Pierre-Marie Gault de Saint-Germain

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Pierre-Marie Gault de Saint-Germain, né à Paris vers mars 1752 et mort dans la même ville le 10 novembre 1842, est un peintre, historien de l'art et critique d'art français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Il est l'élève de Louis-Jacques Durameau vers 1772-1774. À partir de 1791, il expose des œuvres dans les Salons de peinture.

En 1792, il quitte Paris pour échapper à la Terreur et se réfugie à Clermont-Ferrand. De 1792 à 1794, il enseigne le dessin à l'École centrale de Clermont-Ferrand et, de 1794 à 1796, il s'occupe de la conservation des monuments historiques du Puy-de-Dôme[1]. Il a parmi ses élèves le jeune Thomas Degeorge. Il regagne Paris en 1797. À partir de cette période, son activité de peintre l'occupe moins que son travail d'érudition ; son idéal est celui du « peintre-penseur ». En 1809-1810, on le trouve à Guéret, où il enseigne le dessin. En 1825, il est professeur à l'École royale de mathématiques et de dessin.

Il a publié régulièrement des articles de critique d'art et d'histoire de l'art dans le Journal des beaux-arts et de la littérature, l’Observateur des beaux-arts, journal des arts du dessin, de la musique, de l’art dramatique, le Journal des artistes et des amateurs ou l’Observateur des beaux-arts et d'autres journaux. Il a notamment étudié Léonard de Vinci, dont il donne une nouvelle édition du Traité de la peinture en 1803, et Nicolas Poussin.

D'une grande érudition, il a rempli de nombreux cahiers de recherches encyclopédiques, qui ne portent pas seulement sur l'art mais aussi sur les sciences naturelles. On lui doit même une édition de la correspondance de Madame de Sévigné (1823).

Ouvrages[modifier | modifier le code]

  • Traité de la peinture de Léonard de Vinci, précédé de la Vie de l’auteur et du Catalogue de ses ouvrages, nouvelle édition, Paris, Perlet, an XI-1803.
  • Vie de Nicolas Poussin considéré comme chef de l’école française, suivie de notes inédites et authentiques sur sa vie et ses ouvrages, Paris, P. Didot, 1806.
  • Les Trois Siècles de la peinture en France, Paris, Belin fils, 1808, 351 p. (texte archivé).
  • Lettres de Madame de Sévigné, de sa famille et de ses amis, édition ornée de vingt-cinq portraits dessinés par Devéria, augmentée de plusieurs lettres inédites, des cent cinq lettres publiées en 1814 par Klostermann, Paris, Dalibon, 1823, 12 vol.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Il a laissé des descriptions minutieuses des monuments et des paysages (voir : Tableau de la ci-devant province d’Auvergne, suivi d’un précis historique sur les révolutions qu’elle a éprouvées, par A. Rabany-Beauregard, avec l’explication des monumens et antiquités par P. M. Gault, Paris, Pernier, 1802). Il fera de même plus tard quand il sera dans la Creuse (voir : Lettres inédites sur la géographie, la physique, la topographie, l’histoire naturelle, les antiquités et les hommes illustres de la ci-devant province de Marche, écrites en 1809 et 1810, Clermont-Ferrand, Veysset, 1861).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Camilla Murgia, The Works of Pierre-Marie Gault de Saint-Germain (1752-1842) : Artistic models and criticism during the early nineteenth century in France, Oxford University, Department of Art History, 2008 (thèse de doctorat).
  • Maurice Faucon, « Gault de Saint-Germain, notice des tableaux et monuments connus dans la ville de Clermont et aux environs, faite avant les destructions ordonnées par Couthon », Nouvelles Archives de l’art français, 1879, pp. 285-296.
  • Annie Regond, « Gault de Saint-Germain à Clermont pendant le Directoire », dans La République directoriale, Actes du colloque de Clermont-Ferrand, 22-24 mai 1997 (Bibliothèque d’histoire révolutionnaire, nouv. série, 3), Philippe Bourdin et Bernard Gainot éd., Paris, Société des études robespierristes, 1998, 2 vol.

Lien externe[modifier | modifier le code]