18987 décembre 1919
Élection 22 mai 1898
Réélection 11 mai 1902
20 mai 1906
8 mai 1910
10 mai 1914
Législature VIIe, VIIIe, IXe, Xe et XIe
Biographie
Date de naissance 10 février 1858
Lieu de naissance Nantes (Loire-Inférieure, France)
Date de décès 4 septembre 1946 (à 88 ans)
Lieu de décès Avessac (Loire-Inférieure, France)
Nationalité Drapeau de la France France
Parti politique URB
Royaliste
« Groupe antisémite » [1]
Profession Avoué

Régis-Marie-Joseph de l'Estourbeillon de la Garnache, généralement connu sous la forme Régis de l'Estourbeillon, né le 10 février 1858 à Nantes, mort au château de Penhoët, à Avessac (Loire-Atlantique) le 4 septembre 1946. Marquis de l'Estourbeillon, Chevalier de la Légion d'honneur, Croix de Guerre (1914-1918), Palmes académiques, fondateur de l'Union régionaliste bretonne.

Biographie[modifier | modifier le code]

Il est à l'origine de la création de l'Union régionaliste bretonne en 1898. Il dirige La Revue de Bretagne avec le comte René de Laigue. Élu en 1898 député royaliste[réf. nécessaire] du Morbihan, il siège alors dans le groupe présidé par Édouard Drumont, vice-président général Jacquey, secrétaire M. Morinaud, qui comportait 23 députés [2],[3]. Ré-élu jusqu'en 1919, il devient ensuite l'un des membres les plus actifs de l'Action libérale. En 1909, alors député de la première circonscription de Vannes, il conduit la délégation chargée de réclamer au ministre de l'Instruction Publique Gaston Doumergue, l'enseignement de la langue bretonne dans les lycées et collèges de Bretagne. Le ministre opposa un franc refus à la délégation en prétendant que « l'enseignement du breton favoriserait les tendances séparatistes ».

Il participe à la Première Guerre mondiale comme engagé volontaire (il avait 56 ans). Il obtient plusieurs décorations : Chevalier de la Légion d'honneur et Croix de guerre 1914-1918.

Il rédige une déclaration publiée par La Libre Parole de Drumont où il demande l'enseignement de la langue bretonne le 31 janvier 1919. Il fait partie du mouvement artistique breton Seiz Breur.

En novembre 1940, il fait remettre au maréchal Pétain un exposé des « revendications légitimes de la province de Bretagne », demandant, dans une Bretagne reconstituée à cinq départements, une assemblée provinciale et des fonctionnaires d'origine bretonne, revendications auxquelles le gouvernement centralisateur de Vichy ne donnera pas droit, malgré la promesse du maréchal de reconstitution de la province[4].

Publications[modifier | modifier le code]

Publication de petites plaquettes :

  • L'Âme de la Bretagne, ses légitimes revendications, rapport présenté par Monsieur de l'Estourbeillon, ancien député au congrès de l'A.N.O. le samedi 20 mai 1933
  • La Nation bretonne - Conférence sur l'histoire de Bretagne - par Monsieur de l'Estoubeillon, ancien député du Morbihan, président de l'ORB - 8 septembre 1924
  • Nominoë, père de la patrie - Marquis de l'Estourbeillon, député du Morbihan, directeur de l'Union régionale bretonne - Rennes MCMXII
  • Les frairies de la paroisse de Macerac - par le Comte Régis de l'Estourbeilon - Inspecteur de la société française d'archéologie - Nantes 1883
  • Pour nos costumes nationaux, la presse seule peut les sauver - Hoël Broërec'h[5] - édité par l'Union régionaliste bretonne.

Ces différentes publications peuvent être consultées à l'APPHR de Redon (Association pour la Protection du Patrimoine Redonnais)

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Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Cette appartenance n'est pas prouvée; aucune trace dans les archives de l'assemblée nationale. Ces informations s'appuient sur l'article de Laurent Joly, dont les références ne sont pas traçables.
  2. annuaire de la presse française et du monde politique 1899, directeur Henri Avenel 20e année p. 85
  3. Laurent Joly (2007), « Antisémites et antisémitisme à la Chambre des députés sous la IIIe République », Revue d’histoire moderne et contemporaine, 3/2007 (n° 54-3), p. 63-90.
  4. De 1940 à 1941, réapparition d'une Bretagne provisoirement incomplète, un provisoire destiné à durer, par Etienne Maignen, bulletin et mémoires de la Société archéologique et historique d'Ille-et-Vilaine, tome CVIV 2010.
  5. Hoël Broërc'h est le nom de plume du marquis de l'Estourbeillon.