Plantago lanceolata

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Le Plantain lancéolé ou Plantain étroit (Plantago lanceolata L.) ou « Herbe à cinq coutures ou à cinq côtes » est une plante herbacée vivace de la famille des Plantaginacées.

Description[modifier | modifier le code]

C'est une plante de taille moyenne (15-50 cm), qui prend des formes variable selon la richesse du milieu, l'ensoleillement et l'hydromorphie du sol.

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Les feuilles du plantain lancéolé sont en forme de fer de lance (lancéolées) et disposées en rosette basale, les nervures sont marquées.

Les fleurs sont disposées en épi au sommet d'une longue hampe.

Ennemis[modifier | modifier le code]

C'est une source alternative de nourriture au papillon Mélitée du mélampyre et la source pour la chenille de Scopula rubraria, un papillon de nuit australien.

Le plantain lancéolé étant hôte secondaire potentiel du puceron cendré du pommier, il a parfois été recommandé de l'éliminer aux abords des vergers.

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Caractéristiques[modifier | modifier le code]

Pollinisation (entomogame et anémogame)
  • Organes reproducteurs
  • Graine
  • Habitat et répartition
    • Habitat type : pelouses vivaces des lithosols compacts (dalles) et mobiles (sables), médioeuropéennes à méditerranéennes
    • Aire de répartition : eurasiatique
  • propriétés
    • Usage : Infusion, cataplasme, jus, teinture, eau distillée, salade
    • Contre piqûres (moustiques, guêpes, orties...) frotter une ou plusieurs feuilles sur l'endroit de la piqure jusqu'à en extraire le jus.

données d'après : Julve, Ph., 1998 ff. - Baseflor. Index botanique, écologique et chorologique de la flore de France. Version : 23 avril 2004.

Vertus Médicinales[modifier | modifier le code]

Le plantain est utilisé en premier lieu contre toutes les maladies des organes respiratoires et tout particulièrement en cas d'engorgement des poumons, de toux, de coqueluche, d'asthme pulmonaire, même en cas de tuberculose pulmonaire. L'abbé suisse Kuenzle, médecin de la nature, connaisseur de la force thérapeutique des plantes, écrit que le plantain est utilisé, quelle que soit l'espèce, avec la racine, la plante avec les feuilles, la fleur et les graines. Il purifie comme aucune autre plante ne peut le faire le sang, les poumons et l'estomac et est indiqué pour cette raison aux personnes anémiques ou dont le sang est de mauvaise qualité, dont les poumons et les reins sont faibles, qui sont de pâleur maladive, qui ont des exanthèmes, des dartres ou qui toussotent, qui sont enroués, et restent maigres comme des clous même si on les gave comme des oies.

Le plantain s'utilise par infusion (1 cuillerée à café bombée de feuilles avec 1/4 de litre d'eau, laisser infuser brièvement), par cataplasme de feuilles broyées ou par sirop.

D'après le livre : La Santé à la pharmacie du Bon Dieu de Maria Treben ISBN 3 85068 123-8

Légende[modifier | modifier le code]

..forme jaunie et petite, sur sol très pauvre

... selon deux récits de haute Bretagne, rapportés par Lucie De V.-H., Revue des Traditions Populaires - R.T.P., T. 15-1900, pp. 336-337

Un tailleur de Ruca avait vendu son âme au diable, à la condition que pendant dix années Satan le comblerait des biens de ce monde. À ce pacte il n'avait mis qu'une restriction, c'est que, s'il présentait à la place de son âme une couture si finement faite que les yeux du diable ne pussent la distinguer, non seulement il serait libéré, mais encore il aurait la possession entière des biens dont il ne devait jouir que dix ans. Le diable, qui est un malin, se croyait certain de découvrir n'importe quelle fine couture et sans hésiter il accepta le marché. Pendant dix ans le tailleur vécut comme un gros Monsieur, mais subitement il devint triste ; l'heure approchait de payer son marché et il n'imaginait pas de couture assez mince, assez fine pour tromper le diable. Désolé, il eut recours aux Fées qui étaient nombreuses à Ruca et l'une d'elle entendit sa plainte. Elle, lui promit de lui venir en aide, et comme il savait que -si le diable est malin, les fées le sont encore davantage-, le pauvre tailleur s'en alla tout joyeux. Au jour convenu, il revint et la bonne fée prenant quelques brins d'herbe les assembla par une couture si fine que le diable ne put jamais la découvrir. Le tailleur fut sauvé et notre pays fut doté de « l'herbe à cinq coutures ».

Un seigneur, riche comme le monde, avait fait bannir dans tous ses états qu'il épouserait la jeune fille qui lui apporterait la couture la plus fine et la mieux exécutée, et encore faudrait-il que cette couture fut faite devant lui afin qu'il put s'assurer qu'il n'y aurait pas de tromperies. Vous pensez si toutes les filles du pays mirent leur aiguille en mouvement, une seule, ne faisait rien que pleurer à longueur de journées. Elle aimait le seigneur et se disait qu'étant la plus maladroite du pays, elle n'arriverait jamais au bonheur rêvé d'être sa femme !... Un soir qu'elle se promenait bien triste dans la lande, elle vit un lutin qui la regardait en souriant. Elle eut peur et voulut fuir, mais ce lutin était un bon lutin, qui la rassura en lui disant qu'il connaissait sa peine et voulait lui venir en aide. « Prends cette aiguille ; quand tu seras devant ton seigneur, demande des brins d'herbe, couds-les ensemble aussi fortement aussi solidement que tu voudrais coudre au tien, le cœur de celui que tu aimes (textuel) et ne t'inquiète pas du reste ». La jeune fille n'en croyait pas ses oreilles, mais la petite aiguille qu'elle avait à la main la rassura, et confiante en la parole du bon lutin, elle attendit le jour de l'épreuve. Enfin ce jour tout à la fois désiré et redouté arriva ; chacune des jeunes filles apporta au château les plus fines toiles de chanvre et de lin, il y avait des coutures merveilleuses, la nôtre, elle, n'avait pour tout bagage que son cœur tout rempli d'amour et ses jolis yeux rieurs (textuel). Surpris, le seigneur lui demanda où était la couture commencée. « Je n'ai rien apporté, mais si vous voulez cueillir quelques brins d'herbe et me les donner, j'en ferai une couture si fine et si solide que vous ne saurez jamais la défaire. ». Les amis du prince la croyaient folle, mais lui, la jugeant la plus jolie, accéda à son désir et vite elle assembla cinq brins d'herbe et en fit cette herbe à cinq coutures que nous voyons partout. Bien entendu, elle épousa le Seigneur qui fit planter l'herbe cousue par sa femme, cette herbe prit racine et se multiplia. Si jamais vous voulez vous faire aimer de qui ne vous aime guère, faites toucher à cette personne une herbe à cinq coutures, puis dévotement portez-la à votre cou, vous êtes assuré d'avoir vite l'affection que vous souhaitez.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

R. Fitter, A. Fitter, illustrations : M. Blamey, Guide des fleurs sauvages, Delachaux et Niestlé, Paris (7e édition). Réimpression 2011 (ISBN 978-2-603-01054-9).