Mélitée du mélampyre

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Mellicta athalia

Mélitée du mélampyre
ou Damier Athalie

Description de cette image, également commentée ci-après

Mellicta athalia

Classification
Règne Animalia
Embranchement Arthropoda
Classe Insecta
Ordre Lepidoptera
Sous-ordre Ditrysia
Famille Nymphalidae
Sous-famille Nymphalinae
Genre Mellicta

Nom binominal

Mellicta athalia
( Rottemburg, 1775)

Synonymes

  • Mellicta athalia
Description de l'image  Image:Melitaea.athalia.2.jpg.

Revers de Mellicta athalia

La Mélitée du mélampyre ou Damier Athalie (Mellicta athalia) est un lépidoptère appartenant à la famille des Nymphalidae, à la sous-famille des Nymphalinae et au genre Mellicta.

Dénomination[modifier | modifier le code]

Mellicta athalia a été nommée par S. A. Freiherr von Rottemburg en 1775.

Synonyme : Melitaea athalia (Rottemburg, 1775)[1].

Noms vernaculaires[modifier | modifier le code]

La Mélitée du mélampyre ou Damier Athalie se nomme en anglais Heath Fritillary, en allemand Wachtelweizen-Scheckenfalter ou Gemeiner Scheckenfalte et en espagnol Atalía[2] ou Doncella común[réf. nécessaire].

Face inférieure des ailes

Sous-espèces[modifier | modifier le code]

  • Mellicta athalia athalia en Europe et dans l'ouest de la Sibérie.
  • Mellicta athalia baikalensis (Bremer, 1861) dans le sud de la Sibérie.
  • Mellicta athalia celadussa (Fruhstorfer, 1910)
  • Mellicta athalia dictynnoides (Hormuzaki, 1898) dans le sud-ouest de l'Europe.
  • Mellicta athalia hyperborea Dubatolov, 1997 au Kamchatka.
  • Mellicta athalia lucifuga (Fruhstorfer, 1917) dans le sud-est de l'Europe.
  • Mellicta athalia norvegica (Aurivillius, 1888)
  • Mellicta athalia reticulata Higgins, 1955 dans l'Altaï.

Description[modifier | modifier le code]

La Mélitée du mélampyre présente un dessus orange avec une ornementation marron formant des bandes de damiers, avec une bordure marron.

Le revers des antérieures est orange, celui des postérieures est à bandes de damiers blancs et jaune, damiers limités par les nervures noires et de fines lignes noires.

Chenille[modifier | modifier le code]

Elle a les mêmes couleurs noir et jaune que l'adulte.

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Biologie[modifier | modifier le code]

La femelle pond ses œufs jaune citron par grappe de plus de 100 œufs collés sous une feuille.

Période de vol et hivernation[modifier | modifier le code]

Elle hiverne au stade de chenille, dans une toile de soie.

La Mélitée du mélampyre vole une seule génération mais avec des émergences entre mi-mai et mi-août. Une seconde génération est possible, c'est le cas pour la sous-espèce Mellicta athalia celadussa quand elle réside à basse altitude[3].

Plantes hôtes[modifier | modifier le code]

Les plantes hôtes de sa chenille sont des Melampyrum dont Melampyrum pratense (le Mélampyre des prés) et Melampyrum sylvaticum, des plantains (Plantago) dont Plantago lanceolata (le Plantain lancéolé) et Plantago alpina, des digitales dont Digitalis purpurea la Digitale pourpre, Digitalis lutea la Digitale jaune et Digitalis ferruginea, des Veronica dont Veronica chamaedrys (la Véronique petit-chêne), Veronica officinalis (la Veronique officinale), Veronica montana (la Véronique des montagnes) et Veronica spicata, ainsi que Linaria vulgaris( la Linaire commune)[3].

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Écologie et distribution[modifier | modifier le code]

La Mélitée du mélampyre est présente dans toute l'Europe (sauf le sud du Portugal et de l'Espagne, l'Irlande, l'Angleterre et la Corse), toute l'Asie tempérée et au Japon[2],[3].

En France métropolitaine, elle est présente dans tous les départements sauf en Corse mais n'a pas été inventoriée depuis plusieurs années en Île-de-France[4].

Il semble en voie de régression, suite au recul de ses habitats, sur une partie de son aire naturelle de répartition, et a fait l'objet de réintroductions au Royaume-Uni. Une expérience conduite dans le Kent (Wildwood) montre que la réintroduction du castor européen qui ouvre des milieux dans les forêt, en recépant les arbres à proximité de sa hutte peut être favorable au retour de sa plante-hôte et par suite du mélitée du mélampyre (Dans cette expérience, le mélampyre des bois a réapparu, s'exprimant à partir de la « banque de graine » du sol qui a pu s'exprimer suite à la mise au soleil du sol. Le papillon s'est spontanément installé sur la zones où le castor s'est nourri en coupant quelques arbres. Ce seul site abriterait (mi 2008) selon le directeur du Wildwood la majeure partie de toute la population anglaise de ce papillon. L'expérience est conduite avec English Nature).

Biotope[modifier | modifier le code]

C'est un papillon des lisières de bois herbues et fleuries. Comme le laisse sous-entendre son nom commun anglais «heath fritillary» («heath» désignant les milieux intraforestiers de lande ou végétation basse), il apprécie la Strate herbacée des clairières forestières, éventuellement légèrement ombrée, et comme habitats de substitution les landes et prairies bocagères (habitats de substitution). On le trouve jusqu’à 1 600 m.

Les mélitées du mélampyre sont de piètres voiliers, ils ne se déplacent que sur de faibles distances. Ils vivaient dans les milieux ouverts intraforestiers entretenus par de grands herbivores qui ont disparu ou se sont raréfiés. Ils sont donc depuis plusieurs milliers d'années devenus dépendants des clairières créées par l'activité humaine (un de leurs noms anglais était "Woodman's Follower" ; celui qui suit l’homme des bois). Ceci rend cette espèce sensible à la sylviculture intensive.

Les landes résultant du surpâturage de zones boisées par du bétail (ânes, mulets, moutons, bovins, chevaux..) ou leur exploitation en taillis ont traditionnellement fourni des sites alternatifs de reproduction à cette espèce, mais depuis la fin de la première guerre mondiale, ces activités sont en recul constant d'où recul des landes et taillis.

Protection[modifier | modifier le code]

La Mélitée du mélampyre est protégée en région Île-de-France, inscrite à l'article 1 de l'arrêté du 22 juillet 1993 relatif à la liste des insectes protégés en région Île-de-France complétant la liste nationale[5].

Mellicta athalia

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. INPN Taxonomie
  2. a et b funet
  3. a, b et c Tom Tolman, Richard Lewington, Guide des papillons d'Europe et d'Afrique du Nord, Delachaux et Niestlé, ISBN 978-2-603-01649-7
  4. lepinet
  5. INPN protection

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Liens taxonomiques[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Tom Tolman, Richard Lewington, Guide des papillons d'Europe et d'Afrique du Nord, Delachaux et Niestlé, ISBN 978-2-603-01649-7.
  • Barnett L.K., Warren M.S. Species Action Plan: Heath Fritillary Mellicta athalia, par le Butterfly Conservation, East Lulworth, UK. 24p 1995
  • Bundesamt für Naturschutz (Hrsg.), 1998, Rote Liste gefährdeter Tiere Deutschlands, Landwirtschaftsverlag, Münster, Germany. ISBN 978-3-896-24110-8.
  • Butterfly Conservation, Heath Fritillary Melitaea athalia factsheet, Butterfly Conservation, East Lulworth, UK. 2p.
  • Butterfly Conservation, 2007, The State of Britain's Butterflies 2007, Butterfly Conservation, East Lulworth, UK. 12p.
  • Chandler D., 2005, The fritillaries of Herts & Middlesex in the summer of 2005. Butterfly Conservation Hertfordshire and Middlesex Branch Newsletter 43 (September 2005), pp. 1–3.
  • IUCN, 2006 (http://www.iucnredlist.org IUCN Red List) of Threatened Species. (consulté le 15 juin 2007)
  • Tolman T., Lewington R., 1997, Collins Field Guide: Butterflies of Britain & Europe, Ed : HarperCollins Publishers, London, UK. pp. 174–176.
  • Tomlinson D., Still, R. , 2002, Britain's Butterflies, Ed : WildGuides, Old Basing, UK. pp. 124–125.
  • Warren M.S., Emmet, A.M., 1990, MELLICTA ATHALIA (Rottemburg). Pages 241–243 in Emmet, A.M., J. Heath et al. (Eds.) The Butterflies of Great Britain and Ireland. The Moths and Butterflies of Great Britain and Ireland Vol. 7 Part 1 (Hesperiidae to ymphalidae), Ed : Harley Books, Colechester, UK. 370p.
  • Whalley P., 1981, The Mitchell Beazley Pocket Guide to Butterflies, Ed : Mitchell Beazley, London. p. 77.